WEST BANI-ZAÏD PARTICIPE AU FESTIVAL DES SOLIDARITÉS INTERNATIONALES

7 jours de festival, 7 rencontres, 7 débats, 7 sujets, le programme du Festival des Solidarités internationales de Bezons est en ligne ici et notre association de solidarité avec le peuple de Palestine Bezons-West Bani-Zaïd y participe bien évidement. Ses militants vous donnent rendez-vous le jeudi 22  novembre pour un débat autour de l’exécrable loi « l’État-nation du peuple juif » qui soulève un vent de colère et de rejet tant en Palestine qu’en Israël. Lire la suite

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Quand un sniper israélien tue délibérément l’infirmière Razan al-Najjar

Razan al-Najjar, infirmière palestinienne de 21 ans, a été tuée par un soldat israélien alors qu’elle portait l’uniforme des personnels de santé. C’est ce qu’a révélé une enquête menée par B’Tselem, association de défense des droits de l’Homme.

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LA LOI SUR L’ÉTAT NATION-JUIF NE PASSA PAS EN ISRAËL

Le 19 juillet 2018, le Parlement israélien adoptait la loi définissant  l’Israël comme État-nation du peuple juif. Des personnalités de tous horizons dénoncent le caractère inique de cette loi. Elles appellent à l’égalité de droit de tous les citoyens israéliens sans distinction d’origine ethnique. C’est une loi qui choque, que ce soit dans l’Etat israélien ou dans le monde entier. La loi qui proclame l’Etat nation juif et qui entérine l’Etat d’apartheid sioniste attaque toutes les communautés,  israélienne, arabes, druzes, palestinienne, LGBTI. De fait, la société israélienne se mobilise face à cette offensive sioniste du gouvernement de Netanyahou. Ci-dessous le text de la pétition que notre association Bezons West Ban-Zaïd vous invite à signer et à faire signer. Lien en fin d’article.

 

Texte de la pétition :

Cette loi est le concentré, l’aboutissement, de la politique de la droite et de l’extrême droite israéliennes. En une douzaine de points :

  • elle affirme la prédominance ethnique juive en Israël ;
  • elle encourage la colonisation juive, présentée comme valeur nationale, et confirme l’annexion de Jérusalem déclarée unilatéralement capitale d’Israël ;
  • elle précise explicitement que le peuple juif est le seul à exercer le droit à l’autodétermination en Israël sans préciser les frontières de celui-ci ;
  • elle retire même à la langue arabe le statut de langue officielle, désormais réservé exclusivement à la langue hébraïque.

Ainsi le postulat d’une inégalité fondamentale, inscrite dans le droit et pas seulement dans les faits, est établi entre les citoyens d’un même pays, d’un côté les citoyens juifs ou d’origine juive et de l’autre côté les citoyens arabes et non juifs, qui deviendraient juridiquement des citoyens de seconde catégorie. C’est dire que cette loi renie ouvertement la promesse de la déclaration d’indépendance du 14 mai 1948 selon laquelle le nouvel État « assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe ». Contrairement à la loi fondamentale de 1992 « sur la dignité de l’homme et sa liberté », elle ne fait plus aucune référence ni à la démocratie ni à l’égalité. Autant de violations des fondements d’un État démocratique et autant de violations du droit international.

De nombreuses personnalités, juives et non juives, se sont élevées contre cette loi. Le président du Congrès juif mondial a fermement critiqué la politique poursuivie par le gouvernement israélien, les lois récemment adoptées et spécifiquement cette loi État-nation. En Israël, des manifestations importantes, regroupant des dizaines de milliers d’Israéliens, de toutes origines et de toutes confessions, ont eu lieu à plusieurs reprises contre cette loi qui institue une discrimination entre les citoyens.

Nous appelons à se tenir aux côtés des progressistes israéliens – sans distinction d’origine ethnique – pour exiger :

  • l’abolition de cette loi inique ;
  • l’égalité de droit de tous les citoyens israéliens ;
  • que cessent les atteintes de plus en plus graves aux libertés démocratiques et aux droits humains.
  • Pour signer l’appel en ligne, cliquez sur le lien ci-dessous : http://pouregalitecitoyensisrael.wesign.it/fr#

  • Cette pétition est à l’initiative de :

    Robert Kissous, économiste, Gilles Manceron, historien, Bernard Ravenel, historien, Michel Tubiana, avocat, Dominique Vidal, journaliste et historien. Premiers signataires : Wadih Al Asmar, président du réseau EuroMed droits, Gadi Algazi, historien, Tel-Aviv, Arié Alimi, avocat, Tauba Alman, membre du bureau de l’Ujre (Union des juifs pour la résistance et l’entraide), Jean-Christophe Attias, universitaire, Bertrand Badie, professeur émérite, Esther Benbassa, directrice de recherche, Pierre Barbancey, grand reporter, Françoise Basch, professeur émérite, Patrick Baudouin, président d’honneur de la Fidh, Sophie Bessis, historienne, Bernard Bloch, écrivain, metteur en scène et comédien, Rony Brauman, ex-président de MSF, enseignant, essayiste, Barbara Cassin, philosophe, Monique Cerisier-Ben Guiga, sénatrice honoraire, Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite des universités, Denis Charbit, universitaire (Israël), Monique Chemillier-Gendreau, professeur émérite de droit public et science politique, Alice Cherki, psychiatre et essayiste, Dimitris Christopoulos, président de la FIDH, Martine Cohen, sociologue émérite au CNRS, Sylvain Cypel, journaliste, Michel Dreyfus, historien, Jean-Pierre Dubois, professeur d’université, Françoise Dumont, présidente d’honneur de la LDH, Dominique Eddé, écrivaine, Bernard Frédérick, journaliste, rédacteur en chef de la Presse nouvelle Magazine (PNM), Jean Giard, ancien député, Mohammed Harbi, historien, Christiane Hessel, Marcel Hipszman, retraité, Eva Illouz, directrice d’études Ehess, Kamel Jendoubi, ancien ministre, ancien président d’EuroMed droits, Daniel Kupferstein, réalisateur, Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité, Henri Leclerc, avocat, Pascal Lederer, coanimateur d’Une autre voix juive, Catherine Lévy, sociologue du travail, Jacques Lewkowicz, président de l’Ujre, Danièle Lochak, universitaire, Michael Löwy, directeur de recherche émérite, Gérard Maarek, urbaniste retraité, Gustave Massiah, ingénieur et économiste, Fabienne Messica, sociologue, Jean-Luc Nancy, professeur émérite, Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue, Gilles Perrault, écrivain, Catherine Sackur, écrivaine, Jean-Louis Sackur, metteur en scène, Marc Sackur, retraité de l’éducation nationale, Malik Salemkour, président de la LDH, Abraham Ségal, cinéaste documentariste, Denis Sieffert, journaliste, Bernard Stiegler, philosophe, Pierre Tartakowsky, président d’honneur de la LDH, Jacques Testart, biologiste et essayiste, Enzo Traverso, historien, Robert Zimmerman, éditeur.

 

NON A L’EUROVISION 2019 EN ISRAËL, PAYS D’APARTHEID !

Alors que l’Israël s’est portée candidate pour accueillir le 64e Concours Eurovision de la chanson en mai 2019, plus de 140 d’artistes internationaux ont appelé ce vendredi à boycotter l’événement, dans une lettre publiée dans le journal britannique The Guardian le vendredi 8 septembre, soutenant « l’appel sincère des artistes palestiniens ».

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40 associations juives rejettent l’amalgame entre antisémitisme et critique de l’Israël.

40 organisations et associations  juives à travers le monde  ont signé une déclaration commune en soutien au mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre Israël. Elles signifient ensemble leur refus de l’amalgame entre antisémitisme et critique d’Israël, estimant qu’il « affaiblit non seulement la lutte des Palestiniens pour la justice, la liberté et l’égalité, mais également la lutte contre l’antisémitisme même ». L’intégralité de la lettre ouverte, communiquée mercredi 18 juillet, est ici reproduite.

Indéfendable historiquement comme idéologiquement, l’assimilation de l’antisionisme à l’antisémitisme constitue surtout une faute grave : elle permet en effet à la droite et à l’extrême droite israéliennes de tenter d’étouffer la voix de tous leurs opposants, à l’intérieur comme à l’extérieur »,

 « Par cette lettre, nous joignant à de multiples organismes internationaux de lutte pour la justice sociale, nous dénonçons la prise pour cible systématique des organisations qui défendent les droits des Palestiniens et particulièrement le mouvement non violent de Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS). Sous couvert d’accusations cyniques et erronées d’antisémitisme, ces attaques confondent dangereusement le racisme anti-juif avec l’opposition aux politiques d’Israël et à son système d’occupation et d’apartheid.

Nous assistons à l’essor alarmant de régimes autoritaires et xénophobes, au premier rang desquels se trouve le gouvernement dirigé par Donald Trump. Ces régimes, tout en s’alliant avec le gouvernement d’extrême-droite d’Israël, font cause commune avec des mouvements racistes et suprémacistes blancs dans leurs propres pays.  Or notre histoire nous a trop bien enseigné les dangers que représente la montée de partis et de gouvernements fascistes et ouvertement racistes. L’essor des discours et des attaques antisémites est un élément de cette tendance générale.

Habitué du CRIF, Emmanuel Macron entretient lui aussi avec complaisance l’amalgame entre antisémitisme et critiques contre le gouvernement de son ami Netanyahu 1er ministre israélien.

Dans une telle période, il est donc plus que jamais essentiel de distinguer clairement les agressions ou les préjugés à l’égard des juifs des critiques légitimes de la politique d’Israël et de l’injustice de son système. La définition de l’antisémitisme donnée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (International Holocaust Remembrance Alliance), et largement adoptée ou prise en compte par les gouvernements occidentaux, est formulée de telle façon qu’il est facile pour ces derniers d’assimiler intentionnellement les critiques légitimes à l’égard d’Israël à de l’antisémitisme, afin de pouvoir mieux les réprimer.  Cet amalgame affaiblit non seulement la lutte des Palestiniens pour la justice, la liberté et l’égalité, mais également la lutte contre l’antisémitisme même. Quant à Israël, cela lui offre une défense opportune, qui lui évite de se plier au droit ou aux normes internationales régissant les droits humains.

Nous exhortons instamment nos gouvernements, nos mairies, nos universités et autres institutions à rejeter la définition de l’antisémitisme donnée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste. En revanche, nous les appelons à prendre des mesures efficaces afin de combattre la haine et la violence des mouvements suprémacistes et nationalistes, et à mettre un terme à toute complicité avec les violations des droits humains perpétrées par Israël. Israël ne nous représente pas et n’est pas apte à parler en notre nom alors qu’il se rend coupable de crimes contre les Palestiniens et leur nie les droits décrétés par les Nations Unies.

Le mouvement BDS, porté par la société civile palestinienne pour la défense de ses droits, nominé pour le Prix Nobel de la Paix, a prouvé son engagement continu dans la lutte contre l’antisémitisme et contre toute forme de racisme et d’intolérance, en vertu de son attachement à la Déclaration universelle des droits humains. Parmi les organisations signataires suivantes, certaines soutiennent pleinement le mouvement BDS, d’autres en partie, d’autres enfin n’ont pas adopté de position officielle sur BDS. Mais nous affirmons tous que l’appel du mouvement BDS représente un ensemble d’outils et de stratégies, qui ne doit en aucun cas être considéré comme de l’antisémitisme ».

L’antisionisme est l’expression de l’opposition au mouvement politique visant à la création puis à la consolidation d’un Etat juif en Palestine. Un Etat, Israël, qui s’est construit au détriment du peuple palestinien pour qui 1948 est synonyme de catastrophe (ou Nakba en arabe) ; un État qui s’est consolidé et étendu au prix de la colonisation et de l’apartheid mais aussi de milliers de morts.

Les 40 signataires de cette lettre ouverte  : Academia equality (Israel), Boycott from Within (Citoyens israéliens pour BDS), Coalition des femmes pour la paix (Israel), Collectif judéo-arabe et citoyen pour la Palestine (Strasbourg, France), Dayenu: New Zealand Jews Against Occupation (Nouvelle-Zélande), Een Ander Joods Geluid – Une autre voix juive (Pays-Bas), Een Andere Joodse Stem – Une autre voix juive (Belgique), European Jews for a Just Peace, Free Speech on Israel, Gate48 – critical Israelis in the Netherlands, Independent Jewish Voices (Canada), Independent Jewish Voices (Royaume-Uni), International Jewish Anti-Zionist Network, Jewish Anti-Fascist Action Berlin (Allemagne), Jewish Voice For Labour (Royaume-Uni), Jewish Voice for Peace (Etats-Unis), Jewish Voice for Peace members in London (Royaume-Uni), Jews Against Fascism (Australie), Jews for Justice for Palestinians (Royaume-Uni), Jews for Palestinian Right of Return, Jews of Color & Sephardi and Mizrahi Jews in Solidarity w/ Palestine (Etats-Unis), Jews Say No! (Etats-Unis), JIPF – Judar för Israelisk Palestinsk Fred (Suède), Jüdische Stimme für gerechten Frieden im Nahost e.V. (Allemagne), Justice for Palestinians, Los Otros Judíos (Argentine), Manchester Jewish Action for Palestine (Royaume-Uni), Quebrando Muros – Judeus Brasileiros Pela Descolonização da Palestina (Brésil), SEDQ Network- A Global Jewish Network for Justice, South African Jewish Voices for a Just Peace (Afrique du Sud), South African Jews for a Free Palestine (Afrique du Sud), Union des progressistes juifs de Belgique (Belgique), United Jewish People’s Order (Canada), Union juive française pour la paix (France).

La Knesset officialise l’Israël État d’apartheid

Jeudi matin, la Knesset, le parlement israélien, a fait passer une loi élevant le pays au statut d’« État-nation du peuple juif ». Les Arabes israéliens, qui représentent 18% de la population, sont donc relégués au second rang. Le texte élimine la langue arabe des langues officielles. L’hébreu devient la seule langue  officielle. Les accusations de « racisme » de l’opposition et les fortes réserves  de Reuven Rivlin, Président de l’Israël, ont néanmoins pesé puisque cette loi abjecte n’ a été adoptée que par 62 voix pour, 55 contre et cinq absentions.

Protestation à Tel Aviv, le 14 juillet, contre le projet de loi défendu par le Likoud. Jack Guez/AFP

Protestation à Tel Aviv, le 14 juillet, contre le projet de loi défendu par le Likoud.

Si la loi sur les libertés du 17 mars 1992 définissait Israël d’un bel oxymore – un « État juif et démocratique » – laissant quelque place à l’interprétation, depuis jeudi, le caractère inégalitaire de l’État israélien est désormais assumé et gravé dans le marbre de la Loi. Avec 62 voix contre 55 et 3 abstentions, la Knesset a adopté le texte élevant le pays au rang « d’État-nation du peuple juif ». Cette Loi fondamentale, préparée depuis plus de sept ans par la droite et l’extrême droite israéliennes, officialise de fait les discriminations envers les Israéliens non juifs. Elle est aussi le point d’orgue d’une batterie de lois liberticides votées ces cinq dernières années, avec, entre autres, l’interdiction de la commémoration de la Nakba pour les Palestiniens, le refoulement aux frontières des partisans de la campagne BDS ou encore le retrait du statut de résident aux Palestiniens de Jérusalem-Est pour « rupture de loyauté ».

Netanyahou,  1er ministre de l’État de l’Israël avec à ses côtés, Avi Dichter, auteur du texte de loi définissant officiellement l’Israël comme un État juif

Pour les députés de la Liste arabe unie, cette loi correspond à « la mort de (leur) démocratie ». Une formule qui fait écho à celle qui avait accompagné l’assassinat d’Yitzakh Rabin, tué le 4 novembre 1995 par l’ultranationaliste religieux juif Ygal Amir. Quand il était aux manettes, le premier ministre travailliste et signataire des accords d’Oslo a toujours tenté de respecter l’esprit de la déclaration d’indépendance du 14 mai 1948, qui assure « une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous les citoyens israéliens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe ». Autant de valeurs ouvertement violées par les dispositions inscrites dans cette nouvelle loi made in Likoud. Le texte cible particulièrement les Palestiniens d’Israël, soit 18% des habitants du pays. La notion de judaïté accolée à celle de nation les rabaissent de facto à une citoyenneté de second rang. Un article stipule même que la langue arabe qui, au même titre que l’hébreu, avait jusqu’alors le statut de langue d’État, n’aura plus désormais qu’un « statut spécial ». Pour Saëb Erakat, secrétaire général de l’OLP, ce genre de détails révèle une loi raciste qui « légalise officiellement l’apartheid en Israël ». Un point de vue repris hier par la députée d’opposition travailliste, Shelly Yachimovich.

Depuis la NAKBA, voilà 70 ans que les Palestiniens vivent sous la politique d’apartheid de l’Israël, qui occupe et colonise le pays en total illégalité.

De son côté, Benyamin Netanyahou, malgré un score plus faible qu’il ne l’espérait, s’est félicité de ce vote. « C’est un moment décisif dans l’histoire de l’État d’Israël qui inscrit dans le marbre notre langue, notre hymne et notre drapeau », s’est réjoui l’actuel premier ministre, bourreau de Gaza,  oubliant de citer, outre le rétablissement du calendrier lunaire, deux autres points plus gênants.

En France, le bourreau de Gaza peut compter sur son ami Macron.

Quelques mois après l’inauguration de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem par Donald Trump – qui a débouché sur le massacre par l’armée israélienne d’une soixantaine de Gazaouis venus manifester à la frontière –, la loi définit officiellement la ville comme capitale « complète et unifiée » du pays. Et ce, alors même que le statut de Jérusalem – comme le droit international l’y engage – ne peut être tranché qu’au terme de négociations de paix avec les Palestiniens. Autre point oublié : l’article évoquant la possibilité de créer des localités exclusivement réservées aux juifs. Après que l’opposition a réussi à en faire reconnaître l’aspect discriminatoire, le texte amendé affirme néanmoins que « l’État considère que le développement des implantations juives relève de l’intérêt national ». Une philosophie violente que le rapporteur de cette loi, le député du Likoud Avi Dichter, n’a pas hésité à promouvoir, jeudi, en lançant aux députés arabes : « Vous n’étiez pas ici avant nous et vous ne resterez pas ici après nous. Nous avons fait passer cette Loi fondamentale pour empêcher la moindre velléité ou tentative de transformer l’État d’Israël en une nation de tous ses citoyens. »

Des propos qui devraient logiquement interpeller les Nations unies. Depuis 1973, la France, comme la majorité des États membres de l’ONU, a adopté une convention internationale sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid. À l’heure où ces lignes étaient écrites, Emmanuel Macron, président du pays des droits de l’homme, ne semblait pas s’en souvenir. Et l’Israël devient le seul pays au monde à nomination religieuse, sans frontière officielle et qui continue d’occuper et e coloniser la Palestine en toute illégalité malgré les nombreuses résolutions de l’ONU !

 

L’antisémitisme à toutes les sauces !!

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Aujourd’hui 18 juillet 2018 est le centième anniversaire de la naissance de Nelson Mandela dont le combat avec l’ANC mis fin à des décennies d’apartheid en Afrique du Sud. Reste que cet apartheid, qui a été vaincu en Afrique du Sud et qu’on pensait définitivement derrière nous, est en train d’être institutionnalisé en Israël. Le gouvernement de Netanyahou veut, avec le projet de loi sur l’“État-nation du peuple juif”, créer de nouvelles localités exclusivement réservées aux juifs, autrement dit interdites aux Palestiniens d’Israël. Ceci s’appelle l’apartheid et mérite d’être combattu. Il y a des similitudes entre la lutte contre la ségrégation raciale en Afrique du Sud et celle pour la solidarité avec le peuple palestinien.

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Nous sommes nombreux dont notre engagement en faveur des Palestiniens a tout naturellement puisé ses ressources dans le combat de Mandela. Il nous a appris l’essentiel : pour une cause juste, la résistance et la solidarité peuvent transformer un rapport de forces défavorable en une victoire politique.. Parmi celles et ceux à Bezons qui sont engagés dans la lutte pour un État palestinien, figure notre maire Dominique Lesparre. Ce dernier est aujourd’hui victime d’une odieuse accusation de la part  de mouvements extrémistes israéliens. Ces derniers l’accusent d’antisémitisme.  Une attaque  bien entendu en lien avec l’inauguration symbolique de l’allée de la Nakba que nous avons organisée conjointement le 11 juin dernier. Pour ces individus, pour les associations et mouvements tels que le CRIF, la Licra, UEJF, le BNVCA, Avocats sans frontière…comme pour le gouvernement israélien mais  aussi des membres de notre gouvernement, critiquer la politique coloniale et d’apartheid de Netanyahou, c’est systématiquement  être antisémite.  Mais face à ces abjectes accusations ni notre maire ni notre association n’entendons rester sans réagir. Notre ami, maire de Bezons  a publié une déclaration. Et notre association lui a adressé un message de solidarité. Vous les trouverez ci-joint.  Que les auteurs de ces exaltations, des ces calomnies le sachent : ils ne font que  renforcer notre détermination à continuer notre combat avec la certitude que l’apartheid ne survivra pas en Palestine. Les Palestiniens auront leur État !

La déclaration de Dominique LESPARRE, maire de Bezons : ANTISEMITISME REACTION DU MAIRE DOMINIQUE LESPARRE – rev2

Le message de soutien de notre association : LETTRE DE SOUTIEN à DL 17 juillet 2018

Le vrai visage de la députée LREM Lazaar !!

Son idole étant consacré chanoine elle aurait pu croire à un miracle, mais celui-ci n’a pas eu lieu. Alors que seuls quelques éléments de sa garde rapprochée avaient répondu à son invitation pour une réunion publique à Argenteuil ce mercredi 27 juin,  la députée du souverain Macron dans notre circonscription s’est sérieusement fait chahutée hier soir lors où s’étaient invités des militants de la cause palestinienne. Elle espérait de « l’entre soi », une petite soirée tranquille, une soirée causerie entre amis des riches et des très riches pour discuter flegmatiquement de la politique libérale du chanoine Macron, et bien…c’est raté !

 C’était sans compter sur la colère et la détermination des militants pour la cause palestinienne d’Argenteuil, scandalisés suite à la position pro-israélienne adoptée par cette députée au lendemain de l’inauguration symbolique de l’allée Nakba, à l’initiative de notre association et du maire de Bezons. Elle avait choisi de hurler avec les loups de l’extrême droite israélite. Paniquée devant le sujets des questions, embourbée dans ses contradictions et bégayante devant sa totale ignorance de certains dossiers, elle a offert son vrai visage à l’assistance, être juste une camériste de Macron. Elle a d’ailleurs fini par levé le drapeau blanc, orpheline de l’appui de deux autres députés du même acabit, qui ont préféré baisser la tête plutôt que d’ouvrir la bouche. Elle avouera même avant le KO de pas être l’ambassadrice  de Macron. Culottée tout de même ! Alors si cela est le cas, vous êtes quoi Madame Lazaaar ?

Bravo à nos amies et amis d’Argenteuil ! Mais maintenant nous pouvons en être certains :  politique abjecte envers les migrants, sélection des étudiants, loi Elan avec traitement indigne des personnes handicapées, obligation de prouver son non-consentement pour les personnes violées y compris les mineurs, attaques contre les plus démunis, les bretons traités de mafieux, les pauvres de coûter chers, poursuite de l’utilisation du glyphosate, il n’y a pas que des salauds au gouvernement, il y a aussi des incompétents.

Vous pouvez lire ci-joint, en cliquant sur le lien, l’article que le site de nos amis d’Euro-Palestine a consacré à cette soirée agitée pour Madame Lazaar : http://www.europalestine.com/spip.php?article14449 

 

 

11 juin, deux initiatives de solidarité pour la Palestine à Bezons

15 mai 1948 – 15 mai 2018 : 70 ans déjà ! 70 ans depuis le début du drame des Palestiniens ; 70 ans de souffrance, de malheurs et de massacres pour un peuple ; 70 ans depuis le début de cette injustice imposée à un peuple sur sa terre ; 70 ans de déportation d’un peuple pour le remplacer par un autre ; 70 ans d’exil forcé, d’expulsions, de confiscation des terres, de privation de droits élémentaires des Palestiniens. Mais 70 ans de résistance, de patience, de détermination, de courage, et de persévérance pour un peuple toujours debout. Un peuple toujours attaché à sa terre et à ses racines en dépit de toutes les mesures de cette occupation illégale et qui dure. Aussi, notre association vous invite à deux initiatives de solidarité envers nos amis Palestiniens le 11 juin : inauguration de l’allée de la Nakba et un débat  » 70 ans après la Nakba, qu’en est-il de la Palestine »

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INAUGURATION DE L’ALLÉE NAKBA A BEZONS

« La défaite des Arabes en Palestine n’est pas une calamité passagère ni une simple crise, mais une catastrophe (Nakba) dans tous les sens du terme, la pire qui soit arrivée aux Arabes dans leur longue histoire pourtant riche en drames », Constantin Zureiq

Le concept de Nakba (« catastrophe » en arabe), désigne le déplacement forcé de 800 000 Palestiniens à la création de l’Etat d’Israël en 1948, expulsés de leur domicile par les paramilitaires sionistes qui détruisirent aussi des centaines de villages. C’était le 15 mai 1948 ! Depuis, pour les Palestiniens, la création de l’état de l’Israël  signifie occupation, expulsions, apartheid et assassinats sont le lot quotidien de cet admirable peuple. Des Palestiniens exilés de force ont voulu faire valoir leur « droit au retour », défini en ces termes par la résolution 194 des Nations Unies, votée le 11 décembre 1948 : « il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins ». Mais comme pour toutes les autres résolutions votées par l’ONU, l’Israël n’en applique aucune sans être pour le moins inquiété ou sanctionné.

70 ans plus tard, la colonisation et l’occupation totalement illégales de la Palestine par l’Israël continue avec son lot d’atrocité et d’humiliations, comme dernièrement à Gaza. Plus de 60 morts au mois de mai. Aussi, pour marquer une nouvelle fois notre solidarité avec le peuple palestinien, Dominique Lesparre, maire de Bezons et  l’association Bezons-West Bani Zaïd vous invitent à faire valoir le droit de tous les Palestiniens à vivre en liberté et dans la dignité dans leur patrie en participant à la dénomination symbolique d’une allée de notre ville « Allée Nakba ». Nous vous donnons rendez-vous le lundi 11 juin à 18h sur la parvis de notre Hôtel de Ville.