Découverte de la poésie palestinienne à la Médiathèque de Bezons

Aucun peuple n’a vécu sans poésie. Le peuple palestinien, peut-être plus que tout autre peuple, a mêlé la poésie à la lutte pour la survie,  à la résistance contre l’occupant israélien. C’est ce qui explique que la poésie palestinienne est d’abord un outil de combat qui se soucie peu des modes littéraires.

Cela n’enlève rien à sa qualité et à sa force. Elle a suivi de près l’évolution politique. Ainsi, des poèmes des années 60 où le Palestinien cherche à faire entendre sa voix, on est arrivé aujourd’hui à des poèmes qui témoignent de la détermination d’un peuple à recouvrer sa terre et son identité.

Ici, sur les pentes des collines, face au couchant Et à la béance du temps, Près des vergers à l’ombre coupée, Tels les prisonniers, Tels les chômeurs, Nous cultivons l’espoir. Mahmoud Darwich. (1941-2008) est une des figures de proue de la poésie palestinienne.

Poésie pour l’existence, essentielle dans la mémoire du peuple, exigeante, elle dérange. Sa portée est réelle, d’où la subversion redoutée, notamment par les autorités d’occupation qui tentèrent de faire taire les plus grands d’entre eux dont Samih Al-Qassim et  Mahmoud Darwich.

C’est le poète palestinien Anaïs Alaïli qui animera la soirée consacrée à la jeune poésie palestinienne.

Si vous souhaitez découvrir ou re-découvrir la poésie palestinienne, l’association Bezons-West Bani-Zaïd vous encourage à répondre à l’invitation de la Médiathèque de Bezons qui dans le cadre  du « Printemps des poètes » et de « Carte blanche  à Francis Combe »,  organise le mardi 6 mars 2018 à 19h une rencontre autour de la jeune poésie palestinienne avec Anas Alaïli, poète palestinien et rédacteur en chef dans différents magazines littéraires.

 

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Christine Sanguinède : une voix pour la Palestine s’est éteinte !

Notre amie et camarade Christine Sanguinède nous a quitté. Elle avait 57 ans. Le cancer, une fois encore, aura été plus fort  que la volonté de vivre. Les mots semblent bien dérisoires dans ce triste moment. L’émotion est forte pour l’ensemble de ses collègues de travail, pour toutes celles et tous ceux qui ont pu la côtoyer et l’apprécier  dans les différents combats dans lesquels elle était engagée. Nous pensons à ceux aux côtés de la CGT, du Mouvement de la Paix, de l’Amicale des locataires du Grand Cerf, du PCF, mais bien sûr et surtout à celui pour la cause palestinienne.

En perdant Christine, le camp de la Justice, de la Paix, de la liberté et de la Fraternité perd en effet une farouche et fidèle  militante. Christine avait la Palestine au cœur. Nous pouvons tous témoigner de son engagement contre l’Etat colonial d’occupation et d’apartheid d’Israël et l’admiration qu’elle avait devant la détermination des Palestiniens dans leur combat pour la création d’un véritable Etat. Valeurs et combat portés aussi par la  municipalité de Bezons et son maire, pour lesquels elle travaillait depuis 1993 et plus récemment à la direction du secteur Politique de la ville et solidarité internationale.

L’association West Bani Zaïd, à laquelle Christine  a énormément apporté,  est aujourd’hui en deuil. Son bureau, et l’ensemble de ses adhérents, présentons nos plus sincères condoléances à Luc son époux et à sa famille. Nos cœurs s’associent à leur douleur et à leur peine.  Le meilleur hommage que nous puissions rendre à Christine est de poursuivre et renforcer notre engagement aux côtés du peuple Palestinien pour une Palestine libre !

Les obsèques de Christine auront lieu, demain, mardi 27 février 2018 à 15 heures au crématorium d’Amilly,  agglomération de Montargis dans le Loiret.

Si vous souhaitez adresser un message à Luc, son époux : Luc Sanguinède, 15 route du Pressoir – 4500 Bonny sur Loire

LE 31 MARS, LA PALESTINE A L’HONNEUR !

Encore une très belle soirée de solidarité envers nos amis palestiniens en perspective. Pour dénoncer et lutter contre l’apartheid du gouvernement israélien,  pour se mobiliser en faveur des prisonniers palestiniens, pour réclamer du gouvernement français la reconnaissance de l’État Palestinien, mais aussi pour passer une belle soirée de fraternité, nous vous invitons à participer à la traditionnelle soirée organisée par notre association. Comme l’an passé nous vous y attendons aussi nombreux et déterminés. Notez bien la date : samedi 31 mars, à l’espace Aragon à Bezons. Et c’est seulement 20 euros par personne, buffet compris !  Pour réservez, c’est simple, remplissez le bulletin d’inscription  joint ci-dessous.

Deux États pour que Palestiniens et israéliens vivent enfin en Paix chacun dans leur pays.

SOIREE ORGANISEE AVEC LES PARRAINAGES DE :  COMITE DE JUMELAGE – L’ARAC – BEZONS LA GAUCHE POUR TOUS –  Le LAB – ATD QUART-MONDE – TOGO EDUCATION CULTURE – l’AICSF – VILLAGE AMITIE VIETNAM – et le soutien de LA VILLE DE BEZONS 

Bulletin d’inscription ci-joint. CLIQUEZ ICI :Bulletin de réservation pour la soirée du samedi 31 mars 2018

Reconnaissance de l’État Palestinien : Bezons l’a fait !

Les différents processus internationaux des trois dernières décennies qui ont fait miroiter la perspective d’un État palestinien sous l’égide d’un prétendu arbitrage des États-Unis ont été une supercherie. La situation en Palestine est plus dramatique que jamais. Mais la proclamation et la reconnaissance internationale d’un État de Palestine restent le seul objectif possible pour soutenir la lutte nationale des Palestiniens. C’est pourquoi nous nous félicitons de la décision du maire de Bezons d’avoir proposé au Conseil municipal la reconnaissance de l’État palestinien. Bravo Monsieur le maire !

70 ans que le peuple palestinien vit sous l’occupation israélienne, avec son lot de crime , de violence et de toutes formes d’interdits des libertés

Les espoirs suscités par ce qu’on a appelé le processus d’Oslo ont été réduits à néant. L’assassinat de Yitzhak Rabin par un extrémiste juif, en 1995, préparé par une campagne déclenchée contre lui par Benyamin Netanyahou et l’extrême droite, la provocation d’Ariel Sharon en 2000 sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem, puis l’intervention, en 2001, d’Israël à Ramallah et sa récupération de territoires qui devaient revenir aux Palestiniens, ont sapé progressivement tous les espoirs de paix entre la Palestine et l’Israël. Depuis les  bienveillances des gouvernements américains successifs n’ont permis qu’une chose : permettre aux gouvernants israéliens de gagner du temps en poursuivant la colonisation de toute la Palestine. Le coup de grâce a été donné à cette fausse perspective de paix par la victoire du parti de Benyamin Netanyahou aux élections de mars 2015, qui a désormais encouragé ouvertement les colons les plus extrémistes.

Ni le gouvernement socialiste de François Hollande, ni le celui de droite de Macron n’entendent reconnaître l’État palestinien. Ils préfèrent regarder passivement un peuple se faire spolier de tous ses droits et de ses terres et subir les exactions de l’armée israélienne aux ordres d’un gouvernement d’extrême droite.

Dans ces conditions, écarter l’objectif d’un État palestinien, renoncer à l’élémentaire reconnaissance de l’existence de la nation palestinienne, de sa dignité et de son droit à traiter de l’avenir de la Palestine dans une pleine égalité juridique avec l’État d’Israël, reviendrai néanmoins à un renoncement. Cette idée ravie Netanyahou, qui ne veut pas entendre parler d’un État palestinien et verrait d’un bon œil qu’il puisse étendre leurs frontières et soumettre tous les Palestiniens à un apartheid encore accru. Aussi notre association salue la décision prise par le Conseil municipal de Bezons, sur proposition de Dominique LESPARRE,  de reconnaître l’État de Palestine et de demander au gouvernement français d’en faire tout autant. Gennevilliers, Valenton, Allonnes, Bezons…Cette liste n’en est qu’à son début. Et nous en sommes très heureux ! Une raison de plus de participer à notre banquet du 31 mars prochain pour fêter cette décision courageuse.