SOLIDARITE AVEC ALON ET ZEVI

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Tamar Alon et Tamar Ze’evi refusent de servir dans l’armée en tant qu’objectrices de conscience.

Un mouvement d’objection de conscience pour motifs politiques se développe actuellement en L’Israël.  Des jeunes refusent de servir l’armée d’occupation. Ils sont menacés de prison et de suppressions de certains droits, accès à certains emplois, droit d’adoption, gratuité ou bourses universitaires…C’est le cas de Tamar Alon et Tamar Ze’evi. Ces jeunes femmes israëliennes refusent de servir dans l’armée en tant qu’objectrices de conscience. La législation israélienne autorise l’objection de conscience mais pas pour des raisons politiques. Or elles ont expliqué  qu’elles refusaient de prendre part à l’oppression du peuple  palestinien. Alon a précisé  » Je ne peux accepter que l’on prétende que l’oppression d’un autre peuple, le déni des droits de l’Homme, le racisme et la haine sont nécessaires à l’existence de l’Etat d’ Israël « . L’une et l’autre ont été enfermées 10 jours dans une prison militaire, libérées 2 jours en espérant sans doute les faire craquer mais sans succès. Elles ont été à nouveau convoquées à la base d’enrôlement et condamnées à 27 jours de prison militaire et sont menacées d’une 3ème condamnation.

 

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Ce cycle peut se répéter indéfiniment selon le bon vouloir de la justice militaire. En 2016 une autre jeune femme, Kaminer, a passé 5 mois dans une prison militaire pour les mêmes raisons.  Notre association dénonce  ces condamnations scandaleuses et nous saluons le courage et la détermination de tous ces jeunes israéliens et israéliennes qui sauvent l’honneur de leur pays.

Un État palestinien : François Hollande rassure Israël

La conférence de Paris, chargée de raviver le processus de paix israélo-palestinien, s’est achevée  le 15 janvier. Personne n’attendait de surprise et il n’y en a pas eu !

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La conférence organisée samedi 14 et dimanche 15 janvier à Paris pour, officiellement, tenter de raviver le processus de paix israélo-palestinien, s’est terminée par une déclaration finale réaffirmant l’attachement des 70 pays et organisations internationales présents à la solution à deux États. « La solution des deux États, celle sur laquelle la communauté internationale s’était retrouvée depuis plusieurs années, apparaît menacée, est venu dire François Hollande. Elle l’est physiquement, sur le terrain, par l’accélération de la colonisation ; elle l’est politiquement, par l’affaiblissement progressif du camp de la paix ; elle l’est moralement, par la méfiance qui s’accumule entre les parties et, bien sûr, qu’exploitent les extrémistes. » Près de trois ans après la suspension, en avril 2014, des dernières négociations de paix directes menées sous l’égide des États-Unis, « comment penser que le Moyen-Orient pourra retrouver sa stabilité si on ne traite pas le plus ancien de ces conflits ? a souligné François Hollande. Car il continue de servir de prétexte aux criminels qui enrôlent des esprits égarés. Voilà pourquoi le monde ne peut pas, ne doit pas se résigner au statu quo ».

Les Palestiniens vivent derrière un mur dont la construction a été à deux reprises condamnée par l’ONU. mais rien n’y fait, l’Israël continue la construction de ce mur de l’apartheid !

Problème de taille, cependant. L’arrivée à la Maison-Blanche de Donald Trump, dans quatre jours, s’accompagne d’incertitudes sur la position américaine dans ce dossier. Si Washington transfère son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem, cela équivaudra à reconnaître la ville sainte comme capitale d’Israël. Autant arrêter de parler d’une solution à deux États. Le danger est si grand que Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères, a parlé d’une « provocation » qui serait « lourde de conséquences ».

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Le quotidien des Palestiniens : les violences et les crimes de l’armée d’occupation

Mais c’est bien l’attitude d’Israël qui est la plus problématique. Alors que Mahmoud Abbas a soutenu la conférence, Benyamin Netanyahou a, en revanche, affiché son mépris pour une réunion qu’il a qualifiée de « futile ». Outre le fait que le premier ministre attend avec une joie non dissimulée la mise en place de la nouvelle administration américaine et compte également s’appuyer sur la Russie, le texte approuvé ce week-end à Paris ne fait aucune allusion à des sanctions possibles, notamment si la colonisation se poursuit. Et François Hollande a voulu rassurer son ami Bibi en soulignant que les négociations devaient être bilatérales et que la conférence n’avait pas pour vocation d’imposer la paix. Bel exemple d’une diplomatie démissionnaire dans ce domaine comme dans tant d’autres !

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Françoise Hollande mais aussi l’ancien 1er ministre, candidat aux primaires socialistes, sont des soutiens à l’Israël

Pourtant cette reconnaissance d’un véritable État palestinien est une volonté partagée dans 137 pays qui se sont exprimés dans ce sens y compris…le Vatican ! En France, en décembre 2014, l’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté une résolution portant reconnaissance d’un état palestinien et invitant le gouvernement à faire de même, en vue d’obtenir un règlement définitif d’une guerre d’occupation qui dure depuis 69 ans ! Cette résolution est restée lettre morte. Hollande est sourd et muet lorsqu’il s’agit de hisser la France à la hauteur de son histoire et de soutenir au droit des peuples de disposer d’eux-mêmes. Il est pourtant grand temps que la volonté clairement exprimée par les représentants du peuple français soit respectée. Alors faites-le Monsieur le Président ! Vous n’en sortirez que grandi !

 

Un soldat israélien reconnu (enfin) coupable d’homicide sur un Palestinien

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Pour les mouvements nationalistes, religieux orthodoxes ou d’extrême droite , Elor Azaria est un héros. Heureusement des procureurs israéliens ne partagent pas cet avis.

Le tribunal militaire israélien de Jaffa a déclaré coupable d’homicide Elor Azaria, un soldat franco-israélien, mercredi 4 janvier. Le militaire était accusé d’avoir achevé froidement d’une balle dans la tête un palestinien blessé, après des mois d’un procès exceptionnel qui divise profondément ses compatriotes. La sentence sera prononcée à une date ultérieure. Accusé d’homicide, Eloz Azaria encourt une peine maximale de vingt ans de prison.

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Les Palestiniens, y compris les enfants, sont quotidiennement victimes des exactions des soldats israéliens.

Parfois, le sort d’un seul individu reflète la complexité d’une société entière. L’affaire du soldat Azaria en est le parfait exemple. Après des mois de procès, le tribunal militaire de Jaffa s’est prononcé sur la culpabilité d’Elor Azaria dans sa mise en examen pour homicide involontaire en mai 2016. La sentence sera prononcée quelques semaines plus tard. Elor Azaria a agi « sans raison » et « le terroriste ne présentait pas de menace », a déclaré la juge Maya Hellel, récusant un des principaux arguments de la défense. Dès l’ouverture du procès, le 9 mai 2016, l’avocat d’Elor Azaria avait en effet invoqué un « acte de légitime défense » .

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Leurs armes : des cailloux !

Leurs armes : des pistolets mitrailleur

Les faits : Le 24 mars 2016, deux Palestiniens attaquent des soldats israéliens au check-point de Tel Rumeida à Hébron, ville palestinienne du sud de la Cisjordanie, où vivent près de 500 colons. Un des assaillants est tué sur le coup tandis que le second, Abdel Fatah Al-Sharif, 21 ans, gît, grièvement blessé et apparemment inconscient. Peu après les coups de feu, le sous-officier Elor Azaria, 19 ans, arrive sur les lieux. A la vue de l’agresseur inerte au sol, il arme son fusil et lui tire froidement un coup fatal dans la tête. Des accusations d’exécutions extrajudiciaires sont régulièrement formulées contre l’armée israélienne, par des ONG telles qu’Amnesty International. D’autant que cette fois, la scène a été filmée par un membre de l’ONG israélienne B’Tselem, qui défend les droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés. La vidéo fait le tour des réseaux sociaux et l’état-major israélien mesure aussitôt la gravité des faits. Parce que cette fois la « bavure « militaire est rendue publique ! Elor Azaria est arrêté, une enquête est ouverte par la police militaire. Entendu le jour même, il est accusé de « meurtre » puis seulement d’« homicide », sur décision des procureurs.

Après avoir, dans un premier temps, condamné l’acte, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a téléphoné au père de l’accusé pour lui témoigner de son soutien. Provoquant la colère de hauts gradés de l’armée, qui considèrent le geste du jeune soldat « contre les ordres, contre la loi et contre nos valeurs ». Deux conceptions de la présence militaire s’opposent ainsi, entre un état-major fidèle aux règles d’engagement et à la loi israélienne, et des mouvements nationalistes religieux ou d’extrême droite qui invoquent la « loi juive » et considèrent que les soldats engagés en territoire occupé doivent pouvoir ouvrir le feu en cas de simple soupçon.

 

2017, nos vœux de Paix pour les peuples Palestiniens et israéliens.

Les membres du bureau de l’association West-Bani-Zaïd  adressent  leurs meilleurs vœux pour la nouvelle année à tous les adhérents de l’association, à tous ses  amis et à toutes les personnes éprises de liberté, de justice et de paix. Puisse la nouvelle année apporter liberté, paix et justice au peuple de Palestine et d’Israël.

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En approuvant la Résolution 181 qui recommande le partage de la Palestine en un État israélien, un État arabe et une tutelle internationale pour Jérusalem, le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale des Nations Unies ouvrait la porte à une injustice dont les conséquences terribles se font toujours sentir  aujourd’hui 70 ans après. Faisant de l’occupation de la Palestine par l’Israël, le plus long conflit de l’époque contemporaine. Mais le crépuscule de l’année 2016 voit le conflit israélo-palestinien revenir sur le devant de la scène, avec le vote de la résolution 2334 par le Conseil de Sécurité et le discours-bilan de John Kerry à charge contre l’État hébreu.

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Le 23 décembre dernier, le Conseil de Sécurité a adopté, pour la première fois depuis de longues années, une résolution relative au conflit israélo-palestinien qui appelle à la cessation immédiate de la construction de colonies de peuplement en Cisjordanie. Le texte a obtenu 14 votes favorables et a surtout bénéficié de l’abstention américaine, alors même que la délégation onusienne des États-Unis est connue pour le soutien indéfectible qu’elle apporte habituellement à Israël, usant systématiquement de son droit de véto dès lors que l’intérêt de son partenaire historique est en jeu. Pour la première fois depuis 1979, l’administration israélienne est ainsi rappelée au respect du droit international qui, à l’article 49 de la section IV de la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, précise que « la puissance occupante ne pourra procéder à la déportation ou au transfert d’une partie de sa propre population civile dans le territoire occupé par elle. ».

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Les sympathisants de la cause palestinienne et les partisans du respect du droit, de la justice et de la liberté ne peuvent que se réjouir de ce vote, qui a le mérite de mettre fin au mutisme total de la communauté internationale sur ce conflit depuis 2009, quand le Conseil de Sécurité avait adopté un texte condamnant l’opération « Plomb durci » meneé à Gaza par l’armée israélienne, opération qui fit plus de 2000 morts parmi les civils palestiniens  Mais il faut rappeler que l’Israël conduit toujours un  accroissement phénoménal du nombre de colons installés en Cisjordanie (près de 600 000 aujourd’hui, deux fois plus qu’en 2009!), la poursuite du blocus sur Gaza et l’intensification de la politique d’apartheid à l’encontre des populations arabes. En 2017 notre combat pour la cause palestinienne  continue plus que jamais !