La coupe  » Ibrahim » à l’équipe de Bezons

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C’est à l’équipe de Bezons, victorieuse 1 à 0 de l’équipe hongroise, qu’est revenue la coupe « Ibrahim », créée cette année en hommage à ce jeune palestinien, passionné de football et reçu avec son équipe dans notre ville en 2013. Deux ans plus tard, il tombé fauché par un tir d’un soldat israélien.  Cette coupe a été remise lors du tournoi international de foot organisé à Bezons les 14, 15 et 16 mai. Un grand merci à l’USOB et au Comité de Jumelage pour leur participation à cet hommage et à la remise de ce trophée.

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Hommage à Ibrahim au festival international de football de l’USOB

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Après la mort à l’âge de 20 ans dans les bombardements de Gaza du footballeur palestinien Ahmed El Qatari qui allait commencer sa carrière au FC Barcelone, Israël a tué Udai Jaber 19 ans, footballeur de talent promis également à une belle carrière. Ahed Zaqqut (49 ans) une autre légende du football palestinien, qui avait joué à son époque un match contre des internationaux français, a aussi été tué à son domicile à Gaza.

Avec le concours de nos amis du Comité de jumelage, qui y encadreront  les joueurs des équipes hongroises,  l’USOB vous donne rendez-vous du 14 au 16 mai pour son traditionnel festival international de football réunissant plus d’une vingtaine d’équipes entourées de 40 arbitres et 50 bénévoles.
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Ce sera pour notre  association, West-Bani-Zaïd Palestine, l’occasion de rendre hommage à Ibrahim Daood, jeune footballeur palestinien accueilli, avec d’autres palestiniens de son âge, et tous passionnés de football en juin 2012 dans notre ville. Ibrahim a été assassiné en décembre 2015 par un soldat israélien. Il avait 15 ans.  Cet hommage lui sera rendu à travers la remise d’une coupe en son honneur et en sa mémoire de victime de la politique d’apartheid et de la colonisation menée par l’Israël en Palestine.

La censure, l’artillerie de Mothron !

edward-mains-argent-84216717Une question, le maire Les républicains d’Argenteuil a-t-il vu le film « Edward aux mains d’argent » ?  Ce film narre l’histoire d’un jeune homme, créé par un inventeur mais resté inachevé et qui a des ciseaux à la place des mains. Monsieur Georges Mothron, aurait pu inspirer  Tim Burton.
Car côtés ciseaux il en connaît un rayon. Alors qu’il mobilise un grand nombre d’association contre lui pour avoir décidé, de la façon la plus dictatoriale, d’interdire la projection des films « la sociologue et l’ourson » et « 3000 nuits » au cinéma municipal Le Figuier Blanc, il joue encore du ciseau le jour du rassemblement organisé dans le parc de l’Hôtel de Ville contre cette censure abjecte, contre cette intolérable atteinte aux droits d’expression en faisant couper (pas assez courageux pour le faire lui-même)  l’électricité de la sono des animateurs de ce rassemblement réussie et à l’initiative de l’ADCI et de nos amis de Argenteuil-Solidarité-Palestine.
Notre association était bien entendu venue soutenir cette mobilisation ce samedi 14 mai et crier notre colère et notre indignation face  à cette attaque contre le droit de création mais aussi contre le droit des citoyens à décider seul le film qu’ils souhaitent voir.
Nous continuerons bien entendu de soutenir nos amis d’Argenteuil et entendons bien faire plier cet adversaire des libertés fondamentales… Mais on n’est pas chez les Républicains par hasard ! Censeur, on va forcément là où notre idéologie et notre conception des libertés nous portent ! Et comme tous puritains et tous fanatiques, les censeurs retrouvent leurs propres obsessions dans tout ce qu’ils jugent.

 

Conférence internationale sur la question israélo-palestinienne : initiative sérieuse ou poudre aux yeux ?

Communiqué du bureau national de l’association

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« En annonçant son initiative pour une conférence internationale sur la question israélo-palestinienne, la France a pris acte de l’échec du processus initié à Oslo en 1993 et des diverses tentatives pour le ranimer. Chacun constate en effet que la seule chose qui s’est ancrée sur le terrain c’est l’occupation et la colonisation poussée toujours plus avant. Cela en violation du droit international et des Conventions de Genève, avec pour conséquence l’absence de tout horizon politique pour les Palestiniens, le désespoir qu’il engendre et le chaos pour perspective.

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C’est à cette situation que la France dit vouloir répondre et l’annonce de son initiative a été saluée par diverses personnalités, anciens ministres ou diplomates dignes de respect constatant que « les principes qui ont guidé les tentatives de négociations entre Israël et les Palestiniens au cours de toutes ces années – le face à face des deux parties sous le regard de Washington – ont fait la preuve de leur faillite ».
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Rappeler les principes comme veut le faire la France est nécessaire. Encore faut-il ne pas se payer de mots avec des discours ambigus ou contradictoires. C’est bien malheureusement la configuration dans laquelle nous sommes ces derniers mois. En témoignent les propos du Premier ministre appelant à la répression de l’appel au boycott et confondant délibérément antisionisme et antisémitisme, l’abstention peu glorieuse de la France au Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur l’établissement d’une liste noire des entreprises participant à la colonisation ou encore les propos de Jean-Marc Ayrault en retrait par rapport à son prédécesseur quant à la reconnaissance de l’État de Palestine. La crédibilité de l’initiative française sera jugée à ses résultats. Elle ne peut souffrir de la moindre complaisance face à ceux qui ont fait de la violation du droit le principe de leur action politique. Au contraire, seule une politique de sanctions et de pression continue sur Israël peut amener cet État à respecter le droit international.
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Le Conseil de sécurité vient de rappeler « sa vive préoccupation devant les tentatives répétées d’Israël de défier la volonté de la communauté internationale et de faire perdurer l’occupation et l’annexion du Golan syrien » et que, comme l’a établi la résolution 497, « la décision israélienne d’imposer ses lois, sa juridiction et son administration au Golan syrien occupé est nulle et non avenue et sans effet en droit international ». La France, comme membre permanent, doit soutenir pleinement la résolution condamnant la colonisation qui est entre les mains du Conseil et marquer ainsi que le respect du droit est la condition même de la paix » Reste que sans surprise, le gouvernement d’extrême-droite israélien a affirmé le 28 avril dernier, ses « fortes objections » au projet français de conférence internationale.  Et que fait-on toujours, y compris du côté du gouvernement français,  quand l’Israël  rejette les initiatives de paix ? Rien et surtout pas de sanctions !

Eric Hazan dans Libération :  » Le boycott d’Israël n’est pas de l’antisémitisme »

Tribune d’Eric Hazan, écrivain et éditeur, signe une tribune dans l’édition du 5 mai du journal Libération. Il y dénonce l’amalgame, et rappelle que la campagne de boycott contre Israel, revendique non pas que l’on « jette tous les juifs israéliens à la mer », mais une égalité des droits entre Palestiniens et Israéliens. « Les quelque 11 millions d’êtres humains habitant entre le Jourdain et la mer ont tous le droit de vivre en égaux dans un État commun « , souligne-t-il dans cette tribune. Seul point que nous ne partageons pas avec Eric Hazan, et qui consiste à abandonner la solution des deux États libres et indépendants.
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Non, Monsieur Valls, condamner la politique coloniale d’Israël n’a rien à voir avec l’antisémitisme.

D’après Manuel Valls, « l’antisionisme est tout simplement le synonyme d’antisémitisme ». Ce propos n’est pas surprenant de la part d’un homme politique pour lequel « l’état d’urgence, c’est l’Etat de droit », et qui entend lutter contre le chômage en facilitant les licenciements. Mais sérieusement, qu’est-ce au juste que « l’antisionisme ? » Il y a deux réponses possibles. La première, celle des dîners du Crif, repose sur deux assertions successives : l’État d’Israël parle au nom des Juifs du monde entier ; par conséquent, être « antisioniste », critiquer la politique israélienne, c’est dénigrer non seulement le gouvernement israélien, mais la population du pays et l’ensemble de tous les Juifs – c’est de l’antisémitisme. Cette façon de voir occulte deux points essentiels : la grande majorité des Juifs vivent ailleurs qu’en Israël et parmi eux, nombreux sont ceux qui n’approuvent pas sa politique ; d’autre part, critiquer un gouvernement ne signifie nullement que l’on accuse la population du pays. Non, condamner la politique coloniale d’Israël n’a rien à voir avec l’antisémitisme.
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la campagne de boycott contre l’Israël, revendique non pas que l’on « jette tous les juifs israéliens à la mer », mais une égalité des droits entre Palestiniens et Israéliens.

La deuxième réponse à la question qu’est-ce que « l’antisionisme ? » est d’ordre historique. Au début du XXe siècle, quand Theodor Herzl invitait les Juifs d’Europe à partir pour la Palestine, beaucoup d’entre eux s’y opposaient, notamment les ouvriers révolutionnaires polonais du Bund. Ils étaient antisionistes, les seuls peut-être à avoir mérité ce terme qui n’a plus guère de sens aujourd’hui. Par la suite, dans l’entre-deux-guerres, la présence juive en Palestine étant un fait accompli, plusieurs intellectuels juifs de grand renom comme Hannah Arendt, Martin Buber ou Gershom Scholem dirent et écrivirent que cette présence ne pouvait plus être remise en cause, mais qu’il fallait surtout éviter que s’établisse une souveraineté juive sur la Palestine. En octobre 1947, alors que le statut de la Palestine était encore en discussion à l’ONU, Arendt prit la parole devant la commission internationale chargée d’éclairer l’Assemblée générale, et plaida en faveur d’une fédération, d’un État binational sur le territoire de la Palestine mandataire.
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la grande majorité des Juifs vivent ailleurs qu’en Israël et parmi eux, nombreux sont ceux qui n’approuvent pas, voire même militent contre la politique d’apartheid du gouvernement israélien.

Aujourd’hui, les termes du débat sont les mêmes. Il y a d’un côté ceux qui défendent un État juif souverain, le plus puissant et le plus homogène possible, qui travaille à judaïser tout le territoire de la Palestine historique en maintenant en sujétion ses habitants non juifs, les Palestiniens d’Israël et ceux des Territoires occupés. Et de l’autre côté, il y a ceux pour lesquels les quelque 11 millions d’êtres humains habitant entre le Jourdain et la mer ont tous le droit de vivre en égaux dans un État commun. Pour ceux, Juifs ou Arabes, qui soutiennent la création d’un tel État, la présence juive en Palestine ne se discute plus depuis longtemps, c’est la souveraineté juive qui est le cœur du litige.
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Le boycott d’Israël est pour eux un moyen d’en finir avec cette souveraineté. Les accuser de vouloir la « destruction d’Israël », d’être des antisémites, c’est utiliser une fois de plus Auschwitz pour légitimer la politique coloniale du gouvernement israélien. Le boycott n’est pas une arme contre les Juifs israéliens. Bien au contraire, il les aide à faire un jour partie intégrante de la région du monde où leurs aînés ont été autrefois conduits, à quitter leurs habits de colons pour devenir des égaux vivant enfin en paix dans un pays réconcilié. »

Le 7 mai : Tous contre la censure !!!

Le Maire de droite d’Argenteuil, Georges Mothron, a fait déprogrammer du cinéma municipal deux films présentés par deux associations indépendantes : – La sociologue et l’ourson d’Etienne Chaillou et Mathias Théry, présenté par l’Association pour la Défense du Cinéma Indépendant des Films d’Auteurs et des salles d’Art et d’Essai (ADCI), film qui retrace un an de débat national sur le mariage pour tous. – 3000 nuits, de Mai Masri, raconte l’histoire d’une jeune Palestinienne, incarcérée dans une prison israélienne hautement sécurisée, où elle donne naissance à un garçon. Ce film, présenté par l’association « Argenteuil Solidarité Palestine » (ASP) fait partie des films retenus pour la deuxième édition du Festival Ciné-Palestine, organisé à Paris et dans plusieurs villes d’Ile-de-France, dont Argenteuil. Il s’agit purement et simplement d’un acte de censure. Cet acte de censure est uniquement motivé par un positionnement politique du Maire sur chacun des thèmes abordés dans ces films.
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Cet acte de censure est une grave atteinte aux libertés d’expression, de création et de pensée. Cet acte de censure à Argenteuil est une atteinte fondamentale à la démocratie. Pour la défense de nos libertés, de la culture et de la démocratie, l’association Argenteuil Solidarité Palestine (ASP) et l’Association pour la Défense du Cinéma Indépendant des Films d’Auteurs et des salles d’Art et d’Essai (ADCI), avec le soutien de l’Observatoire de la liberté de création et de la LDH 95, appellent à un : Rassemblement devant la Mairie d’Argenteuil Samedi 7 Mai à 15 h pour exiger la reprogrammation dans les plus brefs délais des deux films au cinéma d’Argenteuil « Le Figuier Blanc ». Les associations Bezonnaises s’étonnent du silence du ministère de la Culture qui n’a pas réagi en dépit de nombreuses et diverses sollicitations. Ces associations, Bezons la Gauche pour Tous, Palestine-West Bani Zaid et le LAB vous appellent à participer à ce rassemblement et à signer la pétition dont vous trouverez le lien ci-dessous.

CLIQUEZ ICI POUR SIGNER LA PÉTITION : https://www.change.org/p/monsieur-mothron-maire-d-argenteuil-exigeons-la-reprogrammation-de-3000-nuits-et-du-sociologue-et-l-ourson-sur-argenteuil-e98b46cf-c332-4394-8b1b-aa4d2208d794?recruiter=133549595&utm_source=share_petition&utm_medium=email&utm_campaign=share_email_responsive