WEST BANI-ZAÏD PARTICIPE AU FESTIVAL DES SOLIDARITÉS INTERNATIONALES

7 jours de festival, 7 rencontres, 7 débats, 7 sujets, le programme du Festival des Solidarités internationales de Bezons est en ligne ici et notre association de solidarité avec le peuple de Palestine Bezons-West Bani-Zaïd y participe bien évidement. Ses militants vous donnent rendez-vous le jeudi 22  novembre pour un débat autour de l’exécrable loi « l’État-nation du peuple juif » qui soulève un vent de colère et de rejet tant en Palestine qu’en Israël. Lire la suite

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LA LOI SUR L’ÉTAT NATION-JUIF NE PASSA PAS EN ISRAËL

Le 19 juillet 2018, le Parlement israélien adoptait la loi définissant  l’Israël comme État-nation du peuple juif. Des personnalités de tous horizons dénoncent le caractère inique de cette loi. Elles appellent à l’égalité de droit de tous les citoyens israéliens sans distinction d’origine ethnique. C’est une loi qui choque, que ce soit dans l’Etat israélien ou dans le monde entier. La loi qui proclame l’Etat nation juif et qui entérine l’Etat d’apartheid sioniste attaque toutes les communautés,  israélienne, arabes, druzes, palestinienne, LGBTI. De fait, la société israélienne se mobilise face à cette offensive sioniste du gouvernement de Netanyahou. Ci-dessous le text de la pétition que notre association Bezons West Ban-Zaïd vous invite à signer et à faire signer. Lien en fin d’article.

 

Texte de la pétition :

Cette loi est le concentré, l’aboutissement, de la politique de la droite et de l’extrême droite israéliennes. En une douzaine de points :

  • elle affirme la prédominance ethnique juive en Israël ;
  • elle encourage la colonisation juive, présentée comme valeur nationale, et confirme l’annexion de Jérusalem déclarée unilatéralement capitale d’Israël ;
  • elle précise explicitement que le peuple juif est le seul à exercer le droit à l’autodétermination en Israël sans préciser les frontières de celui-ci ;
  • elle retire même à la langue arabe le statut de langue officielle, désormais réservé exclusivement à la langue hébraïque.

Ainsi le postulat d’une inégalité fondamentale, inscrite dans le droit et pas seulement dans les faits, est établi entre les citoyens d’un même pays, d’un côté les citoyens juifs ou d’origine juive et de l’autre côté les citoyens arabes et non juifs, qui deviendraient juridiquement des citoyens de seconde catégorie. C’est dire que cette loi renie ouvertement la promesse de la déclaration d’indépendance du 14 mai 1948 selon laquelle le nouvel État « assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe ». Contrairement à la loi fondamentale de 1992 « sur la dignité de l’homme et sa liberté », elle ne fait plus aucune référence ni à la démocratie ni à l’égalité. Autant de violations des fondements d’un État démocratique et autant de violations du droit international.

De nombreuses personnalités, juives et non juives, se sont élevées contre cette loi. Le président du Congrès juif mondial a fermement critiqué la politique poursuivie par le gouvernement israélien, les lois récemment adoptées et spécifiquement cette loi État-nation. En Israël, des manifestations importantes, regroupant des dizaines de milliers d’Israéliens, de toutes origines et de toutes confessions, ont eu lieu à plusieurs reprises contre cette loi qui institue une discrimination entre les citoyens.

Nous appelons à se tenir aux côtés des progressistes israéliens – sans distinction d’origine ethnique – pour exiger :

  • l’abolition de cette loi inique ;
  • l’égalité de droit de tous les citoyens israéliens ;
  • que cessent les atteintes de plus en plus graves aux libertés démocratiques et aux droits humains.
  • Pour signer l’appel en ligne, cliquez sur le lien ci-dessous : http://pouregalitecitoyensisrael.wesign.it/fr#

  • Cette pétition est à l’initiative de :

    Robert Kissous, économiste, Gilles Manceron, historien, Bernard Ravenel, historien, Michel Tubiana, avocat, Dominique Vidal, journaliste et historien. Premiers signataires : Wadih Al Asmar, président du réseau EuroMed droits, Gadi Algazi, historien, Tel-Aviv, Arié Alimi, avocat, Tauba Alman, membre du bureau de l’Ujre (Union des juifs pour la résistance et l’entraide), Jean-Christophe Attias, universitaire, Bertrand Badie, professeur émérite, Esther Benbassa, directrice de recherche, Pierre Barbancey, grand reporter, Françoise Basch, professeur émérite, Patrick Baudouin, président d’honneur de la Fidh, Sophie Bessis, historienne, Bernard Bloch, écrivain, metteur en scène et comédien, Rony Brauman, ex-président de MSF, enseignant, essayiste, Barbara Cassin, philosophe, Monique Cerisier-Ben Guiga, sénatrice honoraire, Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite des universités, Denis Charbit, universitaire (Israël), Monique Chemillier-Gendreau, professeur émérite de droit public et science politique, Alice Cherki, psychiatre et essayiste, Dimitris Christopoulos, président de la FIDH, Martine Cohen, sociologue émérite au CNRS, Sylvain Cypel, journaliste, Michel Dreyfus, historien, Jean-Pierre Dubois, professeur d’université, Françoise Dumont, présidente d’honneur de la LDH, Dominique Eddé, écrivaine, Bernard Frédérick, journaliste, rédacteur en chef de la Presse nouvelle Magazine (PNM), Jean Giard, ancien député, Mohammed Harbi, historien, Christiane Hessel, Marcel Hipszman, retraité, Eva Illouz, directrice d’études Ehess, Kamel Jendoubi, ancien ministre, ancien président d’EuroMed droits, Daniel Kupferstein, réalisateur, Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité, Henri Leclerc, avocat, Pascal Lederer, coanimateur d’Une autre voix juive, Catherine Lévy, sociologue du travail, Jacques Lewkowicz, président de l’Ujre, Danièle Lochak, universitaire, Michael Löwy, directeur de recherche émérite, Gérard Maarek, urbaniste retraité, Gustave Massiah, ingénieur et économiste, Fabienne Messica, sociologue, Jean-Luc Nancy, professeur émérite, Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue, Gilles Perrault, écrivain, Catherine Sackur, écrivaine, Jean-Louis Sackur, metteur en scène, Marc Sackur, retraité de l’éducation nationale, Malik Salemkour, président de la LDH, Abraham Ségal, cinéaste documentariste, Denis Sieffert, journaliste, Bernard Stiegler, philosophe, Pierre Tartakowsky, président d’honneur de la LDH, Jacques Testart, biologiste et essayiste, Enzo Traverso, historien, Robert Zimmerman, éditeur.

 

40 associations juives rejettent l’amalgame entre antisémitisme et critique de l’Israël.

40 organisations et associations  juives à travers le monde  ont signé une déclaration commune en soutien au mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre Israël. Elles signifient ensemble leur refus de l’amalgame entre antisémitisme et critique d’Israël, estimant qu’il « affaiblit non seulement la lutte des Palestiniens pour la justice, la liberté et l’égalité, mais également la lutte contre l’antisémitisme même ». L’intégralité de la lettre ouverte, communiquée mercredi 18 juillet, est ici reproduite.

Indéfendable historiquement comme idéologiquement, l’assimilation de l’antisionisme à l’antisémitisme constitue surtout une faute grave : elle permet en effet à la droite et à l’extrême droite israéliennes de tenter d’étouffer la voix de tous leurs opposants, à l’intérieur comme à l’extérieur »,

 « Par cette lettre, nous joignant à de multiples organismes internationaux de lutte pour la justice sociale, nous dénonçons la prise pour cible systématique des organisations qui défendent les droits des Palestiniens et particulièrement le mouvement non violent de Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS). Sous couvert d’accusations cyniques et erronées d’antisémitisme, ces attaques confondent dangereusement le racisme anti-juif avec l’opposition aux politiques d’Israël et à son système d’occupation et d’apartheid.

Nous assistons à l’essor alarmant de régimes autoritaires et xénophobes, au premier rang desquels se trouve le gouvernement dirigé par Donald Trump. Ces régimes, tout en s’alliant avec le gouvernement d’extrême-droite d’Israël, font cause commune avec des mouvements racistes et suprémacistes blancs dans leurs propres pays.  Or notre histoire nous a trop bien enseigné les dangers que représente la montée de partis et de gouvernements fascistes et ouvertement racistes. L’essor des discours et des attaques antisémites est un élément de cette tendance générale.

Habitué du CRIF, Emmanuel Macron entretient lui aussi avec complaisance l’amalgame entre antisémitisme et critiques contre le gouvernement de son ami Netanyahu 1er ministre israélien.

Dans une telle période, il est donc plus que jamais essentiel de distinguer clairement les agressions ou les préjugés à l’égard des juifs des critiques légitimes de la politique d’Israël et de l’injustice de son système. La définition de l’antisémitisme donnée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (International Holocaust Remembrance Alliance), et largement adoptée ou prise en compte par les gouvernements occidentaux, est formulée de telle façon qu’il est facile pour ces derniers d’assimiler intentionnellement les critiques légitimes à l’égard d’Israël à de l’antisémitisme, afin de pouvoir mieux les réprimer.  Cet amalgame affaiblit non seulement la lutte des Palestiniens pour la justice, la liberté et l’égalité, mais également la lutte contre l’antisémitisme même. Quant à Israël, cela lui offre une défense opportune, qui lui évite de se plier au droit ou aux normes internationales régissant les droits humains.

Nous exhortons instamment nos gouvernements, nos mairies, nos universités et autres institutions à rejeter la définition de l’antisémitisme donnée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste. En revanche, nous les appelons à prendre des mesures efficaces afin de combattre la haine et la violence des mouvements suprémacistes et nationalistes, et à mettre un terme à toute complicité avec les violations des droits humains perpétrées par Israël. Israël ne nous représente pas et n’est pas apte à parler en notre nom alors qu’il se rend coupable de crimes contre les Palestiniens et leur nie les droits décrétés par les Nations Unies.

Le mouvement BDS, porté par la société civile palestinienne pour la défense de ses droits, nominé pour le Prix Nobel de la Paix, a prouvé son engagement continu dans la lutte contre l’antisémitisme et contre toute forme de racisme et d’intolérance, en vertu de son attachement à la Déclaration universelle des droits humains. Parmi les organisations signataires suivantes, certaines soutiennent pleinement le mouvement BDS, d’autres en partie, d’autres enfin n’ont pas adopté de position officielle sur BDS. Mais nous affirmons tous que l’appel du mouvement BDS représente un ensemble d’outils et de stratégies, qui ne doit en aucun cas être considéré comme de l’antisémitisme ».

L’antisionisme est l’expression de l’opposition au mouvement politique visant à la création puis à la consolidation d’un Etat juif en Palestine. Un Etat, Israël, qui s’est construit au détriment du peuple palestinien pour qui 1948 est synonyme de catastrophe (ou Nakba en arabe) ; un État qui s’est consolidé et étendu au prix de la colonisation et de l’apartheid mais aussi de milliers de morts.

Les 40 signataires de cette lettre ouverte  : Academia equality (Israel), Boycott from Within (Citoyens israéliens pour BDS), Coalition des femmes pour la paix (Israel), Collectif judéo-arabe et citoyen pour la Palestine (Strasbourg, France), Dayenu: New Zealand Jews Against Occupation (Nouvelle-Zélande), Een Ander Joods Geluid – Une autre voix juive (Pays-Bas), Een Andere Joodse Stem – Une autre voix juive (Belgique), European Jews for a Just Peace, Free Speech on Israel, Gate48 – critical Israelis in the Netherlands, Independent Jewish Voices (Canada), Independent Jewish Voices (Royaume-Uni), International Jewish Anti-Zionist Network, Jewish Anti-Fascist Action Berlin (Allemagne), Jewish Voice For Labour (Royaume-Uni), Jewish Voice for Peace (Etats-Unis), Jewish Voice for Peace members in London (Royaume-Uni), Jews Against Fascism (Australie), Jews for Justice for Palestinians (Royaume-Uni), Jews for Palestinian Right of Return, Jews of Color & Sephardi and Mizrahi Jews in Solidarity w/ Palestine (Etats-Unis), Jews Say No! (Etats-Unis), JIPF – Judar för Israelisk Palestinsk Fred (Suède), Jüdische Stimme für gerechten Frieden im Nahost e.V. (Allemagne), Justice for Palestinians, Los Otros Judíos (Argentine), Manchester Jewish Action for Palestine (Royaume-Uni), Quebrando Muros – Judeus Brasileiros Pela Descolonização da Palestina (Brésil), SEDQ Network- A Global Jewish Network for Justice, South African Jewish Voices for a Just Peace (Afrique du Sud), South African Jews for a Free Palestine (Afrique du Sud), Union des progressistes juifs de Belgique (Belgique), United Jewish People’s Order (Canada), Union juive française pour la paix (France).

La Knesset officialise l’Israël État d’apartheid

Jeudi matin, la Knesset, le parlement israélien, a fait passer une loi élevant le pays au statut d’« État-nation du peuple juif ». Les Arabes israéliens, qui représentent 18% de la population, sont donc relégués au second rang. Le texte élimine la langue arabe des langues officielles. L’hébreu devient la seule langue  officielle. Les accusations de « racisme » de l’opposition et les fortes réserves  de Reuven Rivlin, Président de l’Israël, ont néanmoins pesé puisque cette loi abjecte n’ a été adoptée que par 62 voix pour, 55 contre et cinq absentions.

Protestation à Tel Aviv, le 14 juillet, contre le projet de loi défendu par le Likoud. Jack Guez/AFP

Protestation à Tel Aviv, le 14 juillet, contre le projet de loi défendu par le Likoud.

Si la loi sur les libertés du 17 mars 1992 définissait Israël d’un bel oxymore – un « État juif et démocratique » – laissant quelque place à l’interprétation, depuis jeudi, le caractère inégalitaire de l’État israélien est désormais assumé et gravé dans le marbre de la Loi. Avec 62 voix contre 55 et 3 abstentions, la Knesset a adopté le texte élevant le pays au rang « d’État-nation du peuple juif ». Cette Loi fondamentale, préparée depuis plus de sept ans par la droite et l’extrême droite israéliennes, officialise de fait les discriminations envers les Israéliens non juifs. Elle est aussi le point d’orgue d’une batterie de lois liberticides votées ces cinq dernières années, avec, entre autres, l’interdiction de la commémoration de la Nakba pour les Palestiniens, le refoulement aux frontières des partisans de la campagne BDS ou encore le retrait du statut de résident aux Palestiniens de Jérusalem-Est pour « rupture de loyauté ».

Netanyahou,  1er ministre de l’État de l’Israël avec à ses côtés, Avi Dichter, auteur du texte de loi définissant officiellement l’Israël comme un État juif

Pour les députés de la Liste arabe unie, cette loi correspond à « la mort de (leur) démocratie ». Une formule qui fait écho à celle qui avait accompagné l’assassinat d’Yitzakh Rabin, tué le 4 novembre 1995 par l’ultranationaliste religieux juif Ygal Amir. Quand il était aux manettes, le premier ministre travailliste et signataire des accords d’Oslo a toujours tenté de respecter l’esprit de la déclaration d’indépendance du 14 mai 1948, qui assure « une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous les citoyens israéliens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe ». Autant de valeurs ouvertement violées par les dispositions inscrites dans cette nouvelle loi made in Likoud. Le texte cible particulièrement les Palestiniens d’Israël, soit 18% des habitants du pays. La notion de judaïté accolée à celle de nation les rabaissent de facto à une citoyenneté de second rang. Un article stipule même que la langue arabe qui, au même titre que l’hébreu, avait jusqu’alors le statut de langue d’État, n’aura plus désormais qu’un « statut spécial ». Pour Saëb Erakat, secrétaire général de l’OLP, ce genre de détails révèle une loi raciste qui « légalise officiellement l’apartheid en Israël ». Un point de vue repris hier par la députée d’opposition travailliste, Shelly Yachimovich.

Depuis la NAKBA, voilà 70 ans que les Palestiniens vivent sous la politique d’apartheid de l’Israël, qui occupe et colonise le pays en total illégalité.

De son côté, Benyamin Netanyahou, malgré un score plus faible qu’il ne l’espérait, s’est félicité de ce vote. « C’est un moment décisif dans l’histoire de l’État d’Israël qui inscrit dans le marbre notre langue, notre hymne et notre drapeau », s’est réjoui l’actuel premier ministre, bourreau de Gaza,  oubliant de citer, outre le rétablissement du calendrier lunaire, deux autres points plus gênants.

En France, le bourreau de Gaza peut compter sur son ami Macron.

Quelques mois après l’inauguration de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem par Donald Trump – qui a débouché sur le massacre par l’armée israélienne d’une soixantaine de Gazaouis venus manifester à la frontière –, la loi définit officiellement la ville comme capitale « complète et unifiée » du pays. Et ce, alors même que le statut de Jérusalem – comme le droit international l’y engage – ne peut être tranché qu’au terme de négociations de paix avec les Palestiniens. Autre point oublié : l’article évoquant la possibilité de créer des localités exclusivement réservées aux juifs. Après que l’opposition a réussi à en faire reconnaître l’aspect discriminatoire, le texte amendé affirme néanmoins que « l’État considère que le développement des implantations juives relève de l’intérêt national ». Une philosophie violente que le rapporteur de cette loi, le député du Likoud Avi Dichter, n’a pas hésité à promouvoir, jeudi, en lançant aux députés arabes : « Vous n’étiez pas ici avant nous et vous ne resterez pas ici après nous. Nous avons fait passer cette Loi fondamentale pour empêcher la moindre velléité ou tentative de transformer l’État d’Israël en une nation de tous ses citoyens. »

Des propos qui devraient logiquement interpeller les Nations unies. Depuis 1973, la France, comme la majorité des États membres de l’ONU, a adopté une convention internationale sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid. À l’heure où ces lignes étaient écrites, Emmanuel Macron, président du pays des droits de l’homme, ne semblait pas s’en souvenir. Et l’Israël devient le seul pays au monde à nomination religieuse, sans frontière officielle et qui continue d’occuper et e coloniser la Palestine en toute illégalité malgré les nombreuses résolutions de l’ONU !

 

L’antisémitisme à toutes les sauces !!

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Aujourd’hui 18 juillet 2018 est le centième anniversaire de la naissance de Nelson Mandela dont le combat avec l’ANC mis fin à des décennies d’apartheid en Afrique du Sud. Reste que cet apartheid, qui a été vaincu en Afrique du Sud et qu’on pensait définitivement derrière nous, est en train d’être institutionnalisé en Israël. Le gouvernement de Netanyahou veut, avec le projet de loi sur l’“État-nation du peuple juif”, créer de nouvelles localités exclusivement réservées aux juifs, autrement dit interdites aux Palestiniens d’Israël. Ceci s’appelle l’apartheid et mérite d’être combattu. Il y a des similitudes entre la lutte contre la ségrégation raciale en Afrique du Sud et celle pour la solidarité avec le peuple palestinien.

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Nous sommes nombreux dont notre engagement en faveur des Palestiniens a tout naturellement puisé ses ressources dans le combat de Mandela. Il nous a appris l’essentiel : pour une cause juste, la résistance et la solidarité peuvent transformer un rapport de forces défavorable en une victoire politique.. Parmi celles et ceux à Bezons qui sont engagés dans la lutte pour un État palestinien, figure notre maire Dominique Lesparre. Ce dernier est aujourd’hui victime d’une odieuse accusation de la part  de mouvements extrémistes israéliens. Ces derniers l’accusent d’antisémitisme.  Une attaque  bien entendu en lien avec l’inauguration symbolique de l’allée de la Nakba que nous avons organisée conjointement le 11 juin dernier. Pour ces individus, pour les associations et mouvements tels que le CRIF, la Licra, UEJF, le BNVCA, Avocats sans frontière…comme pour le gouvernement israélien mais  aussi des membres de notre gouvernement, critiquer la politique coloniale et d’apartheid de Netanyahou, c’est systématiquement  être antisémite.  Mais face à ces abjectes accusations ni notre maire ni notre association n’entendons rester sans réagir. Notre ami, maire de Bezons  a publié une déclaration. Et notre association lui a adressé un message de solidarité. Vous les trouverez ci-joint.  Que les auteurs de ces exaltations, des ces calomnies le sachent : ils ne font que  renforcer notre détermination à continuer notre combat avec la certitude que l’apartheid ne survivra pas en Palestine. Les Palestiniens auront leur État !

La déclaration de Dominique LESPARRE, maire de Bezons : ANTISEMITISME REACTION DU MAIRE DOMINIQUE LESPARRE – rev2

Le message de soutien de notre association : LETTRE DE SOUTIEN à DL 17 juillet 2018

Le vrai visage de la députée LREM Lazaar !!

Son idole étant consacré chanoine elle aurait pu croire à un miracle, mais celui-ci n’a pas eu lieu. Alors que seuls quelques éléments de sa garde rapprochée avaient répondu à son invitation pour une réunion publique à Argenteuil ce mercredi 27 juin,  la députée du souverain Macron dans notre circonscription s’est sérieusement fait chahutée hier soir lors où s’étaient invités des militants de la cause palestinienne. Elle espérait de « l’entre soi », une petite soirée tranquille, une soirée causerie entre amis des riches et des très riches pour discuter flegmatiquement de la politique libérale du chanoine Macron, et bien…c’est raté !

 C’était sans compter sur la colère et la détermination des militants pour la cause palestinienne d’Argenteuil, scandalisés suite à la position pro-israélienne adoptée par cette députée au lendemain de l’inauguration symbolique de l’allée Nakba, à l’initiative de notre association et du maire de Bezons. Elle avait choisi de hurler avec les loups de l’extrême droite israélite. Paniquée devant le sujets des questions, embourbée dans ses contradictions et bégayante devant sa totale ignorance de certains dossiers, elle a offert son vrai visage à l’assistance, être juste une camériste de Macron. Elle a d’ailleurs fini par levé le drapeau blanc, orpheline de l’appui de deux autres députés du même acabit, qui ont préféré baisser la tête plutôt que d’ouvrir la bouche. Elle avouera même avant le KO de pas être l’ambassadrice  de Macron. Culottée tout de même ! Alors si cela est le cas, vous êtes quoi Madame Lazaaar ?

Bravo à nos amies et amis d’Argenteuil ! Mais maintenant nous pouvons en être certains :  politique abjecte envers les migrants, sélection des étudiants, loi Elan avec traitement indigne des personnes handicapées, obligation de prouver son non-consentement pour les personnes violées y compris les mineurs, attaques contre les plus démunis, les bretons traités de mafieux, les pauvres de coûter chers, poursuite de l’utilisation du glyphosate, il n’y a pas que des salauds au gouvernement, il y a aussi des incompétents.

Vous pouvez lire ci-joint, en cliquant sur le lien, l’article que le site de nos amis d’Euro-Palestine a consacré à cette soirée agitée pour Madame Lazaar : http://www.europalestine.com/spip.php?article14449 

 

 

11 juin, deux initiatives de solidarité pour la Palestine à Bezons

15 mai 1948 – 15 mai 2018 : 70 ans déjà ! 70 ans depuis le début du drame des Palestiniens ; 70 ans de souffrance, de malheurs et de massacres pour un peuple ; 70 ans depuis le début de cette injustice imposée à un peuple sur sa terre ; 70 ans de déportation d’un peuple pour le remplacer par un autre ; 70 ans d’exil forcé, d’expulsions, de confiscation des terres, de privation de droits élémentaires des Palestiniens. Mais 70 ans de résistance, de patience, de détermination, de courage, et de persévérance pour un peuple toujours debout. Un peuple toujours attaché à sa terre et à ses racines en dépit de toutes les mesures de cette occupation illégale et qui dure. Aussi, notre association vous invite à deux initiatives de solidarité envers nos amis Palestiniens le 11 juin : inauguration de l’allée de la Nakba et un débat  » 70 ans après la Nakba, qu’en est-il de la Palestine »

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INAUGURATION DE L’ALLÉE NAKBA A BEZONS

« La défaite des Arabes en Palestine n’est pas une calamité passagère ni une simple crise, mais une catastrophe (Nakba) dans tous les sens du terme, la pire qui soit arrivée aux Arabes dans leur longue histoire pourtant riche en drames », Constantin Zureiq

Le concept de Nakba (« catastrophe » en arabe), désigne le déplacement forcé de 800 000 Palestiniens à la création de l’Etat d’Israël en 1948, expulsés de leur domicile par les paramilitaires sionistes qui détruisirent aussi des centaines de villages. C’était le 15 mai 1948 ! Depuis, pour les Palestiniens, la création de l’état de l’Israël  signifie occupation, expulsions, apartheid et assassinats sont le lot quotidien de cet admirable peuple. Des Palestiniens exilés de force ont voulu faire valoir leur « droit au retour », défini en ces termes par la résolution 194 des Nations Unies, votée le 11 décembre 1948 : « il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins ». Mais comme pour toutes les autres résolutions votées par l’ONU, l’Israël n’en applique aucune sans être pour le moins inquiété ou sanctionné.

70 ans plus tard, la colonisation et l’occupation totalement illégales de la Palestine par l’Israël continue avec son lot d’atrocité et d’humiliations, comme dernièrement à Gaza. Plus de 60 morts au mois de mai. Aussi, pour marquer une nouvelle fois notre solidarité avec le peuple palestinien, Dominique Lesparre, maire de Bezons et  l’association Bezons-West Bani Zaïd vous invitent à faire valoir le droit de tous les Palestiniens à vivre en liberté et dans la dignité dans leur patrie en participant à la dénomination symbolique d’une allée de notre ville « Allée Nakba ». Nous vous donnons rendez-vous le lundi 11 juin à 18h sur la parvis de notre Hôtel de Ville.

Israël, de quoi me souviendrai-je de toi ?

Je me souviens aussi des poignées de main entre Rabin et Arafat en 1993, à Oslo, et l’espoir fracassé par l’extrême droite obscurantiste juive, assassinant l’espoir de paix en la personne du premier ministre israélien.

Chaque vendredi, Pierre Serna, historien, livre dans une rubrique du journal l’Humanité, son sentiment sur l’actualité. Ce vendredi il a écrit celle que nous vous livrons ci-dessous. Elle fait suite  aux massacres orchestrés par Nethanayou et Trumps à Gaza. Elle invite les israéliens à s’interroger sur leur propre histoire.

Je me souviens , en 1987, de jeunes officiers israéliens mettre des numéros sur les prisonniers palestiniens pour les trier, inconscients de ce qu’ils faisaient au regard de la Shoah.

 Sommes-nous à ce point gavés d’images violentes et d’informations toujours plus anxiogènes que, une semaine après le meurtre de 60 Palestiniens et les blessures et amputations infligées par armes de guerre à des centaines d’autres, nous soyons passés à autre chose, et que la communauté internationale n’ait quasiment rien fait pour tenter d’imposer, simplement, le droit ? Je me souviens de mon CM2 à Tulle. Dans cette terre de résistance s’il en est, notre institutrice nous avait montré, pour préparer la cérémonie du souvenir des pendus par les SS de la division Das Reich en juin 1944, des documents de la Seconde Guerre mondiale, où l’on voyait des scènes de camps de concentration, première vraie confrontation avec le martyre du peuple juif. Je me souviens de mes cours de terminale à Nice, lorsque la solution finale fut étudiée de façon approfondie avec la naissance douloureuse d’Israël, et l’aventure de ces migrants juifs sur la Méditerranée.

Je me souviens des visions de la seconde intifada, en septembre 2000, et de cet enfant, déjà mort, tué par balle et encore blotti contre son père

Je me souviens aussi d’un basculement, en 1982, lors des massacres de Sabra et Chatila, lorsque Tsahal, l’armée israélienne, laissa massacrer impunément des milliers de Palestiniens réfugiés dans les faubourgs de Beyrouth. Je me souviens aussi de l’horreur des anciens déportés, lorsqu’ils virent, durant la première intifada, en 1987, de jeunes officiers israéliens mettre des numéros sur les prisonniers palestiniens pour les trier, inconscients de ce qu’ils faisaient au regard de la Shoah. Je me souviens aussi des poignées de main entre Rabin et Arafat en 1993, à Oslo, et l’espoir fracassé par l’extrême droite obscurantiste juive, assassinant l’espoir de paix en la personne du premier ministre israélien.

Je me souviens aussi, en 1982, lors des massacres de Sabra et Chatila, lorsque Tsahal, l’armée israélienne, laissa massacrer impunément des milliers de Palestiniens

Je me souviens des visions de la seconde intifada, en septembre 2000, et de cet enfant, déjà mort, tué par balle et encore blotti contre son père qui le protégeait en vain… Je me souviens du courage de Zeev Sternhell, le grand historien israélien du fascisme, dénonçant le songe brisé d’une démocratie israélienne incapable d’assumer la naissance d’un second État garantissant la paix entre deux pays indépendants et souverains… puis la tentative d’attentat contre lui en 2008. À force de dénoncer Netanyahou, il ne faut pourtant pas oublier qu’Israël demeure un pays démocratique. Ce sont les Israéliens qui choisissent leurs députés. De quoi est construite leur mémoire ? De quoi est construit leur futur ? De quoi les jeunes Israéliens se souviendront-ils ? Je n’aimerais pas me souvenir d’Israël comme d’un pays bourreau des Palestiniens. Il est temps de changer, que les Israéliens retrouvent la mémoire et l’utilisent comme une arme de paix plutôt que comme une arme de destruction lourde de leur propre histoire… Il le faut pour les enfants de ces deux pays : Israël et Palestine.

Gaza : arrêtez les mains des assassins Netanyahou et Trumps!

Après les massacres de Gaza, dont le dernier bilan s’élève à 61 morts et plus de 2700 blessés, et la provocation de Trump d’installer son ambassade à Jérusalem, par centaines, nous avons hier, place de la République, en présence entre autre de Pierre Laurent, premier secrétaire du PCF mais aussi d’Hachim Khreibi, porte-parole de l’ambassade de Palestine en France,  témoigner notre solidarité au peuple palestinien et exiger de la part de la France et de l’Union européenne des sanctions contre la politique mortifère du gouvernement israélien. Des centaines de personnes se sont réunies place de la République brandissant des pancartes « Nous sommes tous Palestiniens « ,   » Arrêtez le massacre », « Israël = assassin « , ou « Liberté Palestine ».

Des militants de notre association en compagnie d’ Achem Khreibi, porte-parole de l’ambassade de Palestine en France.

Pour Jean-Paul Lecoq, député communiste du Havre, présent place de la République, il était important d’être présent: « L’Assemblée Nationale recevait le président de la Knesset (Parlement israélien) Yuli-Yoel, je ne pouvais pas faire silence. Être ici était une manière de lui répondre », a-t-il déclaré. L’Union Juive Française pour la Paix avait également appelé à ce rassemblement.

Les crimes des gouvernements israéliens et américains ont été dénoncés jusque sur le tapis rouge du festival de Cannes, ici par l’actrice Manal Issa.

Lors de son interview  par une chaine de TV algérienne, le président de notre association a souligné que « La solution à deux États sur base des frontières de 1967, avec Jérusalem comme capitale de de la Palestine est le seul moyen de parvenir à une paix durable entre Israéliens et Palestiniens. C’est pourquoi la France doit reconnaitre l’État Palestinien comme a eu le courage de le faire, entre autres, le maire communiste de Bezons. Mais dès maintenant, la communauté internationale, dont la France, doit faire cesser immédiatement  la construction des colonies israéliennes en Palestine car elles sont totalement illégales en vertu du droit international, et elles compromettent la solution à deux États en constituant un obstacle majeur aux efforts de paix »

Massacre à Gaza: Rassemblement demain à Paris.

Suite au massacre de 59 Palestiniennes et Palestiniens et plus de 2770 blessés par l’État de l’’Israël le 14 mai 2018 à la frontière de Gaza lors de la marche pour le retour, plusieurs rassemblements sont organisés dès aujourd’hui dans plusieurs villes de France et demain. Dans son éditorial de ce jour, le journal Le Monde écrit : « La répression sanglante contre des milliers de civils palestiniens massés à la frontière israélienne lundi éclaire la spirale guerrière dans laquelle Israël s’est enfermé. Ce qu’il restera, surtout, de cette journée est le spectacle schizophrène et obscène des réjouissances diplomatiques américano-israéliennes à Jérusalem pendant qu’un carnage était perpétré, à une centaine de kilomètres de là, sur des civils cherchant à franchir une frontière, sans autre arme que leur désespoir (…)

Les plus jeunes de ceux dont la mort a été confirmée sont un nourrisson de 10 mois et Ezz Eldin, 14 ans, tué pendant la journée la plus meurtrière depuis l’assaut israélien sur l’enclave en 2014.

L’alignement, par l’administration Trump, de la position des États-Unis sur celle du Likoud n’est pas un cadeau pour Israël, contrairement à ce que pourraient croire les Israéliens : il encourage le gouvernement Nétanyahou dans son hubris guerrière, et donne l’illusion à ce jeune pays d’un soutien alors qu’il est plus isolé que jamais sur la scène internationale. Personne ne se berce d’illusions sur les promesses de plan de paix de Donald Trump. Or, sans perspective de paix, Israël se condamne à vivre dans la peur ».

SOLIDARITE AVEC LES PALESTINIENS, CONDAMNATION DES GOUVERNEMENTS AMERICAINS ET ISRAELIEN, RASSEMBLEMENT DEMAIN, MERCREDI 16 MAI à 17h30, PLACE DE LA RÉPUBLIQUE à l’appel du Collectif National Paix Juste Durable Palestine,

N’hésitez pas à partager sur les réseaux  l’événement FB, lien ci-dessous: https://www.facebook.com/events/153322555516063/

 

 

Bain de sang à Gaza. Honte à l’Israël !

Ivanka Trump, conseillère à la Maison-Blanche et fille de l’incendiaire président des USA lors de l’inauguration de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem. On rigole pendant que des Palestiniens sont assassinés à moins de 90 km. . Nous frôlons le sadisme ! ,

Champagne et petits fours pour la scandaleuse inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem, alors qu’à moins de 90 km, le gouvernement d’extrême-droite israélien, avec le total soutien du président américain, tue les Palestiniens. Et le monde ne dit rien. Honte à l’Israël qui tire une nouvelle fois sur des gens désarmés avec une volonté démontrée de tuer. Mais honte aussi à la France qui se tait comme les autres.

Les Palestiniens subissent chaque jour les exactions de l’État d’Israël. Mais Netanyahu a été reçu à deux reprises et en ami par Macron en moins d’un an

Les soldats israéliens ont assassiné 59 manifestants palestiniens dont 11 enfants et fait près de 2 400 blessés dans la bande de Gaza depuis lundi 14 mai. Emmanuel Macron a fait le service minimum en  «condamnant les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants». Tuer intentionnellement 59 personnes, c’est « violent » pour sa majesté élyséenne.  C’est un bain de sang Monsieur Macron ! C’est de l’assassinat commandité par le chef du gouvernement juif, votre ami meurtrier Netanyahou que vous appelez fraternellement Bibi. Il est inexcusable que des civils, des journalistes et des enfants aient été des victimes de la folie et du racisme du gouvernement de l’Israël. Sortez de votre coupable et complice silence Monsieur Macron et agissez  pour protéger le peuple palestinien !

Militaires israéliens, véritables assassins au service du gouvernement d’extrême-droite de l’État juif de l’Israël

Ce massacre est un crime organisé, méticuleusement préparé, le monde entier y assiste avec effroi, médusé, révolté et scandalisé à la fois, à travers les images que diffusent écrans de télévision et autres médias. Mais comment l’Israël, une nation qui vit le jour au lendemain (1948) de ce crime unique dans les annales de l’humanité que fut la Shoah, peut aujourd’hui se comporter à son tour, à l’encontre des Palestiniens, comme un assassin ? L’Israël n’est pas digne, en cette effroyable circonstance, de son Histoire. Pis : il la trahit, au gré de ses seuls intérêts géostratégiques, et la déshonore !

C’est pourquoi c’est aussi au peuple israélien qu’il revient de se lever massivement contre folie meutrière, contre cette politique d’apartheid et d’assassinat menée encore aujourd’hui par son  gouvernement d’extrême-droite. Car cette barbarie déshonore l’Israël. Ici, l’association Bezons West Bani Zaïd tient à dénoncer cette violation abjecte, cette insulte aux droits de l’Homme et ces véritables  crimes de guerre commis par l’armée israélienne au service de son gouvernement.  

Gaza, Palestine : halte au massacre, envoi d’urgence d’un navire hôpital : SIGNER LA PÉTITION

Pétition adressée à M. Emmanuel Macron, président de la République

Face aux terribles massacres que continue à subir le peuple palestinien, notamment à Gaza, nous demandons que M. Emmanuel Macron, président de la République française :

Exige solennellement l’arrêt immédiat de l’utilisation d’armes de guerre par l’armée israélienne contre des manifestants non armés,

Engage, pour se faire entendre, de premières sanctions contre Israël, et suspende toute coopération militaire avec Israël,

Envoie d’urgence un navire-hôpital à Gaza, pour venir au secours des blessés, soulager les hôpitaux palestiniens, et éviter encore plus de morts et de handicapés à vie.

Il y a des lignes rouges et l’État d’Israël les a franchies depuis longtemps. Ces tirs de sang-froid contre des hommes, des femmes et des enfants piétinent les valeurs humaines les plus fondamentales.

La France doit agir, tout de suite. Elle en a l’obligation, elle en a le devoir.

POUR SIGNER, CLIQUEZ SUR CE LIEN :  https://petitions.france-palestine.org/index.php?petition=4

 

Reconnaissance de l’État palestinien : une ville de plus !

Après Bezons, Gennevilliers, Valenton,  Allonnes, Stains…et d’autres villes encore, c’est au tour de du Conseil Municipal de Boulazac Isle Manoire, ville de 7 000 habitants en Dordogne, sur l’initiative de son maire communiste Jacques Auzou, de voter une délibération portant sur la reconnaissance de l’État Palestinien.

Boulazac Isle Manoire est engagée depuis de nombreuses années en faveur du Peuple Palestinien et pour une solution à deux États permettant aux peuples israélien et palestinien de vivre en paix. Un cèdre, planté au quartier Lucien Dutard, symbolise d’ailleurs cette solidarité, tout comme l’Olivier devant l’Hôtel de ville l’incarne à Bezons. En 2013, cette commune avait déjà  attribué le statut de Citoyen d’Honneur à Marwan Barghouti, le « Mandela palestinien »  emprisonné en Israël depuis 2002.

Au moment où le gouvernement d’extrême droite israélien fait assassiner, en tout impunité, des palestiniens désarmés  sur la bande de Gaza, au moment où ce même gouvernement intensifie sa politique d’apartheid, notre association se réjouit de cette délibération. BRAVO au maire et aux élus de Boulazac Isle Manoire !

Pour lire la délibération , CLIQUEZ ICI : Délibération Etat palestinien

 

Israël interdit au maire de Gennevilliers d’aller en Palestine

Ce lundi 16 avril après six heures de rétention et six d’interrogatoire, le maire de Gennevilliers s’’est vu notifier par Israël son empêchement d’aller à Jérusalem. Les raisons invoquées sont la connaissance de Palestiniens, le soutien aux prisonniers politiques. L’ambassade de France en Israël et le consulat à Jérusalem sont intervenus en faveur du maire du Gennevilliers mais l’État d’Israël a maintenu son refus et l’a expulsé.

Cette situation  inacceptable marque un raidissement de la position de l’État d’Israël à l’égard de celles et ceux qui agissent pour le droit des Palestiniens à disposer d’un État libre et indépendant. Cette situation d’arbitraire est intolérable. Qui pourrait trouver normal que l’Allemagne empêche un Français d’aller en Belgique ? C’est pourtant ce que fait Israël en empêchant un élu de la République d’aller à Jérusalem ou en Palestine. La France, et particulièrement le président Macron, doivent refuser cette humiliation constante à l’égard de citoyens français interdits d’entrer en Palestine. Devant le refus d’Israël de respecter les différentes résolutions de l’ONU, la France doit reconnaître officiellement l’État de Palestine.

17 avril, Journée internationale de soutien au peuple palestinien

Bezons West Bani Zaïd est signataire, avec 20 autres associations et organisations, de l’appel à participer à la Marche pour la Liberté, le mardi 17 avril à Paris, à l’occasion de la journée internationale de solidarité avec les Palestiniennes et tous les Palestiniens, qu’ils soient enfermés dans la bande de Gaza, bouclés et agressés en Cisjordanie, réfugiés au Liban ou ailleurs, ou bien séquestrés derrière les barreaux des prisons israéliennes.  Toutes et tous subissent la politique d’apartheid du gouvernent d’extrême-droite israélien !

L’heure est grave. Les Palestiniens  risquent quotidiennement leur vie et leur intégrité physique, à Gaza, mais aussi avec les grèves de la faim qui se poursuivent dans les prisons israéliennes, et les attaques de la population dans toute la Cisjordanie occupée, dont Jérusalem, de plus en plus inaccessible.

Cette résistance héroïque face aux massacres de manifestants non armés force le respect dans l’opinion publique internationale, y compris en Israël  A tel point qu’Israël fait tout actuellement pour déclencher une guerre occidentale en Syrie, qui arrangerait bien ses affaires, en détournant les projecteurs de ses crimes. Mais comment les dirigeants européens, comment le gouvernement de Macron peuvent-ils rester indifférents face à ces avalanches de violences et de crimes ?

De même la campagne BDS pour le boycott des produits israéliens doit encore se renforcer. En France, il n’est pas rare constater que les fruits « made in Israel » pourrissent dans les magasins qui acceptent encore de se fournir auprès de voleurs de terres.  En solidarité avec la Palestine, en soutien aux habitants de Gaza, pour condamner le scandaleux silence de Macron, pour dénoncer les crimes de l’Israël, pour appler au boycott des produits des occupants, nous vous donnons rendez-vous MARDI 17 AVRIL,  PLACE DE LA RÉPUBLIQUE, à partir de 17 h.

 

 

 

Reconnaissance de l’État Palestinien : le journal Le Parisien salue la détermination du maire de Bezons

Une fois n’est pas coutume, dans un article parue ce matin, le quotidien Le Parisien salue la détermination du maire qui est bien résolu à ne pas répondre à l’injonction de l’État. Alors que notre président des riches reste scandaleusement muet face aux nouveaux massacres commis par l’armée israélienne sur la bande Gaza, alors que ce même président s’acoquine avec le premier ministre d’extrême droite israélien, l’État  met en effet en demeure notre maire d’annuler la délibération prise par le Conseil municipal de Bezons le 14 février dernier en faveur de la reconnaissance de l’État palestinien.  

En restant de marbre devant les massacres commis sur la bande Gaza, Macron confirme son soutien à la politique d’apartheid de l’Israël.

« Il est hors de question que je retire cette délibération et j’accepte le risque d’aller jusqu’au tribunal administratif »,  précise Dominique Lesparre. Cet article donne également la parole à des Bezonnais qui soutiennent la décision du Conseil municipal de Bezons et font référence à notre banquet du 31 mars dernier. D’une pierre, deux coups. Merci au journal Le Parisien !

Nous assurons le maire de Bezons, notre ami,  de notre profonde solidarité et nous lui apportons notre total soutien dans la courageuse décision qu’il vient de prendre.

Pour lire l’article du Parisien, rendez-vous sur le blog de notre maire : https://dominiquelesparre.wordpress.com/wp-admin/post.php?post=12297&action=edit

 

Ce soir, ciné-débat à Argenteuil : la vérité sur les centres d’interrogatoires israéliens

Notre association Bezons-West Bani Zaïd s’associe à l’Association du Cinéma Indépendant, des films d’auteur et des salles d’Art et Essai et aux militants de la cause palestinienne d’Argenteuil pour vous inviter à participer nombreux à la projection du film « Ghost Hunting » de Raed Andoni. 

Afin de se confronter aux fantômes qui le hantent, le réalisateur palestinien Raed Andoni a organisé un casting de comédiens et de professionnels du bâtiment. Tous, comme lui, sont passés par La Moskobiya, le principal centre d’interrogatoire israélien. Ensemble, ils reconstituent ce lieu de détention dans lequel les anciens prisonniers vont (re)jouer les interrogatoires et la séquestration. Cette entreprise  va conduire les uns et les autres à jouer tantôt les bourreaux, tantôt les victimes dans une démarche cathartique à la fois troublante et émouvante. Ce film est dédié aux 750 000 Palestiniens qui ont fait l’expérience des prisons israéliennes et des centres d’interrogatoires depuis 1967. Le cinéaste en a fait partie.

Ne ratez donc pas cette projections qui aura lieu en  présence de la co-productrice du film, Palmyre Badinier  :

Vendredi 6 avril à 20 h 30 au Figuier Blanc à Argenteuil

Entrée 3,50 €

Banquet de West Bani Zaïd, plus que jamais Vive la Palestine !!

Bien sûr l’association Bezons-West Bani-Zaïd n’en est pas  à son premier coup d’essai. Mais pour ce banquet 2018 de la solidarité avec le peuple palestinien  ce fut encore un coup de maître ! Organiser ce type de manifestation en plein week-end de Pâques, il fallait oser. Ils ont osé et ils ont eu raison.  216 personnes très exactement ont répondu présents. Donc pari gagné ! Une belle soirée à laquelle une chaîne de télévision algérienne, qui avait dépêché des journalistes sur place,  a par ailleurs consacré une page de son journal télévisé :

 

Hachem Khreibi,, conseiller auprès de monsieur l’Ambassadeur à la Mission de Palestine en France, Dominique Lesparre, maire de Bezons et Christian Leduey, président de West Bani Zaïd

Une soirée où il fut bien évidement et surtout question du nouveau massacre à Gaza, orchestré par Netanyahou et au cours duquel 18 palestiniens désarmés ont été lâchement assassinés par les snippers israéliens lors de la marche pacifique organisée, comme chaque année pour la Journée de la Terre, le 30 mars. Une fois encore, le gouvernement d’extrême-droite tue, blesse, violente, humilie Gaza. Et nous ne pouvons qu’être scandalisés devant l’inertie complice de notre gouvernement qui a osé n’appeler ce pouvoir colonial qu’à « la retenue ».

Christian Leduey, président de l’association, entouré de Hachem Khreibi,, conseiller auprès de monsieur l’Ambassadeur à la Mission de Palestine en France, de Dominique Lesparre,  maire de Bezons, de Raymond Aiyvi, conseiller municipal délégué à la Paix et à la solidarité internationale et de Jean Contri, le président d’honneur de l’association, a bien évidement entamé son intervention (voir PDF ci-joint) sur ce nouveau drame que vivent nos amis palestiniens. Il a toutefois en préambule tenu à rendre hommage à une grande amie de la  Palestine et de la Paix, Christine Sanguinède, disparu en février dernier. La soirée était également consacrée à la situation des prisonniers palestiniens. C’est pourquoi les portraits de Ahed Tamimi, Marwhan Barghouti et Salah Hamouri,  prisonniers emblématiques de l’apartheid israélien, paraient la salle Aragon.  Autre particularité de ce banquet, pour la première fois  le stand des produits palestiniens (qui a fait un tabac !) était tenu par…un palestinien, notre ami Burnat Ibrahim, membre également de l’association des prisonniers palestiniens.

Enfin, la date de notre banquet coïncidait avec le dixième anniversaire de la plantation de l’olivier de la paix à Bezons. C’est en effet le 31 mars 2008, qu’à l’initiative de Dominique LESPARRE, cet olivier fut planté pour symboliser notre soutien à la cause palestinienne.  Une très belle soirée, réussie sur tous les points, et cela mérite d’être souligné, à laquelle s’étaient également joints aussi, Alain Feuchot, secrétaire de la fédération du Val-d’Oise du PCF et Francis Gabouleaud, secrétaire de la section du PCF d’Argenteuil.  Prochain rendez-vous en avril et le 14 mai pour la commémoration du 70ème anniversaire de la Nakba.

POUR LIRE LE DISCOURS? CLIQUEZ ICI : DISCOURS BANQUET 2018. Dernière version

UN GRAND MERCI  :  à la Ville de Bezons, au comité de jumelage, à l’Arac, à ATD quart-Monde, à Togo Education-Culture, au LAB… qui apportent leur précieuse collaboration et soutien à notre soirée. Merci à Dj’Kader, et à toute son équipe de sécurité, aux agents municipaux du service manutention, à ceux de la cuisine municipale ainsi qu’à la police nationale. Et puis un merci particulier et chaleureux aux membres du Conseil d’administration de notre association qui, encore cette année ont pris à bras le corps l’organisation de notre soirée, n’ont pas regardé à donner de leur temps et de leur énergie pour l’organisation, ô combien délicate,  de cette belle manifestation de solidarité envers nos amis palestinien afin que la fête soit réussie. Elle l’a été. Et c’est grâce à elles et eux aussi.

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LE BANQUET DE SOLIDARITÉ C’EST DEMAIN !!!

Si vous ne l’avez pas encore fait, dépêchez-vous !!! Quelques places sont encore disponibles pour le traditionnel banquet de solidarité avec le peuple palestinien organisée par notre association demain, samedi 31 mars à 19h – Espace Aragon. Entrée : 20 euros, buffet à volonté compris. 

Bulletin d’inscription ICI : Bulletin de réservation pour la soirée du samedi 31 mars 2018 – Copie

Banquet West Bani Zaïd, il commencera en musique !

Le samedi 31 mars, pour son traditionnel banquet de solidarité avec nos amis Palestiniens,  en présence de Monsieur l’Ambassadeur de Palestine, l’association West Bani Zaid est très heureuse de vous annoncer qu’elle accueillera en première partie de cette soirée, un rendez-vous musical et festif de grande qualité :  Ahmad MIQDAD et son luth ! Instrument à cordes pincées le luth est d’origine persane et arabe. Il est en filiation directe avec le ud ou luth à manche court, instrument roi et légendaire de la musique arabe.  Ahmad MIQDAD nous donnera à voir et à entendre une démonstration de son savoir-faire, en musique et en chants en passant parfois au synthétiseur.  

Et si vous n’ êtes pas encore inscrits pour le banquet de West Bani Zaïd, dépêchez-vous !!!

Bulletin d’inscription ci-joint : Bulletin de réservation pour la soirée du samedi 31 mars 2018 – Copie

 

C’est le samedi 31 mars à 19h, espace Aragon. 20 euros par personne, buffet à volonté compris et soirée dansante.

31 MARS, A BEZONS POUR LA PALESTINE !

Cette année, de nombreuses manifestations culturelles pour le 70ème anniversaire de la création de l’État d’Israël sont annoncées en France. Nous ne pouvons qu’être  choqués de voir notre pays, la France, prêter la main à la gigantesque opération de propagande d’un régime de colonisation, d’oppression et d’apartheid qui foule délibérément le droit international, tout en présentant une façade attractive avec l’aide de diplomates de toutes sortes.

Depuis plus de 70 ans, les Palestiniens appellent à la reconnaissance de leur histoire et de leurs droits. Leurs droits à l’Humanité et à l’existence sur leur terre. Depuis 70 ans ces droits sont niés. Occupation, bouclages, violences, massacres, expulsions, annexion, apartheid… forment le quotidien de tout un peuple. Depuis 70 ans, la Nakba, la catastrophe de 1948, continue, sous le regard, au mieux gêné, au pire complice de la communauté internationale.

Participer au banquet de West Bani Zaïd le samedi 31 mars, à Bezons, sera aussi un moment important pour conduire nos prochaines initiatives en faveur de la Palestine.  Vous pouvez encore vous y inscrire (bulletin ci-joint) . Vous pouvez aussi vous inscrire lors des permanences les mercredi 21 et 28 mars après-midi dans les locaux du LAB, rue Kléber à Bezons.

CLIQUEZ ICI : Bulletin de réservation pour la soirée du samedi 31 mars 2018 – Copie

 

Salah Hamouri : le scandale continue

La prolongation pour quatre mois de la détention administrative de Salah Hamouri prononcée par Avigdor Liberman, le ministre israélien d’extrême droite de la Défense, a été connue dans la matinée du 26 février. Cette incarcération totalement arbitraire est toute aussi scandaleuse que le silence du gouvernement français.  Ce silence est indigne de la France, il signifie que notre gouvernement soutient l’injustice la plus absolue du gouvernement israélien.

Concernant la situation de notre ami Salah Hamouri, le gouvernement français espère , à défaut d’agir…pour ne pas contrarier l’ami Bibi de Macron

Parfaitement inacceptable, cette prolongation de quatre mois elle renvoie cruellement la France à ses responsabilités. Comment se fait-il, en l’absence de toute charge à son encontre, qu’il n’ait pas été possible d’obtenir au minimum sa libération au terme de six mois de détention arbitraire ? C’est qu’en réalité, malgré plusieurs déclarations officielles, le président de la République est resté dans une logique par laquelle il s’interdit toute pression réelle sur Israël. On reste dans le « deux poids, deux mesures », de règle dès qu’il est question d’Israël. Une fois de plus nous est apportée la preuve qu’une telle logique, conduite au nom de l’illusoire nécessité de maintenir le dialogue, ne fait que conforter la politique extrémiste des dirigeants israéliens. Avec pour résultat une humiliation pour la France.

Défendre Salah Hamouri, citoyen français et Palestinien de Jérusalem, demande d’exiger avec force sa libération, ce que s’est gardé de faire le ministre des Affaires étrangères lors du débat de jeudi dernier à l’Assemblée nationale. Défendre Salah c’est aussi mettre ouvertement sur la table la question des sanctions contre les violations du droit à Jérusalem et la politique de harcèlement et d’épuration ethnique menée à l’encontre de ses habitants.

Avec les députés et sénateurs communistes, avec L’AFPS, avec la Ligue des Droits de l’Homme, notre association  se tient aux côtés de Salah et de sa famille, et appelle ses partenaires à renforcer la pression pour qu’enfin le gouvernement et le président de la République jouent tout leur rôle pour la libération de notre compatriote. Lui qui nous fait vivre de si près la situation insupportable que les forces d’occupation israéliennes font subir au peuple palestinien.

Découverte de la poésie palestinienne à la Médiathèque de Bezons

Aucun peuple n’a vécu sans poésie. Le peuple palestinien, peut-être plus que tout autre peuple, a mêlé la poésie à la lutte pour la survie,  à la résistance contre l’occupant israélien. C’est ce qui explique que la poésie palestinienne est d’abord un outil de combat qui se soucie peu des modes littéraires.

Cela n’enlève rien à sa qualité et à sa force. Elle a suivi de près l’évolution politique. Ainsi, des poèmes des années 60 où le Palestinien cherche à faire entendre sa voix, on est arrivé aujourd’hui à des poèmes qui témoignent de la détermination d’un peuple à recouvrer sa terre et son identité.

Ici, sur les pentes des collines, face au couchant Et à la béance du temps, Près des vergers à l’ombre coupée, Tels les prisonniers, Tels les chômeurs, Nous cultivons l’espoir. Mahmoud Darwich. (1941-2008) est une des figures de proue de la poésie palestinienne.

Poésie pour l’existence, essentielle dans la mémoire du peuple, exigeante, elle dérange. Sa portée est réelle, d’où la subversion redoutée, notamment par les autorités d’occupation qui tentèrent de faire taire les plus grands d’entre eux dont Samih Al-Qassim et  Mahmoud Darwich.

C’est le poète palestinien Anaïs Alaïli qui animera la soirée consacrée à la jeune poésie palestinienne.

Si vous souhaitez découvrir ou re-découvrir la poésie palestinienne, l’association Bezons-West Bani-Zaïd vous encourage à répondre à l’invitation de la Médiathèque de Bezons qui dans le cadre  du « Printemps des poètes » et de « Carte blanche  à Francis Combe »,  organise le mardi 6 mars 2018 à 19h une rencontre autour de la jeune poésie palestinienne avec Anas Alaïli, poète palestinien et rédacteur en chef dans différents magazines littéraires.

 

Christine Sanguinède : une voix pour la Palestine s’est éteinte !

Notre amie et camarade Christine Sanguinède nous a quitté. Elle avait 57 ans. Le cancer, une fois encore, aura été plus fort  que la volonté de vivre. Les mots semblent bien dérisoires dans ce triste moment. L’émotion est forte pour l’ensemble de ses collègues de travail, pour toutes celles et tous ceux qui ont pu la côtoyer et l’apprécier  dans les différents combats dans lesquels elle était engagée. Nous pensons à ceux aux côtés de la CGT, du Mouvement de la Paix, de l’Amicale des locataires du Grand Cerf, du PCF, mais bien sûr et surtout à celui pour la cause palestinienne.

En perdant Christine, le camp de la Justice, de la Paix, de la liberté et de la Fraternité perd en effet une farouche et fidèle  militante. Christine avait la Palestine au cœur. Nous pouvons tous témoigner de son engagement contre l’Etat colonial d’occupation et d’apartheid d’Israël et l’admiration qu’elle avait devant la détermination des Palestiniens dans leur combat pour la création d’un véritable Etat. Valeurs et combat portés aussi par la  municipalité de Bezons et son maire, pour lesquels elle travaillait depuis 1993 et plus récemment à la direction du secteur Politique de la ville et solidarité internationale.

L’association West Bani Zaïd, à laquelle Christine  a énormément apporté,  est aujourd’hui en deuil. Son bureau, et l’ensemble de ses adhérents, présentons nos plus sincères condoléances à Luc son époux et à sa famille. Nos cœurs s’associent à leur douleur et à leur peine.  Le meilleur hommage que nous puissions rendre à Christine est de poursuivre et renforcer notre engagement aux côtés du peuple Palestinien pour une Palestine libre !

Les obsèques de Christine auront lieu, demain, mardi 27 février 2018 à 15 heures au crématorium d’Amilly,  agglomération de Montargis dans le Loiret.

Si vous souhaitez adresser un message à Luc, son époux : Luc Sanguinède, 15 route du Pressoir – 4500 Bonny sur Loire

LE 31 MARS, LA PALESTINE A L’HONNEUR !

Encore une très belle soirée de solidarité envers nos amis palestiniens en perspective. Pour dénoncer et lutter contre l’apartheid du gouvernement israélien,  pour se mobiliser en faveur des prisonniers palestiniens, pour réclamer du gouvernement français la reconnaissance de l’État Palestinien, mais aussi pour passer une belle soirée de fraternité, nous vous invitons à participer à la traditionnelle soirée organisée par notre association. Comme l’an passé nous vous y attendons aussi nombreux et déterminés. Notez bien la date : samedi 31 mars, à l’espace Aragon à Bezons. Et c’est seulement 20 euros par personne, buffet compris !  Pour réservez, c’est simple, remplissez le bulletin d’inscription  joint ci-dessous.

Deux États pour que Palestiniens et israéliens vivent enfin en Paix chacun dans leur pays.

SOIREE ORGANISEE AVEC LES PARRAINAGES DE :  COMITE DE JUMELAGE – L’ARAC – BEZONS LA GAUCHE POUR TOUS –  Le LAB – ATD QUART-MONDE – TOGO EDUCATION CULTURE – l’AICSF – VILLAGE AMITIE VIETNAM – et le soutien de LA VILLE DE BEZONS 

Bulletin d’inscription ci-joint. CLIQUEZ ICI :Bulletin de réservation pour la soirée du samedi 31 mars 2018

Reconnaissance de l’État Palestinien : Bezons l’a fait !

Les différents processus internationaux des trois dernières décennies qui ont fait miroiter la perspective d’un État palestinien sous l’égide d’un prétendu arbitrage des États-Unis ont été une supercherie. La situation en Palestine est plus dramatique que jamais. Mais la proclamation et la reconnaissance internationale d’un État de Palestine restent le seul objectif possible pour soutenir la lutte nationale des Palestiniens. C’est pourquoi nous nous félicitons de la décision du maire de Bezons d’avoir proposé au Conseil municipal la reconnaissance de l’État palestinien. Bravo Monsieur le maire !

70 ans que le peuple palestinien vit sous l’occupation israélienne, avec son lot de crime , de violence et de toutes formes d’interdits des libertés

Les espoirs suscités par ce qu’on a appelé le processus d’Oslo ont été réduits à néant. L’assassinat de Yitzhak Rabin par un extrémiste juif, en 1995, préparé par une campagne déclenchée contre lui par Benyamin Netanyahou et l’extrême droite, la provocation d’Ariel Sharon en 2000 sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem, puis l’intervention, en 2001, d’Israël à Ramallah et sa récupération de territoires qui devaient revenir aux Palestiniens, ont sapé progressivement tous les espoirs de paix entre la Palestine et l’Israël. Depuis les  bienveillances des gouvernements américains successifs n’ont permis qu’une chose : permettre aux gouvernants israéliens de gagner du temps en poursuivant la colonisation de toute la Palestine. Le coup de grâce a été donné à cette fausse perspective de paix par la victoire du parti de Benyamin Netanyahou aux élections de mars 2015, qui a désormais encouragé ouvertement les colons les plus extrémistes.

Ni le gouvernement socialiste de François Hollande, ni le celui de droite de Macron n’entendent reconnaître l’État palestinien. Ils préfèrent regarder passivement un peuple se faire spolier de tous ses droits et de ses terres et subir les exactions de l’armée israélienne aux ordres d’un gouvernement d’extrême droite.

Dans ces conditions, écarter l’objectif d’un État palestinien, renoncer à l’élémentaire reconnaissance de l’existence de la nation palestinienne, de sa dignité et de son droit à traiter de l’avenir de la Palestine dans une pleine égalité juridique avec l’État d’Israël, reviendrai néanmoins à un renoncement. Cette idée ravie Netanyahou, qui ne veut pas entendre parler d’un État palestinien et verrait d’un bon œil qu’il puisse étendre leurs frontières et soumettre tous les Palestiniens à un apartheid encore accru. Aussi notre association salue la décision prise par le Conseil municipal de Bezons, sur proposition de Dominique LESPARRE,  de reconnaître l’État de Palestine et de demander au gouvernement français d’en faire tout autant. Gennevilliers, Valenton, Allonnes, Bezons…Cette liste n’en est qu’à son début. Et nous en sommes très heureux ! Une raison de plus de participer à notre banquet du 31 mars prochain pour fêter cette décision courageuse.

Énorme succès pour la 1ère Nuits des Amis de la Palestine

Le musée de l’histoire de l’Immigration illuminé aux couleurs du drapeau de la Palestine !

380 personnes dans cet extraordinaire Palais de la Porte Dorée qui abrite depuis 2014 le musée de l’histoire de l’immigration ! Hier soir, 28 novembre, une soirée événement rassemblait en effet  des personnalités du monde artistique, intellectuel, politique français, mais aussi européens et bien sûr palestiniens ainsi que des militants de la cause palestinienne, pour la première Nuit des Amis de la Palestine. Cette première fut un succès incontestable auquel la délégation de notre association Bezons West Bani Zaïd  est heureuse et fière d’avoir contribué.

Notre ami Ahmed BORJI entouré de Salman EL HERFI, Ambassadeur de la Palestine en France et de Pierre LAURENT, secrétaire général du PCF.

L’événement à l’initiative du RCDP (réseau de coopération décentralisée pour la Palestine) en partenariat avec Cités Unies France, l’Ambassade palestinienne en France avait à vocation de rassembler lors d’une soirée de solidarité et de mobilisation les amis de la Palestine, en France et à l’international. Devant le succès de cette soirée, les organisateurs ont déjà annoncé  qu’ils souhaitaient en faire un rendez-vous annuel. Entièrement d’accord !!

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L’épouse et le fils de Marwan Barghouthi à Bezons le 30 novembre.

Fadwa Barghouthi en visite en France, sera reçue dans de nombreuses municipalités défendant la cause palestinienne

Après l’excellente soirée réalisée en partenariat avec notre municipalité dans le cadre du Festival des solidarités le 23 novembre dernier, Dominique Lesparre, maire de Bezons et notre association reçoivent Fadwa et Arab Barghouthi en mairie le jeudi 30 novembre. Une réception qui se fera en deux temps (voir invitation). Avec d’abord une réception en l’honneur de la famille de notre ami Marwan, leader palestinien, injustement condamné depuis 13 ans à la prison à vie par un tribunal militaire israélien. Et ensuite en soirée, nous aborderons la question des prisonniers politiques palestiniens et la situation général dans ce pays opprimé par les autorités israéliennes. Nous comptons bien entendu sur votre présence. 

Festival des solidarités : West Bani Zaïd fait le plein !

Comme chaque année notre association s’est pleinement associée au Festival des Solidarités organisée par la municipalité de Bezons. Et hier soir, au TPE nous avons fait presque salle comble pour la projection du film « Je danserai si je veux » suivie d’un débat. Un film, premier long métrage de la jeune réalisatrice palestinienne Maysaloun Hamoud, qui n’a pas laissé indifférent le nombreux public présent pour cette projection. Il est vrai que des femmes arabes athées qui boivent, qui fument, qui s’aiment entre elles et d’autres qui cherchent à vivre leur foi en dehors du carcan patriarcal, c’était du jamais vu dans le cinéma arabo-israélien (voir interview de la réalisatrice en pdf) .

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La rencontre qui a suivi a permis au président de notre association de rappeler les points forts de l’actualité en Israël et en Palestine dont l’interdiction d’entrée en Israël d’élus de la république française, le maintien en résidence surveillée de notre ami Salah Hamouri, l’accord entre le Hamas et le Fatah sur la bande de Gaza, le centième anniversaire de la déclaration de Balfour et la préparation par notre association du 70ème anniversaire de la Nakba en mai prochain. Il en a profité pour communiquer deux autres dates importantes : la présence de Fadwa Barghouthi et de son fils Arab dans notre ville le 30 novembre prochain et notre banquet annuel, le samedi 31 mars 2018. Notre ami Raymond Ayivi, conseiller municipal de Bezons, délégué à la solidarité internationale et à la Paix, qui venait tout juste de rentrer de Palestine, a fait un compte-rendu des rencontres qu’il avait pu avoir et notamment avec les élus de West Bani Zaid. Nous y reviendrons ici prochainement.

Pour lire l’interview de  Maysaloun Hamoud, CLIQUEZ sur le lien ci-contre :   Interview de M. Hamoud

La Palestine au Festival des Solidarités de Bezons

Une fois encore, notre association Bezons West-Bani-Zaïd s’associe pleinement au Festival des Solidarités qui se tient à Bezons du 12 au 26 novembre (voir programme complet ci-joint ici programme festival des solidarités 2017 ) en consacrant une soirée à la cause palestinienne.

Le jeudi 23 novembre à 19h30 au théâtre Paul-Eluard (TPE) nous vous donnons rendez-vous pour la projection du film « Je danserai si je veux« , projection qui sera suivie d’un débat au bistrot du TPE autour d’un buffet. L’entrée est gratuite. Les adhérents de West-Bani-Zaïd seront très heureux de vous y accueillir.

Le thème du film projeté le 23 novembre : Leila et Salma partagent un appartement à Tel-Aviv et un goût prononcé pour la vie nocturne, la fête, les bars et la danse. Alcool et cigarettes non-stop : c’est leur façon d’affirmer leur liberté en imitant les hommes. Défendant les femmes, l’avocate Leila est la plus affranchie dans ses mœurs et sa profession. Salma refuse systématiquement les hommes dénichés par ses parents pour la marier. Elle démissionne du restaurant où elle travaille, car elle y parle arabe et refuse l’hébreu imposé par son patron. Nour, une nouvelle colocataire sérieuse et pieuse, emménage. Étudiante voilée en informatique, elle sympathise très vite avec ses colocataires…

 

Conférence débat : Palestine, 100 ans d’injustice. Et maintenant ?

2017 marque le centième anniversaire de la Déclaration Balfour, les 70 ans du vote par l’ONU du plan de partage de la Palestine suivi par l’exil forcé de plus de 700.000 Palestiniens, les 50 ans de la guerre de 1967 qui a abouti à l’occupation de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza. L’association France Palestine Solidarité organise un débat autour de ces moments cruciaux de l’occupation et du dépeçage de la Palestine par l’Israël : Palestine, 100 ans d’injustice. Et maintenant ? 

Mercredi 11 octobre de 19h à 22h – Espace Oscar Niemeyer 

2 place du Colonel Fabien – Paris 19ème.  Avec la participation de :

Ayman Odeh :Avocat et homme politique palestinien citoyen d’Israël, Ayman Odeh dirige le Front démocratique Hadash à la Knesset. Il est également président de la coalition Liste Unifiée devenue la troisième force politique en Israël en obtenant treize sièges aux dernières élections législatives.

Alain Gresh : Journaliste, Directeur d’Orient XXI, ancien rédacteur en chef du mensuel Le Monde diplomatique. Spécialiste du Proche-Orient, il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont De quoi la Palestine est-elle le nom ?, éditions Les Liens qui libèrent, 2010 et Un chant d’amour. Israël-Palestine, une histoire française, avec Hélène Aldeguer, éditions La Découverte, 2017.

La conférence-débat sera suivie par une rencontre conviviale.

Soutien à Salah Hamouri : Le Syndicat des Avocats de France interpelle E.Macron

Le président du Syndicat des avocats de France (SAF), Bertrand Couderc, vient, au nom de son organisation, de s’adresser à Emmanuel Macron pour le saisir du cas de Salah Hamouri, avocat franco-palestinien. « Le SAF vous demande instamment, Monsieur le Président, d’œuvrer pour que la France fasse libérer l’un des siens, avocat injustement soumis à l’arbitraire d’un pouvoir aveugle et sourd », écrit-il. Plus que jamais mobilisés, à l’image de l’association Bezons West-Bani Zaîd lors de la foire de Bezons, où les Bezonnais ont été nombreux à signer la pétition en faveur de la libération de Salah, nous ne lâcherons rien, tant que Salah n’aura pas retrouvé sa liberté ! Liberté pour Salah Hamouri, l’acharnement du pouvoir israélien contre lui doit cesser ! Signez la pétition !!!

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Salah Hamouri condamné : mais qu’attendez-vous pour intervenir Monsieur Macron ?

Trois mois de détention administrative,  décide le juge ! Non, six mois, réclame le procureur !  Les peines requises contre Salah Hamouri démontrent l’acharnement  et la haine des autorités israéliennes contre tous opposants à sa politique d’apartheid. Avocat et militant franco-palestinien Salah Hamouri, déjà détenu par Israël durant plus de six ans entre 2005 et 2011, sans aucun mobile, en est un exemple frappant.  Et toujours aucune intervention du côté de l’Elysée. Une honte !!

La détention administrative israélienne permet à l’armée de maintenir quiconque en prison, pour des périodes de six mois renouvelables à l’infini, sans aucune charge et sans qu’aucune preuve ne soit produite. Cette procédure, qui repose sur une présomption de culpabilité et nie tout droit à la défense, est l’une des multiples facettes du régime colonial imposé par Israël aux Palestiniens.

Quelques heures avant que la peine de détention administrative ne soit requise par l’armée, un juge de Jérusalem avait pris une toute autre décision : un placement en résidence surveillée, assorti de plusieurs interdictions (entrée à Jérusalem, sortie du pays). Et c’est alors que la famille venait payer la caution de Salah qu’elle a appris que ce dernier serait finalement maintenu en prison, dans l’attente d’une audience prévue jeudi pour confirmer la détention administrative.

Assez d’acharnement ! Tout comme Dominique Lesparre, maire de Bezons, notre association exige que le président de la République intervienne officiellement auprès des autorités israéliennes et réclame la libération immédiate de Salah Hamouri, qui n’a rien à faire dans les prisons israéliennes, à l’instar des milliers d’autres prisonniers politiques palestiniens dont des centaines de femmes et d’enfants.

 

Assez de l’arbitraire colonial d’Israël : Libérons Salah Hamouri !

C’est une nouvelle injustice pour Salah Hamouri, et une preuve supplémentaire de l’arbitraire de l’État d’Israël dans sa répression des militants palestiniens. Le jeune activiste franco-palestinien, qui vient d’obtenir son diplôme d’avocat de l’université de Bir Zeit, en Cisjordanie, a été arrêté mercredi matin à son domicile de Jérusalem-Est par l’armée israélienne. Les charges ? Aucune. Une enquête serait cependant ouverte pour « appartenance à une organisation ennemie », au cours de laquelle il sera maintenu en détention, en principe jusqu’à dimanche. En réalité, l’objectif est surtout d’amener le jeune militant à quitter la Palestine.

Salah Hamouri est malheureusement un « habitué » des geôles israéliennes, où il a été incarcéré de 2005 à 2011. Sa condamnation, en 2008, a fait suite à un plaider coupable extorqué par un chantage à la lourdeur de la peine : en reconnaissant avoir voulu assassiner le rabbin Ovadia Yosef, fondateur du parti religieux Shass, Salah Hamouri a pu écoper de « seulement » sept ans de prison au lieu de quatorze. Depuis sa libération il y a cinq ans, Salah Hamouri n’a cessé d’être harcelé par les autorités israéliennes. L’arrestation d’hier matin est un nouvel épisode de cet acharnement, qui la rend d’autant plus scandaleuse.

En France, l’Union juive française pour la paix, l’Association France-Palestine Solidarité (qui appelle également chacun à se mobiliser en écrivant aux autorités), ainsi que le PCF, mais aussi notre association, Bezons West-Bani-Zaïd ainsi que Dominique Lesparre, maire de Bezons, ont fait part de leur indignation et interpellé le ministère des Affaires étrangères et le président de la République afin qu’ils interviennent pour exiger sa libération immédiate. Dans le même sens, différentes associations et agences ont lancé des pétitions en faveur de la libération de notre ami Salah. À l’heure où le traitement des prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes est de plus en plus contesté, cette arrestation arbitraire, ne doit pas être passée sous silence.

Réclamez la libération de Salah Hamouri en signant une des pétitions ci-dessous. Cliquez sur l’un des liens .

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-demand-the-immediate-release-of-human-rights-defender-salah-hamouri

http://liberezsalahhamouri.wesign.it/fr

 

 

L’arbitraire colonial s’acharne contre Salah Hamouri !

Salah Hamouri continue à être harcelé par les autorités israéliennes qui, régulièrement, lui interdisent de se rendre en Cisjordanie. Son épouse, Elsa, et son bébé, ont été refoulés à l’aéroport de Tel Aviv et ne peuvent vivre avec lui.

Salah Hamouri, militant franco-palestinien détenu par Israël durant 6 ans entre 2005 et 2011, a été de nouveau arrêté mercredi 23 août par les autorités israéliennes à son domicile de Jérusalem-est. Son épouse Elsa rapporte qu’aucun motif n’a été communiqué à Salah et à sa famille lors de l’arrestation.

Salah entouré de sa mère et de sa sœur lors de sa libération en 2011 après 6 années d’emprisonnement

Comme des centaines de milliers de Palestiniens, qu’ils soient militants ou non, Salah Hamouri est victime de l’acharnement d’une puissance coloniale israélienne qui, par des arrestations, des condamnations ou diverses interdictions administratives, perpétue une situation où l’oppression la plus brutale se conjugue à l’arbitraire et au harcèlement.

Notre association, Bezons-West-Bani-Zaïd exige la libération immédiate de Salah Hamouri, qui n’a rien à faire dans les prisons israéliennes, à l’instar des milliers d’autres prisonniers politiques palestiniens.  Salah Hamouri a déjà passé sept ans les geôles israéliennes, accusé d’avoir voulu assassiner le rabbin Ovadia Yosef, fondateur du parti religieux Shass, grand défenseur de l’occupation et de la colonisation, aujourd’hui décédé. La « justice militaire » israélienne l’a condamné après un affreux chantage. Soit il reconnaissait la tentative d’assassinat et il écopait de sept ans de prison, soit il continuait à nier et alors il passerait 14 ans derrière les barreaux! Malgré cela, Salah Hamouri continue à être harcelé par les autorités israéliennes qui, régulièrement, lui interdisent de se rendre en Cisjordanie. Son épouse, Elsa, et son bébé, ont été refoulés à l’aéroport de Tel Aviv et ne peuvent vivre avec lui. Comme si ce n’était pas suffisant, l’occupant israélien vient donc d’arrêter à nouveau Salah Hamouri, Palestinien qui est également citoyen français.

Sénateur de Paris et secrétaire national du PCF, Pierre Laurent a écrit au ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, afin qu’il exige des autorités israéliennes la libération immédiate de Salah Hamouri. Les députés communistes, Jean-Paul Lecoq (Seine-Maritime) et André Bruneel (Nord) ont, chacun de leur côté, interpelé le président de la République afin « d’œuvrer dès aujourd’hui, au nom de la France » pour la libération de Salah. Pour sa part, le PCF « condamne encore une fois les agissements du gouvernement israélien qui bafoue le droit international et les conventions de Genève. »

Dès l’annonce de l’arrestation de Salah Hamouri, des milliers de personnes ont réagi sur les réseaux sociaux. L’Association France-Palestine solidarité (AFPS), a publié le communiqué suivant: « L’arrestation de notre concitoyen – dont le seul crime est de résister à l’occupation et à la colonisation –  est inadmissible et insupportable. Notre mobilisation doit être immédiate et massive. Les autorités françaises ne doivent pas laisser passer une telle infamie ».

C’est la raison pour laquelle nous invitions nos adhérents et tous les Bezonnais attachés à la solidarité avec le peuple palestinien et à la justice :

– à laisser des messages sur le site du consulat général de France à Jérusalem en suivant ce lien:

https://jerusalem.consulfrance .org/Contactez-nous-par-mail

– et aussi Ministère des affaires étrangères à l’adresse suivante

http://www.diplomatie.gouv.fr/ fr/mentions-legales-infos-prat iques/nous-ecrire/

en remplissant le formulaire avec comme objet « Français de l’étranger »

– ainsi qu’à la présidence de la République  http://www.elysee.fr/ecrire-au -president-de-la-republique/

 

 

Netanyahou invité par Macron à la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv ?

A l’appel de nombreuses associations et personnalités, une manifestation contre la venue de Benyamin Netanyahou à Paris, se tiendra le 15 juillet à 15h Place de l’Opéra.

Après Trump pour le 14 juillet, ce serait au tour du chef de la droite et de l’extrême droite israéliennes d’être reçu par Macron ?  Selon des informations concordantes, le président Emmanuel Macron aurait invité le Premier ministre Benyamin Netanyahou à la commémoration du 75ème anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv.

Cette première, si elle était maintenue, serait extrêmement grave dans le contexte actuel. En premier lieu, parce qu’elle alimenterait une étrange confusion entre la communauté juive de France et Israël. La rafle du Vel d’Hiv, les 16 et 17 juillet 1942, marque le début du génocide des Juifs de France. Les 13 000 hommes, femmes et enfants arrêtés ces jours-là se retrouveront à Drancy, d’où ils seront déportés à Auschwitz. Ce n’est pas l’armée nazie, mais la police française qui a procédé à ces arrestations criminelles, comme aux suivantes. Le président Jacques Chirac a eu le courage de le reconnaître en 1995 : « Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’État français. » Cette commémoration indispensable rappelle donc une double tragédie : celle de la déportation et du massacre d’un grand nombre de Juifs français ou vivant en France, et celle de la complicité de Vichy.

La rafle du Vel d’Hiv, les 16 et 17 juillet 1942, marque le début du génocide des Juifs de France. Les 13 000 hommes, femmes et enfants arrêtés ces jours-là par la police française se retrouveront à Drancy, d’où ils seront déportés à Auschwitz.

En quoi cet événement concernerait-il Israël ? Cet État n’existait pas à l’époque. La communauté juive de Palestine, le Yichouv, qui l’a précédé, n’a rien pu faire pour sauver les Juifs menacés, en France comme ailleurs. Et Israël ne peut se présenter comme le seul héritier des victimes de la Shoah, qu’il ne saurait transformer de manière posthume en partisans de la création de l’État de l’Israël, encore moins de la politique anti-palestinienne que symbolise le leader de la droite et de l’extrême droite israéliennes. D’autant que ses gouvernements successifs ont laissé un grand nombre de survivants du génocide connaître la pauvreté. Dans ce contexte, cette invitation serait une insulte à la mémoire des victimes de la déportation.

75 721 Juifs furent déportés depuis la France, vers Auschwitz, Sobibor, Bergen-Belsen ou les forts de Kaunas et de Klaïpeda. Environ 2000 revinrent de déportation.

Le maintien de cette invitation serait aussi une grave erreur, sur le plan intérieur, comme sur le plan de la politique internationale. Sur le plan intérieur, M. Emmanuel Macron a souvent évoqué la nécessité que la France se réconcilie avec elle-même. Cela ne peut pas se faire en laissant un État étranger, qui mène une politique criminelle contre un autre peuple, s’immiscer dans notre indispensable travail de mémoire. Les dirigeants communautaires qui poussent dans ce sens mènent notre pays à l’affrontement et à l’impasse. Il est du devoir du président de la République de le leur rappeler. Sur le plan de la politique internationale, Israël est en train d’accélérer la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem, de resserrer le blocus de Gaza, de bafouer le droit international en toute impunité. L’urgence est aux signaux clairs pour marquer que cette impunité doit cesser, pas à de nouvelles cautions données au pouvoir israélien.

Entre le 13 juillet et le 2 août 2014, suite aux bombardements israéliens sur la bande de Gaza, le bilan des pertes humaines réalisé par l’Organisation des Nations unies s’élève à plus de 1 113 morts palestiniens dont 795 civils et 230 enfants, 6 233 blessés ou mutilés dont 1 949 enfants et 1 660 femmes. Côté israélien on déplore officiellement la mort de 3 civils et de 53 soldats

Ce geste choquant pose, en outre, une grave question : le nouveau président va-t-il mettre ses pas dans ceux de son prédécesseur ? Va-t-il, lui aussi, entonner « un chant d’amour pour Israël et pour ses dirigeants » ? Cautionnera-t-il la colonisation, voire l’annexion des territoires palestiniens ? Laissera-t-il Israël déclencher une nouvelle guerre contre la bande de Gaza, le Liban ou l’Iran ? Il est évidemment trop tôt pour répondre à ces questions. Mais cette invitation, si elle était maintenue, constituerait une indication inquiétante. Le chef du gouvernement israélien, qui est aussi celui de la droite et de l’extrême-droite israéliennes, n’a pas sa place à la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv.

MANIFESTONS LE 15 JUILLET à PARIS !!

Netanyahou, qui a remis à l’honneur le concept de races, qui pratique l’apartheid sur des bases ethniques et religieuses, n’a rien à faire dans un pays qui se présente comme un défenseur des droits humains et du droit international. On ne peut pas dire « Plus jamais cela », et dérouler le tapis rouge aux responsables d’un terrible nettoyage ethnique qui dure depuis plus de 50 ans ! . C’est pourquoi nous appelons à participer à la manifestation de protestation qui se déroulera le :

Samedi 15 juillet, à 15 H Place de la République à Paris

Vous AUSSI pouvez signer la pétition contre la venue du chef du gouvernement de droite et d’extrême-droite israéliennes en cliquant sur le lien ICI : http://www.mesopinions.com/petition/politique/contre-venue-benyamin-netanyahou-paris-16/31384

3ème édition du festival du cinéma palestinien

Après les succès des deux premières éditions, le Festival Ciné-Palestine (FCP) vous donne rendez-vous du 2 au 11 juin 2017, pour sa 3e édition, dans les cinémas partenaires à Paris, Saint-Denis et Aubervilliers (voir PDF programme complet) . Une nouvelle fois, le Festival se donne pour ambition d’être à la hauteur du dynamisme et de la qualité du cinéma palestinien, en proposant une programmation riche et intense, avec des inédits, des invité-e-s talentueux prestigieux, des rétrospectives, comme celle dédié au travail du grand Mohammad Bakri. Le FCP 2017 sera aussi marqué par l’anniversaire des 50 ans de l’occupation suite à la guerre de 1967, avec un focus « regards croisés sur 1967 ».

Et pour la première fois, le FCP 2017, suivant son objectif premier de soutien au cinéma palestinien, accueillera un concours de courts-métrages destiné aux jeunes réalisateur-rice-s. En 2016, 2300 spectatrices et spectateurs ont participé à 21 séances de projection, pour 30 films dont 14 longs métrages et 16 courts métrages.

Pour cette édition, est prévue une programmation ambitieuse et de qualité, avec en ouverture le film « Ghost Hunting » de Raed ANDONI, prix du meilleur Documentaire au Berlin International Film Festival de 2017, qui sera projeté le 2 juin. Parmi les autres temps forts, une rétrospective consacrée à l’acteur, metteur en scène et réalisateur palestinien Mohamad BAKRI. La 3ème édition du festival verra aussi la mise en place de nouvelles initiatives : l’organisation d’un concours de courts-métrages ouvert aux jeunes artistes palestinien(ne)s de tous horizons, l’organisation d’une projection gratuite en plein air à Saint-Denis, et la tenue d’une Master-Class dédiée à Mohamad Bakri.

Le programme complet , CLIQUEZ ICI : Programme-Festival_Ciné-Palestine_3EME_2017

 

La victoire de toute un peuple !

La victoire arrachée par les prisonniers politiques palestiniens après 41 jours de grève de la faim est d’abord la leur : celle d’une action résolue et coordonnée sur les mots d’ordre très forts de la liberté et de la dignité, centrée sur des objectifs immédiatement atteignables, celle d’une incroyable volonté face aux risques pour leur vie et aux mauvais traitements de toutes sortes qu’ils ont subi d’un système pénitentiaire inhumain.

C’est aussi la victoire de tout le peuple palestinien, qui s’est identifié à la cause de ses prisonniers, et de tous les Palestiniens qui se sont mobilisés partout, au péril de leur vie, en portant cette revendication. C’est enfin notre victoire et celle de tous nos partenaires, de cet immense mouvement de solidarité qui s’est mobilisé partout dans le monde. L’engagement plein et entier de tous nos partenaires pour cette cause, la multitude des mobilisations, partout en France, dans la diversité et l’inventivité de leurs formes, sont là pour en témoigner malgré un quasi embargo médiatique.

Quels que soient les détails des accords conclus ce matin, dont nous n’avons pas encore connaissance, nous devrons rester d’une vigilance absolue sur les conditions de détention des prisonniers palestiniens. Et nous poursuivrons sans relâche nos efforts pour leur libération, première étape indispensable d’une solution politique. L’absence de réaction publique du gouvernement français pour soutenir les demandes légitimes des prisonniers palestiniens indique une continuité regrettable avec la politique mise en œuvre sous la présidence de François Hollande. La question générale de la réponse à la politique de force du gouvernement israélien, celle de la nécessité de sanctions effectives, ne pourra pas être éludée par le nouveau président de la République. C’est ce à quoi notre association, tous les militants de la cause palestinien, toutes celles et tous ceux qui militent pour la reconnaissance d’un Etat palestinien vivant en paix aux côtés d’un été israélien, vont s’employer.  

Manifestation de soutien aux grévistes de la faim palestiniens à New-York

A l’occasion de la victoire de la lutte pour la Liberté et la Dignité, nous saluons les Prisonniers Palestiniens pour avoir obtenu leur victoire non seulement pour eux-mêmes mais aussi pour leurs familles, pour l’ensemble du peuple palestinien et pour le mouvement mondial pour la justice et la liberté. Nous saluons et félicitons les prisonniers de leur victoire après 40 jours de sacrifice, de fermeté et de lutte sans fin. Nous saluons et félicitons tous ceux qui ont contribué à cette victoire dans toute la Palestine, dans les camps de réfugiés, dans les communautés palestiniennes partout et parmi les militants du monde pour la justice et la libération. Nous considérons ce moment comme étant une inspiration pour continuer et amplifier notre action afin d’organiser le combat pour la liberté de tous les Prisonniers Palestiniens, des terres et du peuple de Palestine.

 

Ils ne doivent pas mourir !!

Depuis le 17 avril, plus d’un millier de Palestiniens incarcérés dans des prisons de l’Etat hébreu ont cessé de s’alimenter afin de protester contre leurs conditions de détention. L’Israël, avec la complicité d’autres nations, est prête à les laisser mourir !

Lancée il y a 38 jours aujourd’hui par Marwan Barghouti, le Mandela palestinien,  leader de la deuxième intifada en Cisjordanie condamné en Israël à cinq peines de prison à perpétuité pour avoir résisté à l’occupant israélien, la grève de la faim des prisonniers palestiniens «de sécurité» se poursuit alors que la mobilisation grandit dans de nombreux pays dont la France. Seuls les dirigeants restent lâchement indifférents et muets. Les leaders du mouvement, dont Marwan Barghouti, ont rapidement été placés en isolement total et le ministre israélien de Sécurité intérieure, Gilad Erdan (Likoud), confirme qu’il «ne négociera jamais avec des terroristes». Quant à l’administration pénitentiaire (Shabas), elle refuse de discuter les revendications des détenus, parmi lesquelles le droit de recevoir des visites de la Croix-Rouge, l’allongement des visites familiales et le droit à de meilleurs soins médicaux.

Benyamin Netanyahou et ses complices se comportent comme l’infâme Margaret Thatcher qui, en 1981, a laissé mourir de faim Bobby Sands et ses patriotes irlandais. Depuis 37 jours aujourd’hui, Marwan Barghouti et des centaines d’autres détenus ont cessé de s’alimenter. Ils ne boivent plus.

Au début de la grève, environ 1 500 des 6 200 détenus palestiniens refusaient de boire et de s’alimenter. Le Club des prisonniers, une organisation palestinienne basée à Ramallah, affirme qu’une cinquantaine de prisonniers ont rejoint le mouvement cette semaine et que «plus de mille» le poursuivaient vendredi matin. Au-delà de cette bataille de chiffres, il se confirme que l’état de santé de plusieurs grévistes de la faim s’est dégradé. Les cas les moins graves sont soignés à l’intérieur même des prisons où ils sont détenus. Quant aux grévistes les plus faibles, ils embarrassent Erdan et le Shabas, lesquels redoutent de voir la communauté internationale prendre fait et cause pour eux.

Mais ils disposent d’une arme : la loi du 30 juillet 2015 autorisant l’alimentation forcée des grévistes de la faim à condition que celle-ci soit effectuée par des membres du personnel médical. Sauf que l’Ordre des médecins de l’Etat hébreu s’oppose à cette mesure coercitive, qu’il considère comme une forme de torture. Depuis 2015, il enjoint d’ailleurs à ses membres de ne pas collaborer au gavage. Voilà pourquoi Erdan envisage de louer les services de médecins étrangers pas trop regardants sur l’éthique professionnelle tant que c’est bien payé.

Lorsque Barghouti a déclenché son mouvement, le ministre de la Sécurité intérieure avait d’ailleurs ordonné l’installation d’un hôpital de campagne à côté de la prison de Ketziot, un ancien camp de prisonniers établi à la hâte durant la première intifada (1987-1993), transformé depuis en établissement de haute sécurité. C’est, semble-t-il, dans ce dispensaire démontable perdu au milieu du désert du Néguev que les fortes têtes seront gavées comme des oies.

Encore faut-il que cela se passe discrètement. Le Shabas a donc fait couper toutes les liaisons internet et les réseaux téléphoniques cellulaires dans un rayon pouvant atteindre sept kilomètres autour de Ketziot. Efficace ? Au plus haut point. Mais les détenus palestiniens ne sont pas les seuls à souffrir de ce black-out puisque les villages, les commerces, les PME et les administrations israéliens situés à proximité de la prison sont eux aussi coupés du monde au nom de la raison d’état.

Ces hommes et ces femmes de tous âges, incarcérés dans les prisons israéliennes sont des combattants de la liberté dont le seul tort est de vouloir voir leurs enfants grandir dans un État de Palestine dans les frontières de 1967.

Les organisations membres du Collectif pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens appellent à un rassemblement de soutien aux prisonniers palestiniens en grève de la faim, ce mercredi 24 mai, de 18 heures à 19 h 30, place de l’Opéra, à Paris. Un précédent rassemblement a eu lieu le jeudi 18 mai, devant le ministère des Affaires étrangères, « pour demander au gouvernement français de sortir de son silence sur une situation qui ne peut plus attendre, qui ne peut plus durer ». « Il y a urgence, leur santé est gravement menacée, s’alarme l’Association France Palestine solidarité (AFPS). La France doit agir en urgence pour le respect de leurs droits et la satisfaction de leurs revendications. »

Israël a tissé une toile carcérale sur les territoires palestiniens

Stéphanie Latte est politiste et historienne, chercheuse au CNRS, au Centre de recherches internationales de Sciences-Po. Elle a accordé un entretien au journal l’Humanité, que nous reproduisons ci-dessous. Elle voit dans le système carcéral israélien un dispositif central de renseignement et de gestion de l’occupation.

Cette mobilisation des prisonniers palestiniens est-elle inédite par son ampleur et sa durée?

STÉPHANIE LATTE :  Ces dernières années, ce sont surtout de longues grèves individuelles ou de petits groupes (80 personnes en 2016) contestant la détention administrative qui ont été conduites. Celle-ci fait donc partie des grandes grèves de la faim qui ont eu lieu depuis 1967, comme celle de 1992 qui engagea quasiment tous les détenus et l’ensemble des partis et aboutit à l’allongement de la durée des visites familiales de 30 à 45 minutes et à la possibilité d’étudier en prison. Un droit retiré en juin 2011, tout comme la possibilité de passer le bac en détention et de recevoir suffisamment de livres, journaux et vêtements des familles. Ce qui fait partie des revendications de la grève actuelle. Une grève réellement unitaire n’avait pas eu lieu depuis celle de 2004, qui se solda par un échec et eut des conséquences lourdes sur les mobilisations collectives en prison pendant la décennie qui a suivi. Le Mouvement des prisonniers politiques, créé dans les années 1980, a en effet été très affaibli au début des années 2000, malgré la signature du «Document des prisonniers» en 2006 par l’ensemble des représentants partisans qui appelaient à l’unité face à la scission entre le Hamas et le Fatah. D’une part, en raison de l’absence de transmission générationnelle, alors que la plupart des détenus (à l’exception de 350) sont sortis avec le processus de paix. D’autre part et surtout car, avec la reprise des incarcérations massives au moment de la seconde Intifada (2000-2004), un nouveau management carcéral, qui a fortement individualisé la vie en détention, a été mis en place par l’administration pénitentiaire. Il a séparé et isolé les détenus en quartiers, en fonction de leurs appartenances partisanes, mais aussi de leurs lieux de résidence et de leurs liens familiaux. Le mouvement actuel, réellement unitaire, est porté par des leaders charismatiques de tous les partis : Marwan Barghouti, Ahmed Saadat, secrétaire général du Front populaire de libération de la Palestine, Abbas Sayyed, membre du bureau politique du Hamas, Zaid Bseiso, du Djihad islamique, Wajdi Jawdat, du Front démocratique de libération de la Palestine, et Bassam Kandakji, du Parti du peuple. Il signe le retour sur la scène politique du Mouvement des prisonniers.

Comment les militants incarcérés s’inscrivent-ils dans le champ politique palestinien ?

STÉPHANIE LATTE :  Ce mouvement est massi-vement soutenu et fortement relayé dehors par tous les partis et par l’ensemble des forces de la société civile. Il renforce et catalyse ainsi un front d’opposition large à la politique de l’Autorité palestinienne, qui divise de plus en plus le Fatah. Il intervient dans un contexte politique qui a vu s’accroître l’opposition de la société palestinienne et d’une part grandissante des cadres du Fatah et de la jeunesse du parti à sa politique de répression des opposants, des mobilisations pacifiques et de la résistance, et à sa coopération sécuritaire avec Israël, maintenue pendant la grève, ce qui accroît les tensions avec la population, le leadership de la grève et ses soutiens dehors. Les communiqués du Mouvement des prisonniers associent de façon systématique la cause des détenus au boycott des produits israéliens, alors que l’Autorité palestinienne se borne à endosser le boycott des produits des colonies. Fervents défenseurs d’une ligne arafatiste, ils sont de plus en plus nombreux au sein du Fatah à afficher frontalement leur désaccord. Si nombre de cadres des partis traditionnels ont longtemps minoré l’impact des mobilisations de la société civile et de la jeunesse, ils ont maintenant pris acte de la nécessité de fédérer les fronts militants.

En Palestine occupée par l’Israël, dès douze ans un enfants peut être jeté en prison sans même être jugé !

Quelle place tient l’expérience carcérale dans les biographies des militants palestiniens?

STÉPHANIE LATTE :  Elle est centrale, alors que lestaux d’incarcération sont très élevés. En 1989, le taux d’incarcération était de 750 prisonniers pour 100000 personnes (1), soit le plus haut au monde, et on estime que 40 % des hommes palestiniens sont passés par les prisons israéliennes depuis 1967. Entre 2006 et 2008, au moment de la répression de la seconde Intifada, environ 8000 Palestiniens étaient détenus (2). Les arrestations massives ont repris depuis les épisodes violents de l’automne 2013, puis de «l’Intifada des couteaux», nommée par les Palestiniens le «petit soulèvement (habbeh) », déclenchée en octobre 2015 : selon la police israélienne, 17 396 Palestiniens de Cisjordanie et de Jérusalem-Est ont été arrêtés en 2014. Depuis l’occupation de 1967, ce système carcéral, arrimé à la justice militaire et à un système de la preuve ancré sur les aveux, n’a ainsi pas été seulement élaboré comme un mode de sanction pour des délits avérés et prouvés de type sécuritaire. Il est aussi un dispositif central de renseignement et de gestion de l’occupation qui a criminalisé toute activité politique la contestant et tissé ce que je qualifie de véritable toile carcérale sur les territoires palestiniens: réalité et virtualité, cette toile carcérale consiste en un ensemble de dispositions juridiques permettant d’arrêter et d’incriminer un très grand nombre de personnes, hommes et femmes, à partir de l’âge de 12 ans.

 

Banquet de West Bani Zaïd : record battu !!!

Merci aux 48 bénévoles mobilisés pour la préparation et la tenue de cette formidable soirée de solidarité envers le peuple de Palestine !

Rouge, vert, noir, blanc….Samedi 1er avril, l’espace Aragon s’était paré des couleurs de la Palestine,   pour le traditionnel banquet de notre association en solidarité avec le peuple palestinien.  Soirée de solidarité qui a donc battu tous les records de fréquentation puisque plus de 300 personnes s’y étaient inscrites. Et mieux qu’un long discours, les diaporamas et photos ci-joint en attestent !

Noha Rashmawi, chef de cabinet de l’ambassadeur de Palestine en France, nous a fait l’honneur de sa présence lors de notre soirée.

En présence de Noha Rashmawi, chef de cabinet de l’ambassadeur de Palestine en France, de Dominique Lesparre, notre maire, de Raymond  AYIVI, conseiller municipal en charge de la solidarité internationale, de nombreux autres élus locaux, de Jean Contri, notre président d’honneur, cette soirée a été l’occasion de mettre l’accent sur le renforcement de la mobilisation en faveur de la libération du député Marwan Barghouti et des 7000 autres prisonniers. Prisonniers qui vont par ailleurs engager une grève de la faim à partir du 17 avril pour dénoncer les odieuses conditions d’incarcération. La non reconnaissance de l’Etat de Palestine par la France était également fortement dénoncé sous les huées. Notre pays ne l’a en effet toujours pas décidé alors que 137 pays ainsi que la Vatican l’ont déjà fait.  Et alors que le parlement français, en décembre 2015, tous groupes politiques confondus, a pris position en faveur de cette reconnaissance. « Comme vous, je suis révoltée et écœurée par l’indécence de ce gouvernement en fin de vie qui a préféré  se prêter à certaines  autres aventures militaires, alors qu’il ne lève pas le petit doigt pour la Palestine ! Tout comme je suis écœuré par son ancien 1er ministre, aujourd’hui traitre à son propre parti, reniant sa propre signature, qui  a toujours encouragé les poursuites contre les militants pour la cause palestinienne allant jusqu’à les accuser d’antisémitisme. Tout comme son lieutenant le député P.Doucet, Il est aujourd’hui l’allié d’un candidat de droite dont la cause palestinienne n’a rien à attendre de bon. Bien au contraire !» soulignait Christian Leduey,  président de l’association dans son intervention.  Une motion, réclamant du président de la République, quel qu’il soit, la reconnaissance de l’État palestinien était d’ailleurs proposée et adoptée par les participants. Le maire de Bezons, proposant ensuite, sous les applaudissements,  que cette motion soit portée au Conseil municipal de Bezons. (voir en fin d’article les PDF du discours et de la motion)

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Inaugurée sur  la magnifique prestation des danseuses de Cultures Croisées, la soirée se prolongeait par le service d’un délicieux repas composé d’un couscous, de pâtisseries orientales et d’un thé à la menthe, le tout de fabrication traditionnelle et maison ! Et c’est ensuite DJ Kader qui fit danser les convives jusqu’à 1h du matin dans une super ambiance. A noter aussi que le stand « Librairie, produits traditionnels de Palestine » a également battu tous les records de fréquentation. Et outre le nombre de participants qui contribuèrent au succès de cette soirée, il faut noter aussi les nombreux dons enregistrés. Un montant de dons qui témoigne aussi de la volonté de développer la solidarité avec le peuple palestinien.

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Cette soirée, de par sa fréquentation et de par  l’engagement, la motivation et l’ambiance fraternelle qui y régnait a d’ailleurs impressionné Noha Rashmawi, chef de cabinet de l’ambassadeur de Palestine en France, qui dans l’après-midi était à Valenton, où elle remettait au Maire communiste Françoise Baud, la citoyenneté palestinienne, pour son engagement en faveur de la cause palestinienne. Cette soirée restera donc un grand moment d’amitié, de paix, de solidarité et de compréhension des enjeux en Palestine.

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Nos plus sincères remerciements à : Dj’Kader, pour sa 6ième participation bénévole à notre soirée. Au Comité de jumelage, à Culture Croisées, à l’Arac, à ATD quart-Monde, au LAB… qui apportent leur fidèle et précieux soutien à notre soirée. Aux commerçants qui ont contribué généreusement à la préparation du repas. Aux agents municipaux du service manutention. A Souad et à toutes ces admirables copines, toujours dévouées à notre cause et sans qui cette soirée ne pourrait pas avoir lieu.

Pour lire l’intervention du président de l’association Bezons-West Bani Zaïd CLIQUEZ ICI :  DISCOURS BANQUET 1er AVRIL 2017

Pour lire la motion adoptée à l’unanimité, CLIQUEZ ICI :   MOTION 1er AVRIL 2017

Soirée de solidarité avec la Palestine, c’est le 1er avril !

sans-titre-1Comme nous vous l’avions déjà indiqué, le traditionnel banquet de notre association aura lieu cette année le SAMEDI 1er AVRIL à l’espace Aragon à Bezons. Vous trouverez ci-dessous le formulaire d’inscription à nous retourner le plus vite possible, accompagné du règlement fixé à 15 euros par personne.  N’oubliez surtout pas de réservez car aucune inscription ne pourra être acceptée le jour même de cette soirée de solidarité avec nos amis Palestiniens. Par avance un grand merci pour votre participation et à très bientôt. 

Pour télécharger le bulletin d’inscription, cliquez ICI :  bulletin-de-reservation-pour-la-soiree-du-samedi-1er-avril-2017-pdf

 

 

Réservez votre soirée du samedi 1er avril !

Soirée de solidarité avec le peuple palestinien et pour la paix au Proche-Orient

Notre association Bezons-West-Bani-Zaïd en partenariat avec un collectif d’associations bezonnaises et le soutien de la ville de Bezons organise son dîner spectacle annuel le :

SAMEDI 1er AVRIL 2017

Espace Aragon – Bezons

Dîner et soirée dansant : 15 € par personne

Couscous royal / Pâtisseries / Thé à la menthe / Boissons comprises

Réservation accompagnée du règlement avant le 28 mars 2017 *

 Avec la précieuse collaboration des danseuses de Cultures Croisées et l’animation de la soirée par DJ Kader

 Avec le soutien du : Comité de Jumelage, de Cultures Croisées, de Togo Education Culture, de l’ARAC, du Village de l’Amitié –Viêt-Nam, d’ATD Quart-Monde, de l’AICSF, du LAB, de Bezons la Gauche pour Tous….

Téléchargez votre bulletin d’inscription ici : bulletin-de-reservation-pour-la-soiree-du-samedi-1er-avril-2017

 

SOLIDARITE AVEC ALON ET ZEVI

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Tamar Alon et Tamar Ze’evi refusent de servir dans l’armée en tant qu’objectrices de conscience.

Un mouvement d’objection de conscience pour motifs politiques se développe actuellement en L’Israël.  Des jeunes refusent de servir l’armée d’occupation. Ils sont menacés de prison et de suppressions de certains droits, accès à certains emplois, droit d’adoption, gratuité ou bourses universitaires…C’est le cas de Tamar Alon et Tamar Ze’evi. Ces jeunes femmes israëliennes refusent de servir dans l’armée en tant qu’objectrices de conscience. La législation israélienne autorise l’objection de conscience mais pas pour des raisons politiques. Or elles ont expliqué  qu’elles refusaient de prendre part à l’oppression du peuple  palestinien. Alon a précisé  » Je ne peux accepter que l’on prétende que l’oppression d’un autre peuple, le déni des droits de l’Homme, le racisme et la haine sont nécessaires à l’existence de l’Etat d’ Israël « . L’une et l’autre ont été enfermées 10 jours dans une prison militaire, libérées 2 jours en espérant sans doute les faire craquer mais sans succès. Elles ont été à nouveau convoquées à la base d’enrôlement et condamnées à 27 jours de prison militaire et sont menacées d’une 3ème condamnation.

 

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Ce cycle peut se répéter indéfiniment selon le bon vouloir de la justice militaire. En 2016 une autre jeune femme, Kaminer, a passé 5 mois dans une prison militaire pour les mêmes raisons.  Notre association dénonce  ces condamnations scandaleuses et nous saluons le courage et la détermination de tous ces jeunes israéliens et israéliennes qui sauvent l’honneur de leur pays.

Un État palestinien : François Hollande rassure Israël

La conférence de Paris, chargée de raviver le processus de paix israélo-palestinien, s’est achevée  le 15 janvier. Personne n’attendait de surprise et il n’y en a pas eu !

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La conférence organisée samedi 14 et dimanche 15 janvier à Paris pour, officiellement, tenter de raviver le processus de paix israélo-palestinien, s’est terminée par une déclaration finale réaffirmant l’attachement des 70 pays et organisations internationales présents à la solution à deux États. « La solution des deux États, celle sur laquelle la communauté internationale s’était retrouvée depuis plusieurs années, apparaît menacée, est venu dire François Hollande. Elle l’est physiquement, sur le terrain, par l’accélération de la colonisation ; elle l’est politiquement, par l’affaiblissement progressif du camp de la paix ; elle l’est moralement, par la méfiance qui s’accumule entre les parties et, bien sûr, qu’exploitent les extrémistes. » Près de trois ans après la suspension, en avril 2014, des dernières négociations de paix directes menées sous l’égide des États-Unis, « comment penser que le Moyen-Orient pourra retrouver sa stabilité si on ne traite pas le plus ancien de ces conflits ? a souligné François Hollande. Car il continue de servir de prétexte aux criminels qui enrôlent des esprits égarés. Voilà pourquoi le monde ne peut pas, ne doit pas se résigner au statu quo ».

Les Palestiniens vivent derrière un mur dont la construction a été à deux reprises condamnée par l’ONU. mais rien n’y fait, l’Israël continue la construction de ce mur de l’apartheid !

Problème de taille, cependant. L’arrivée à la Maison-Blanche de Donald Trump, dans quatre jours, s’accompagne d’incertitudes sur la position américaine dans ce dossier. Si Washington transfère son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem, cela équivaudra à reconnaître la ville sainte comme capitale d’Israël. Autant arrêter de parler d’une solution à deux États. Le danger est si grand que Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères, a parlé d’une « provocation » qui serait « lourde de conséquences ».

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Le quotidien des Palestiniens : les violences et les crimes de l’armée d’occupation

Mais c’est bien l’attitude d’Israël qui est la plus problématique. Alors que Mahmoud Abbas a soutenu la conférence, Benyamin Netanyahou a, en revanche, affiché son mépris pour une réunion qu’il a qualifiée de « futile ». Outre le fait que le premier ministre attend avec une joie non dissimulée la mise en place de la nouvelle administration américaine et compte également s’appuyer sur la Russie, le texte approuvé ce week-end à Paris ne fait aucune allusion à des sanctions possibles, notamment si la colonisation se poursuit. Et François Hollande a voulu rassurer son ami Bibi en soulignant que les négociations devaient être bilatérales et que la conférence n’avait pas pour vocation d’imposer la paix. Bel exemple d’une diplomatie démissionnaire dans ce domaine comme dans tant d’autres !

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Françoise Hollande mais aussi l’ancien 1er ministre, candidat aux primaires socialistes, sont des soutiens à l’Israël

Pourtant cette reconnaissance d’un véritable État palestinien est une volonté partagée dans 137 pays qui se sont exprimés dans ce sens y compris…le Vatican ! En France, en décembre 2014, l’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté une résolution portant reconnaissance d’un état palestinien et invitant le gouvernement à faire de même, en vue d’obtenir un règlement définitif d’une guerre d’occupation qui dure depuis 69 ans ! Cette résolution est restée lettre morte. Hollande est sourd et muet lorsqu’il s’agit de hisser la France à la hauteur de son histoire et de soutenir au droit des peuples de disposer d’eux-mêmes. Il est pourtant grand temps que la volonté clairement exprimée par les représentants du peuple français soit respectée. Alors faites-le Monsieur le Président ! Vous n’en sortirez que grandi !

 

Un soldat israélien reconnu (enfin) coupable d’homicide sur un Palestinien

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Pour les mouvements nationalistes, religieux orthodoxes ou d’extrême droite , Elor Azaria est un héros. Heureusement des procureurs israéliens ne partagent pas cet avis.

Le tribunal militaire israélien de Jaffa a déclaré coupable d’homicide Elor Azaria, un soldat franco-israélien, mercredi 4 janvier. Le militaire était accusé d’avoir achevé froidement d’une balle dans la tête un palestinien blessé, après des mois d’un procès exceptionnel qui divise profondément ses compatriotes. La sentence sera prononcée à une date ultérieure. Accusé d’homicide, Eloz Azaria encourt une peine maximale de vingt ans de prison.

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Les Palestiniens, y compris les enfants, sont quotidiennement victimes des exactions des soldats israéliens.

Parfois, le sort d’un seul individu reflète la complexité d’une société entière. L’affaire du soldat Azaria en est le parfait exemple. Après des mois de procès, le tribunal militaire de Jaffa s’est prononcé sur la culpabilité d’Elor Azaria dans sa mise en examen pour homicide involontaire en mai 2016. La sentence sera prononcée quelques semaines plus tard. Elor Azaria a agi « sans raison » et « le terroriste ne présentait pas de menace », a déclaré la juge Maya Hellel, récusant un des principaux arguments de la défense. Dès l’ouverture du procès, le 9 mai 2016, l’avocat d’Elor Azaria avait en effet invoqué un « acte de légitime défense » .

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Leurs armes : des cailloux !

Leurs armes : des pistolets mitrailleur

Les faits : Le 24 mars 2016, deux Palestiniens attaquent des soldats israéliens au check-point de Tel Rumeida à Hébron, ville palestinienne du sud de la Cisjordanie, où vivent près de 500 colons. Un des assaillants est tué sur le coup tandis que le second, Abdel Fatah Al-Sharif, 21 ans, gît, grièvement blessé et apparemment inconscient. Peu après les coups de feu, le sous-officier Elor Azaria, 19 ans, arrive sur les lieux. A la vue de l’agresseur inerte au sol, il arme son fusil et lui tire froidement un coup fatal dans la tête. Des accusations d’exécutions extrajudiciaires sont régulièrement formulées contre l’armée israélienne, par des ONG telles qu’Amnesty International. D’autant que cette fois, la scène a été filmée par un membre de l’ONG israélienne B’Tselem, qui défend les droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés. La vidéo fait le tour des réseaux sociaux et l’état-major israélien mesure aussitôt la gravité des faits. Parce que cette fois la « bavure « militaire est rendue publique ! Elor Azaria est arrêté, une enquête est ouverte par la police militaire. Entendu le jour même, il est accusé de « meurtre » puis seulement d’« homicide », sur décision des procureurs.

Après avoir, dans un premier temps, condamné l’acte, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a téléphoné au père de l’accusé pour lui témoigner de son soutien. Provoquant la colère de hauts gradés de l’armée, qui considèrent le geste du jeune soldat « contre les ordres, contre la loi et contre nos valeurs ». Deux conceptions de la présence militaire s’opposent ainsi, entre un état-major fidèle aux règles d’engagement et à la loi israélienne, et des mouvements nationalistes religieux ou d’extrême droite qui invoquent la « loi juive » et considèrent que les soldats engagés en territoire occupé doivent pouvoir ouvrir le feu en cas de simple soupçon.

 

2017, nos vœux de Paix pour les peuples Palestiniens et israéliens.

Les membres du bureau de l’association West-Bani-Zaïd  adressent  leurs meilleurs vœux pour la nouvelle année à tous les adhérents de l’association, à tous ses  amis et à toutes les personnes éprises de liberté, de justice et de paix. Puisse la nouvelle année apporter liberté, paix et justice au peuple de Palestine et d’Israël.

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En approuvant la Résolution 181 qui recommande le partage de la Palestine en un État israélien, un État arabe et une tutelle internationale pour Jérusalem, le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale des Nations Unies ouvrait la porte à une injustice dont les conséquences terribles se font toujours sentir  aujourd’hui 70 ans après. Faisant de l’occupation de la Palestine par l’Israël, le plus long conflit de l’époque contemporaine. Mais le crépuscule de l’année 2016 voit le conflit israélo-palestinien revenir sur le devant de la scène, avec le vote de la résolution 2334 par le Conseil de Sécurité et le discours-bilan de John Kerry à charge contre l’État hébreu.

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Le 23 décembre dernier, le Conseil de Sécurité a adopté, pour la première fois depuis de longues années, une résolution relative au conflit israélo-palestinien qui appelle à la cessation immédiate de la construction de colonies de peuplement en Cisjordanie. Le texte a obtenu 14 votes favorables et a surtout bénéficié de l’abstention américaine, alors même que la délégation onusienne des États-Unis est connue pour le soutien indéfectible qu’elle apporte habituellement à Israël, usant systématiquement de son droit de véto dès lors que l’intérêt de son partenaire historique est en jeu. Pour la première fois depuis 1979, l’administration israélienne est ainsi rappelée au respect du droit international qui, à l’article 49 de la section IV de la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, précise que « la puissance occupante ne pourra procéder à la déportation ou au transfert d’une partie de sa propre population civile dans le territoire occupé par elle. ».

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Les sympathisants de la cause palestinienne et les partisans du respect du droit, de la justice et de la liberté ne peuvent que se réjouir de ce vote, qui a le mérite de mettre fin au mutisme total de la communauté internationale sur ce conflit depuis 2009, quand le Conseil de Sécurité avait adopté un texte condamnant l’opération « Plomb durci » meneé à Gaza par l’armée israélienne, opération qui fit plus de 2000 morts parmi les civils palestiniens  Mais il faut rappeler que l’Israël conduit toujours un  accroissement phénoménal du nombre de colons installés en Cisjordanie (près de 600 000 aujourd’hui, deux fois plus qu’en 2009!), la poursuite du blocus sur Gaza et l’intensification de la politique d’apartheid à l’encontre des populations arabes. En 2017 notre combat pour la cause palestinienne  continue plus que jamais !