Conférence débat : Palestine, 100 ans d’injustice. Et maintenant ?

2017 marque le centième anniversaire de la Déclaration Balfour, les 70 ans du vote par l’ONU du plan de partage de la Palestine suivi par l’exil forcé de plus de 700.000 Palestiniens, les 50 ans de la guerre de 1967 qui a abouti à l’occupation de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza. L’association France Palestine Solidarité organise un débat autour de ces moments cruciaux de l’occupation et du dépeçage de la Palestine par l’Israël : Palestine, 100 ans d’injustice. Et maintenant ? 

Mercredi 11 octobre de 19h à 22h – Espace Oscar Niemeyer 

2 place du Colonel Fabien – Paris 19ème.  Avec la participation de :

Ayman Odeh :Avocat et homme politique palestinien citoyen d’Israël, Ayman Odeh dirige le Front démocratique Hadash à la Knesset. Il est également président de la coalition Liste Unifiée devenue la troisième force politique en Israël en obtenant treize sièges aux dernières élections législatives.

Alain Gresh : Journaliste, Directeur d’Orient XXI, ancien rédacteur en chef du mensuel Le Monde diplomatique. Spécialiste du Proche-Orient, il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont De quoi la Palestine est-elle le nom ?, éditions Les Liens qui libèrent, 2010 et Un chant d’amour. Israël-Palestine, une histoire française, avec Hélène Aldeguer, éditions La Découverte, 2017.

La conférence-débat sera suivie par une rencontre conviviale.

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Soutien à Salah Hamouri : Le Syndicat des Avocats de France interpelle E.Macron

Le président du Syndicat des avocats de France (SAF), Bertrand Couderc, vient, au nom de son organisation, de s’adresser à Emmanuel Macron pour le saisir du cas de Salah Hamouri, avocat franco-palestinien. « Le SAF vous demande instamment, Monsieur le Président, d’œuvrer pour que la France fasse libérer l’un des siens, avocat injustement soumis à l’arbitraire d’un pouvoir aveugle et sourd », écrit-il. Plus que jamais mobilisés, à l’image de l’association Bezons West-Bani Zaîd lors de la foire de Bezons, où les Bezonnais ont été nombreux à signer la pétition en faveur de la libération de Salah, nous ne lâcherons rien, tant que Salah n’aura pas retrouvé sa liberté ! Liberté pour Salah Hamouri, l’acharnement du pouvoir israélien contre lui doit cesser ! Signez la pétition !!!

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Salah Hamouri condamné : mais qu’attendez-vous pour intervenir Monsieur Macron ?

Trois mois de détention administrative,  décide le juge ! Non, six mois, réclame le procureur !  Les peines requises contre Salah Hamouri démontrent l’acharnement  et la haine des autorités israéliennes contre tous opposants à sa politique d’apartheid. Avocat et militant franco-palestinien Salah Hamouri, déjà détenu par Israël durant plus de six ans entre 2005 et 2011, sans aucun mobile, en est un exemple frappant.  Et toujours aucune intervention du côté de l’Elysée. Une honte !!

La détention administrative israélienne permet à l’armée de maintenir quiconque en prison, pour des périodes de six mois renouvelables à l’infini, sans aucune charge et sans qu’aucune preuve ne soit produite. Cette procédure, qui repose sur une présomption de culpabilité et nie tout droit à la défense, est l’une des multiples facettes du régime colonial imposé par Israël aux Palestiniens.

Quelques heures avant que la peine de détention administrative ne soit requise par l’armée, un juge de Jérusalem avait pris une toute autre décision : un placement en résidence surveillée, assorti de plusieurs interdictions (entrée à Jérusalem, sortie du pays). Et c’est alors que la famille venait payer la caution de Salah qu’elle a appris que ce dernier serait finalement maintenu en prison, dans l’attente d’une audience prévue jeudi pour confirmer la détention administrative.

Assez d’acharnement ! Tout comme Dominique Lesparre, maire de Bezons, notre association exige que le président de la République intervienne officiellement auprès des autorités israéliennes et réclame la libération immédiate de Salah Hamouri, qui n’a rien à faire dans les prisons israéliennes, à l’instar des milliers d’autres prisonniers politiques palestiniens dont des centaines de femmes et d’enfants.

 

Assez de l’arbitraire colonial d’Israël : Libérons Salah Hamouri !

C’est une nouvelle injustice pour Salah Hamouri, et une preuve supplémentaire de l’arbitraire de l’État d’Israël dans sa répression des militants palestiniens. Le jeune activiste franco-palestinien, qui vient d’obtenir son diplôme d’avocat de l’université de Bir Zeit, en Cisjordanie, a été arrêté mercredi matin à son domicile de Jérusalem-Est par l’armée israélienne. Les charges ? Aucune. Une enquête serait cependant ouverte pour « appartenance à une organisation ennemie », au cours de laquelle il sera maintenu en détention, en principe jusqu’à dimanche. En réalité, l’objectif est surtout d’amener le jeune militant à quitter la Palestine.

Salah Hamouri est malheureusement un « habitué » des geôles israéliennes, où il a été incarcéré de 2005 à 2011. Sa condamnation, en 2008, a fait suite à un plaider coupable extorqué par un chantage à la lourdeur de la peine : en reconnaissant avoir voulu assassiner le rabbin Ovadia Yosef, fondateur du parti religieux Shass, Salah Hamouri a pu écoper de « seulement » sept ans de prison au lieu de quatorze. Depuis sa libération il y a cinq ans, Salah Hamouri n’a cessé d’être harcelé par les autorités israéliennes. L’arrestation d’hier matin est un nouvel épisode de cet acharnement, qui la rend d’autant plus scandaleuse.

En France, l’Union juive française pour la paix, l’Association France-Palestine Solidarité (qui appelle également chacun à se mobiliser en écrivant aux autorités), ainsi que le PCF, mais aussi notre association, Bezons West-Bani-Zaïd ainsi que Dominique Lesparre, maire de Bezons, ont fait part de leur indignation et interpellé le ministère des Affaires étrangères et le président de la République afin qu’ils interviennent pour exiger sa libération immédiate. Dans le même sens, différentes associations et agences ont lancé des pétitions en faveur de la libération de notre ami Salah. À l’heure où le traitement des prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes est de plus en plus contesté, cette arrestation arbitraire, ne doit pas être passée sous silence.

Réclamez la libération de Salah Hamouri en signant une des pétitions ci-dessous. Cliquez sur l’un des liens .

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-demand-the-immediate-release-of-human-rights-defender-salah-hamouri

http://liberezsalahhamouri.wesign.it/fr

 

 

L’arbitraire colonial s’acharne contre Salah Hamouri !

Salah Hamouri continue à être harcelé par les autorités israéliennes qui, régulièrement, lui interdisent de se rendre en Cisjordanie. Son épouse, Elsa, et son bébé, ont été refoulés à l’aéroport de Tel Aviv et ne peuvent vivre avec lui.

Salah Hamouri, militant franco-palestinien détenu par Israël durant 6 ans entre 2005 et 2011, a été de nouveau arrêté mercredi 23 août par les autorités israéliennes à son domicile de Jérusalem-est. Son épouse Elsa rapporte qu’aucun motif n’a été communiqué à Salah et à sa famille lors de l’arrestation.

Salah entouré de sa mère et de sa sœur lors de sa libération en 2011 après 6 années d’emprisonnement

Comme des centaines de milliers de Palestiniens, qu’ils soient militants ou non, Salah Hamouri est victime de l’acharnement d’une puissance coloniale israélienne qui, par des arrestations, des condamnations ou diverses interdictions administratives, perpétue une situation où l’oppression la plus brutale se conjugue à l’arbitraire et au harcèlement.

Notre association, Bezons-West-Bani-Zaïd exige la libération immédiate de Salah Hamouri, qui n’a rien à faire dans les prisons israéliennes, à l’instar des milliers d’autres prisonniers politiques palestiniens.  Salah Hamouri a déjà passé sept ans les geôles israéliennes, accusé d’avoir voulu assassiner le rabbin Ovadia Yosef, fondateur du parti religieux Shass, grand défenseur de l’occupation et de la colonisation, aujourd’hui décédé. La « justice militaire » israélienne l’a condamné après un affreux chantage. Soit il reconnaissait la tentative d’assassinat et il écopait de sept ans de prison, soit il continuait à nier et alors il passerait 14 ans derrière les barreaux! Malgré cela, Salah Hamouri continue à être harcelé par les autorités israéliennes qui, régulièrement, lui interdisent de se rendre en Cisjordanie. Son épouse, Elsa, et son bébé, ont été refoulés à l’aéroport de Tel Aviv et ne peuvent vivre avec lui. Comme si ce n’était pas suffisant, l’occupant israélien vient donc d’arrêter à nouveau Salah Hamouri, Palestinien qui est également citoyen français.

Sénateur de Paris et secrétaire national du PCF, Pierre Laurent a écrit au ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, afin qu’il exige des autorités israéliennes la libération immédiate de Salah Hamouri. Les députés communistes, Jean-Paul Lecoq (Seine-Maritime) et André Bruneel (Nord) ont, chacun de leur côté, interpelé le président de la République afin « d’œuvrer dès aujourd’hui, au nom de la France » pour la libération de Salah. Pour sa part, le PCF « condamne encore une fois les agissements du gouvernement israélien qui bafoue le droit international et les conventions de Genève. »

Dès l’annonce de l’arrestation de Salah Hamouri, des milliers de personnes ont réagi sur les réseaux sociaux. L’Association France-Palestine solidarité (AFPS), a publié le communiqué suivant: « L’arrestation de notre concitoyen – dont le seul crime est de résister à l’occupation et à la colonisation –  est inadmissible et insupportable. Notre mobilisation doit être immédiate et massive. Les autorités françaises ne doivent pas laisser passer une telle infamie ».

C’est la raison pour laquelle nous invitions nos adhérents et tous les Bezonnais attachés à la solidarité avec le peuple palestinien et à la justice :

– à laisser des messages sur le site du consulat général de France à Jérusalem en suivant ce lien:

https://jerusalem.consulfrance .org/Contactez-nous-par-mail

– et aussi Ministère des affaires étrangères à l’adresse suivante

http://www.diplomatie.gouv.fr/ fr/mentions-legales-infos-prat iques/nous-ecrire/

en remplissant le formulaire avec comme objet « Français de l’étranger »

– ainsi qu’à la présidence de la République  http://www.elysee.fr/ecrire-au -president-de-la-republique/

 

 

Netanyahou invité par Macron à la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv ?

A l’appel de nombreuses associations et personnalités, une manifestation contre la venue de Benyamin Netanyahou à Paris, se tiendra le 15 juillet à 15h Place de l’Opéra.

Après Trump pour le 14 juillet, ce serait au tour du chef de la droite et de l’extrême droite israéliennes d’être reçu par Macron ?  Selon des informations concordantes, le président Emmanuel Macron aurait invité le Premier ministre Benyamin Netanyahou à la commémoration du 75ème anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv.

Cette première, si elle était maintenue, serait extrêmement grave dans le contexte actuel. En premier lieu, parce qu’elle alimenterait une étrange confusion entre la communauté juive de France et Israël. La rafle du Vel d’Hiv, les 16 et 17 juillet 1942, marque le début du génocide des Juifs de France. Les 13 000 hommes, femmes et enfants arrêtés ces jours-là se retrouveront à Drancy, d’où ils seront déportés à Auschwitz. Ce n’est pas l’armée nazie, mais la police française qui a procédé à ces arrestations criminelles, comme aux suivantes. Le président Jacques Chirac a eu le courage de le reconnaître en 1995 : « Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’État français. » Cette commémoration indispensable rappelle donc une double tragédie : celle de la déportation et du massacre d’un grand nombre de Juifs français ou vivant en France, et celle de la complicité de Vichy.

La rafle du Vel d’Hiv, les 16 et 17 juillet 1942, marque le début du génocide des Juifs de France. Les 13 000 hommes, femmes et enfants arrêtés ces jours-là par la police française se retrouveront à Drancy, d’où ils seront déportés à Auschwitz.

En quoi cet événement concernerait-il Israël ? Cet État n’existait pas à l’époque. La communauté juive de Palestine, le Yichouv, qui l’a précédé, n’a rien pu faire pour sauver les Juifs menacés, en France comme ailleurs. Et Israël ne peut se présenter comme le seul héritier des victimes de la Shoah, qu’il ne saurait transformer de manière posthume en partisans de la création de l’État de l’Israël, encore moins de la politique anti-palestinienne que symbolise le leader de la droite et de l’extrême droite israéliennes. D’autant que ses gouvernements successifs ont laissé un grand nombre de survivants du génocide connaître la pauvreté. Dans ce contexte, cette invitation serait une insulte à la mémoire des victimes de la déportation.

75 721 Juifs furent déportés depuis la France, vers Auschwitz, Sobibor, Bergen-Belsen ou les forts de Kaunas et de Klaïpeda. Environ 2000 revinrent de déportation.

Le maintien de cette invitation serait aussi une grave erreur, sur le plan intérieur, comme sur le plan de la politique internationale. Sur le plan intérieur, M. Emmanuel Macron a souvent évoqué la nécessité que la France se réconcilie avec elle-même. Cela ne peut pas se faire en laissant un État étranger, qui mène une politique criminelle contre un autre peuple, s’immiscer dans notre indispensable travail de mémoire. Les dirigeants communautaires qui poussent dans ce sens mènent notre pays à l’affrontement et à l’impasse. Il est du devoir du président de la République de le leur rappeler. Sur le plan de la politique internationale, Israël est en train d’accélérer la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem, de resserrer le blocus de Gaza, de bafouer le droit international en toute impunité. L’urgence est aux signaux clairs pour marquer que cette impunité doit cesser, pas à de nouvelles cautions données au pouvoir israélien.

Entre le 13 juillet et le 2 août 2014, suite aux bombardements israéliens sur la bande de Gaza, le bilan des pertes humaines réalisé par l’Organisation des Nations unies s’élève à plus de 1 113 morts palestiniens dont 795 civils et 230 enfants, 6 233 blessés ou mutilés dont 1 949 enfants et 1 660 femmes. Côté israélien on déplore officiellement la mort de 3 civils et de 53 soldats

Ce geste choquant pose, en outre, une grave question : le nouveau président va-t-il mettre ses pas dans ceux de son prédécesseur ? Va-t-il, lui aussi, entonner « un chant d’amour pour Israël et pour ses dirigeants » ? Cautionnera-t-il la colonisation, voire l’annexion des territoires palestiniens ? Laissera-t-il Israël déclencher une nouvelle guerre contre la bande de Gaza, le Liban ou l’Iran ? Il est évidemment trop tôt pour répondre à ces questions. Mais cette invitation, si elle était maintenue, constituerait une indication inquiétante. Le chef du gouvernement israélien, qui est aussi celui de la droite et de l’extrême-droite israéliennes, n’a pas sa place à la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv.

MANIFESTONS LE 15 JUILLET à PARIS !!

Netanyahou, qui a remis à l’honneur le concept de races, qui pratique l’apartheid sur des bases ethniques et religieuses, n’a rien à faire dans un pays qui se présente comme un défenseur des droits humains et du droit international. On ne peut pas dire « Plus jamais cela », et dérouler le tapis rouge aux responsables d’un terrible nettoyage ethnique qui dure depuis plus de 50 ans ! . C’est pourquoi nous appelons à participer à la manifestation de protestation qui se déroulera le :

Samedi 15 juillet, à 15 H Place de la République à Paris

Vous AUSSI pouvez signer la pétition contre la venue du chef du gouvernement de droite et d’extrême-droite israéliennes en cliquant sur le lien ICI : http://www.mesopinions.com/petition/politique/contre-venue-benyamin-netanyahou-paris-16/31384

3ème édition du festival du cinéma palestinien

Après les succès des deux premières éditions, le Festival Ciné-Palestine (FCP) vous donne rendez-vous du 2 au 11 juin 2017, pour sa 3e édition, dans les cinémas partenaires à Paris, Saint-Denis et Aubervilliers (voir PDF programme complet) . Une nouvelle fois, le Festival se donne pour ambition d’être à la hauteur du dynamisme et de la qualité du cinéma palestinien, en proposant une programmation riche et intense, avec des inédits, des invité-e-s talentueux prestigieux, des rétrospectives, comme celle dédié au travail du grand Mohammad Bakri. Le FCP 2017 sera aussi marqué par l’anniversaire des 50 ans de l’occupation suite à la guerre de 1967, avec un focus « regards croisés sur 1967 ».

Et pour la première fois, le FCP 2017, suivant son objectif premier de soutien au cinéma palestinien, accueillera un concours de courts-métrages destiné aux jeunes réalisateur-rice-s. En 2016, 2300 spectatrices et spectateurs ont participé à 21 séances de projection, pour 30 films dont 14 longs métrages et 16 courts métrages.

Pour cette édition, est prévue une programmation ambitieuse et de qualité, avec en ouverture le film « Ghost Hunting » de Raed ANDONI, prix du meilleur Documentaire au Berlin International Film Festival de 2017, qui sera projeté le 2 juin. Parmi les autres temps forts, une rétrospective consacrée à l’acteur, metteur en scène et réalisateur palestinien Mohamad BAKRI. La 3ème édition du festival verra aussi la mise en place de nouvelles initiatives : l’organisation d’un concours de courts-métrages ouvert aux jeunes artistes palestinien(ne)s de tous horizons, l’organisation d’une projection gratuite en plein air à Saint-Denis, et la tenue d’une Master-Class dédiée à Mohamad Bakri.

Le programme complet , CLIQUEZ ICI : Programme-Festival_Ciné-Palestine_3EME_2017

 

La victoire de toute un peuple !

La victoire arrachée par les prisonniers politiques palestiniens après 41 jours de grève de la faim est d’abord la leur : celle d’une action résolue et coordonnée sur les mots d’ordre très forts de la liberté et de la dignité, centrée sur des objectifs immédiatement atteignables, celle d’une incroyable volonté face aux risques pour leur vie et aux mauvais traitements de toutes sortes qu’ils ont subi d’un système pénitentiaire inhumain.

C’est aussi la victoire de tout le peuple palestinien, qui s’est identifié à la cause de ses prisonniers, et de tous les Palestiniens qui se sont mobilisés partout, au péril de leur vie, en portant cette revendication. C’est enfin notre victoire et celle de tous nos partenaires, de cet immense mouvement de solidarité qui s’est mobilisé partout dans le monde. L’engagement plein et entier de tous nos partenaires pour cette cause, la multitude des mobilisations, partout en France, dans la diversité et l’inventivité de leurs formes, sont là pour en témoigner malgré un quasi embargo médiatique.

Quels que soient les détails des accords conclus ce matin, dont nous n’avons pas encore connaissance, nous devrons rester d’une vigilance absolue sur les conditions de détention des prisonniers palestiniens. Et nous poursuivrons sans relâche nos efforts pour leur libération, première étape indispensable d’une solution politique. L’absence de réaction publique du gouvernement français pour soutenir les demandes légitimes des prisonniers palestiniens indique une continuité regrettable avec la politique mise en œuvre sous la présidence de François Hollande. La question générale de la réponse à la politique de force du gouvernement israélien, celle de la nécessité de sanctions effectives, ne pourra pas être éludée par le nouveau président de la République. C’est ce à quoi notre association, tous les militants de la cause palestinien, toutes celles et tous ceux qui militent pour la reconnaissance d’un Etat palestinien vivant en paix aux côtés d’un été israélien, vont s’employer.  

Manifestation de soutien aux grévistes de la faim palestiniens à New-York

A l’occasion de la victoire de la lutte pour la Liberté et la Dignité, nous saluons les Prisonniers Palestiniens pour avoir obtenu leur victoire non seulement pour eux-mêmes mais aussi pour leurs familles, pour l’ensemble du peuple palestinien et pour le mouvement mondial pour la justice et la liberté. Nous saluons et félicitons les prisonniers de leur victoire après 40 jours de sacrifice, de fermeté et de lutte sans fin. Nous saluons et félicitons tous ceux qui ont contribué à cette victoire dans toute la Palestine, dans les camps de réfugiés, dans les communautés palestiniennes partout et parmi les militants du monde pour la justice et la libération. Nous considérons ce moment comme étant une inspiration pour continuer et amplifier notre action afin d’organiser le combat pour la liberté de tous les Prisonniers Palestiniens, des terres et du peuple de Palestine.

 

Ils ne doivent pas mourir !!

Depuis le 17 avril, plus d’un millier de Palestiniens incarcérés dans des prisons de l’Etat hébreu ont cessé de s’alimenter afin de protester contre leurs conditions de détention. L’Israël, avec la complicité d’autres nations, est prête à les laisser mourir !

Lancée il y a 38 jours aujourd’hui par Marwan Barghouti, le Mandela palestinien,  leader de la deuxième intifada en Cisjordanie condamné en Israël à cinq peines de prison à perpétuité pour avoir résisté à l’occupant israélien, la grève de la faim des prisonniers palestiniens «de sécurité» se poursuit alors que la mobilisation grandit dans de nombreux pays dont la France. Seuls les dirigeants restent lâchement indifférents et muets. Les leaders du mouvement, dont Marwan Barghouti, ont rapidement été placés en isolement total et le ministre israélien de Sécurité intérieure, Gilad Erdan (Likoud), confirme qu’il «ne négociera jamais avec des terroristes». Quant à l’administration pénitentiaire (Shabas), elle refuse de discuter les revendications des détenus, parmi lesquelles le droit de recevoir des visites de la Croix-Rouge, l’allongement des visites familiales et le droit à de meilleurs soins médicaux.

Benyamin Netanyahou et ses complices se comportent comme l’infâme Margaret Thatcher qui, en 1981, a laissé mourir de faim Bobby Sands et ses patriotes irlandais. Depuis 37 jours aujourd’hui, Marwan Barghouti et des centaines d’autres détenus ont cessé de s’alimenter. Ils ne boivent plus.

Au début de la grève, environ 1 500 des 6 200 détenus palestiniens refusaient de boire et de s’alimenter. Le Club des prisonniers, une organisation palestinienne basée à Ramallah, affirme qu’une cinquantaine de prisonniers ont rejoint le mouvement cette semaine et que «plus de mille» le poursuivaient vendredi matin. Au-delà de cette bataille de chiffres, il se confirme que l’état de santé de plusieurs grévistes de la faim s’est dégradé. Les cas les moins graves sont soignés à l’intérieur même des prisons où ils sont détenus. Quant aux grévistes les plus faibles, ils embarrassent Erdan et le Shabas, lesquels redoutent de voir la communauté internationale prendre fait et cause pour eux.

Mais ils disposent d’une arme : la loi du 30 juillet 2015 autorisant l’alimentation forcée des grévistes de la faim à condition que celle-ci soit effectuée par des membres du personnel médical. Sauf que l’Ordre des médecins de l’Etat hébreu s’oppose à cette mesure coercitive, qu’il considère comme une forme de torture. Depuis 2015, il enjoint d’ailleurs à ses membres de ne pas collaborer au gavage. Voilà pourquoi Erdan envisage de louer les services de médecins étrangers pas trop regardants sur l’éthique professionnelle tant que c’est bien payé.

Lorsque Barghouti a déclenché son mouvement, le ministre de la Sécurité intérieure avait d’ailleurs ordonné l’installation d’un hôpital de campagne à côté de la prison de Ketziot, un ancien camp de prisonniers établi à la hâte durant la première intifada (1987-1993), transformé depuis en établissement de haute sécurité. C’est, semble-t-il, dans ce dispensaire démontable perdu au milieu du désert du Néguev que les fortes têtes seront gavées comme des oies.

Encore faut-il que cela se passe discrètement. Le Shabas a donc fait couper toutes les liaisons internet et les réseaux téléphoniques cellulaires dans un rayon pouvant atteindre sept kilomètres autour de Ketziot. Efficace ? Au plus haut point. Mais les détenus palestiniens ne sont pas les seuls à souffrir de ce black-out puisque les villages, les commerces, les PME et les administrations israéliens situés à proximité de la prison sont eux aussi coupés du monde au nom de la raison d’état.

Ces hommes et ces femmes de tous âges, incarcérés dans les prisons israéliennes sont des combattants de la liberté dont le seul tort est de vouloir voir leurs enfants grandir dans un État de Palestine dans les frontières de 1967.

Les organisations membres du Collectif pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens appellent à un rassemblement de soutien aux prisonniers palestiniens en grève de la faim, ce mercredi 24 mai, de 18 heures à 19 h 30, place de l’Opéra, à Paris. Un précédent rassemblement a eu lieu le jeudi 18 mai, devant le ministère des Affaires étrangères, « pour demander au gouvernement français de sortir de son silence sur une situation qui ne peut plus attendre, qui ne peut plus durer ». « Il y a urgence, leur santé est gravement menacée, s’alarme l’Association France Palestine solidarité (AFPS). La France doit agir en urgence pour le respect de leurs droits et la satisfaction de leurs revendications. »

Israël a tissé une toile carcérale sur les territoires palestiniens

Stéphanie Latte est politiste et historienne, chercheuse au CNRS, au Centre de recherches internationales de Sciences-Po. Elle a accordé un entretien au journal l’Humanité, que nous reproduisons ci-dessous. Elle voit dans le système carcéral israélien un dispositif central de renseignement et de gestion de l’occupation.

Cette mobilisation des prisonniers palestiniens est-elle inédite par son ampleur et sa durée?

STÉPHANIE LATTE :  Ces dernières années, ce sont surtout de longues grèves individuelles ou de petits groupes (80 personnes en 2016) contestant la détention administrative qui ont été conduites. Celle-ci fait donc partie des grandes grèves de la faim qui ont eu lieu depuis 1967, comme celle de 1992 qui engagea quasiment tous les détenus et l’ensemble des partis et aboutit à l’allongement de la durée des visites familiales de 30 à 45 minutes et à la possibilité d’étudier en prison. Un droit retiré en juin 2011, tout comme la possibilité de passer le bac en détention et de recevoir suffisamment de livres, journaux et vêtements des familles. Ce qui fait partie des revendications de la grève actuelle. Une grève réellement unitaire n’avait pas eu lieu depuis celle de 2004, qui se solda par un échec et eut des conséquences lourdes sur les mobilisations collectives en prison pendant la décennie qui a suivi. Le Mouvement des prisonniers politiques, créé dans les années 1980, a en effet été très affaibli au début des années 2000, malgré la signature du «Document des prisonniers» en 2006 par l’ensemble des représentants partisans qui appelaient à l’unité face à la scission entre le Hamas et le Fatah. D’une part, en raison de l’absence de transmission générationnelle, alors que la plupart des détenus (à l’exception de 350) sont sortis avec le processus de paix. D’autre part et surtout car, avec la reprise des incarcérations massives au moment de la seconde Intifada (2000-2004), un nouveau management carcéral, qui a fortement individualisé la vie en détention, a été mis en place par l’administration pénitentiaire. Il a séparé et isolé les détenus en quartiers, en fonction de leurs appartenances partisanes, mais aussi de leurs lieux de résidence et de leurs liens familiaux. Le mouvement actuel, réellement unitaire, est porté par des leaders charismatiques de tous les partis : Marwan Barghouti, Ahmed Saadat, secrétaire général du Front populaire de libération de la Palestine, Abbas Sayyed, membre du bureau politique du Hamas, Zaid Bseiso, du Djihad islamique, Wajdi Jawdat, du Front démocratique de libération de la Palestine, et Bassam Kandakji, du Parti du peuple. Il signe le retour sur la scène politique du Mouvement des prisonniers.

Comment les militants incarcérés s’inscrivent-ils dans le champ politique palestinien ?

STÉPHANIE LATTE :  Ce mouvement est massi-vement soutenu et fortement relayé dehors par tous les partis et par l’ensemble des forces de la société civile. Il renforce et catalyse ainsi un front d’opposition large à la politique de l’Autorité palestinienne, qui divise de plus en plus le Fatah. Il intervient dans un contexte politique qui a vu s’accroître l’opposition de la société palestinienne et d’une part grandissante des cadres du Fatah et de la jeunesse du parti à sa politique de répression des opposants, des mobilisations pacifiques et de la résistance, et à sa coopération sécuritaire avec Israël, maintenue pendant la grève, ce qui accroît les tensions avec la population, le leadership de la grève et ses soutiens dehors. Les communiqués du Mouvement des prisonniers associent de façon systématique la cause des détenus au boycott des produits israéliens, alors que l’Autorité palestinienne se borne à endosser le boycott des produits des colonies. Fervents défenseurs d’une ligne arafatiste, ils sont de plus en plus nombreux au sein du Fatah à afficher frontalement leur désaccord. Si nombre de cadres des partis traditionnels ont longtemps minoré l’impact des mobilisations de la société civile et de la jeunesse, ils ont maintenant pris acte de la nécessité de fédérer les fronts militants.

En Palestine occupée par l’Israël, dès douze ans un enfants peut être jeté en prison sans même être jugé !

Quelle place tient l’expérience carcérale dans les biographies des militants palestiniens?

STÉPHANIE LATTE :  Elle est centrale, alors que lestaux d’incarcération sont très élevés. En 1989, le taux d’incarcération était de 750 prisonniers pour 100000 personnes (1), soit le plus haut au monde, et on estime que 40 % des hommes palestiniens sont passés par les prisons israéliennes depuis 1967. Entre 2006 et 2008, au moment de la répression de la seconde Intifada, environ 8000 Palestiniens étaient détenus (2). Les arrestations massives ont repris depuis les épisodes violents de l’automne 2013, puis de «l’Intifada des couteaux», nommée par les Palestiniens le «petit soulèvement (habbeh) », déclenchée en octobre 2015 : selon la police israélienne, 17 396 Palestiniens de Cisjordanie et de Jérusalem-Est ont été arrêtés en 2014. Depuis l’occupation de 1967, ce système carcéral, arrimé à la justice militaire et à un système de la preuve ancré sur les aveux, n’a ainsi pas été seulement élaboré comme un mode de sanction pour des délits avérés et prouvés de type sécuritaire. Il est aussi un dispositif central de renseignement et de gestion de l’occupation qui a criminalisé toute activité politique la contestant et tissé ce que je qualifie de véritable toile carcérale sur les territoires palestiniens: réalité et virtualité, cette toile carcérale consiste en un ensemble de dispositions juridiques permettant d’arrêter et d’incriminer un très grand nombre de personnes, hommes et femmes, à partir de l’âge de 12 ans.

 

Banquet de West Bani Zaïd : record battu !!!

Merci aux 48 bénévoles mobilisés pour la préparation et la tenue de cette formidable soirée de solidarité envers le peuple de Palestine !

Rouge, vert, noir, blanc….Samedi 1er avril, l’espace Aragon s’était paré des couleurs de la Palestine,   pour le traditionnel banquet de notre association en solidarité avec le peuple palestinien.  Soirée de solidarité qui a donc battu tous les records de fréquentation puisque plus de 300 personnes s’y étaient inscrites. Et mieux qu’un long discours, les diaporamas et photos ci-joint en attestent !

Noha Rashmawi, chef de cabinet de l’ambassadeur de Palestine en France, nous a fait l’honneur de sa présence lors de notre soirée.

En présence de Noha Rashmawi, chef de cabinet de l’ambassadeur de Palestine en France, de Dominique Lesparre, notre maire, de Raymond  AYIVI, conseiller municipal en charge de la solidarité internationale, de nombreux autres élus locaux, de Jean Contri, notre président d’honneur, cette soirée a été l’occasion de mettre l’accent sur le renforcement de la mobilisation en faveur de la libération du député Marwan Barghouti et des 7000 autres prisonniers. Prisonniers qui vont par ailleurs engager une grève de la faim à partir du 17 avril pour dénoncer les odieuses conditions d’incarcération. La non reconnaissance de l’Etat de Palestine par la France était également fortement dénoncé sous les huées. Notre pays ne l’a en effet toujours pas décidé alors que 137 pays ainsi que la Vatican l’ont déjà fait.  Et alors que le parlement français, en décembre 2015, tous groupes politiques confondus, a pris position en faveur de cette reconnaissance. « Comme vous, je suis révoltée et écœurée par l’indécence de ce gouvernement en fin de vie qui a préféré  se prêter à certaines  autres aventures militaires, alors qu’il ne lève pas le petit doigt pour la Palestine ! Tout comme je suis écœuré par son ancien 1er ministre, aujourd’hui traitre à son propre parti, reniant sa propre signature, qui  a toujours encouragé les poursuites contre les militants pour la cause palestinienne allant jusqu’à les accuser d’antisémitisme. Tout comme son lieutenant le député P.Doucet, Il est aujourd’hui l’allié d’un candidat de droite dont la cause palestinienne n’a rien à attendre de bon. Bien au contraire !» soulignait Christian Leduey,  président de l’association dans son intervention.  Une motion, réclamant du président de la République, quel qu’il soit, la reconnaissance de l’État palestinien était d’ailleurs proposée et adoptée par les participants. Le maire de Bezons, proposant ensuite, sous les applaudissements,  que cette motion soit portée au Conseil municipal de Bezons. (voir en fin d’article les PDF du discours et de la motion)

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Inaugurée sur  la magnifique prestation des danseuses de Cultures Croisées, la soirée se prolongeait par le service d’un délicieux repas composé d’un couscous, de pâtisseries orientales et d’un thé à la menthe, le tout de fabrication traditionnelle et maison ! Et c’est ensuite DJ Kader qui fit danser les convives jusqu’à 1h du matin dans une super ambiance. A noter aussi que le stand « Librairie, produits traditionnels de Palestine » a également battu tous les records de fréquentation. Et outre le nombre de participants qui contribuèrent au succès de cette soirée, il faut noter aussi les nombreux dons enregistrés. Un montant de dons qui témoigne aussi de la volonté de développer la solidarité avec le peuple palestinien.

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Cette soirée, de par sa fréquentation et de par  l’engagement, la motivation et l’ambiance fraternelle qui y régnait a d’ailleurs impressionné Noha Rashmawi, chef de cabinet de l’ambassadeur de Palestine en France, qui dans l’après-midi était à Valenton, où elle remettait au Maire communiste Françoise Baud, la citoyenneté palestinienne, pour son engagement en faveur de la cause palestinienne. Cette soirée restera donc un grand moment d’amitié, de paix, de solidarité et de compréhension des enjeux en Palestine.

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Nos plus sincères remerciements à : Dj’Kader, pour sa 6ième participation bénévole à notre soirée. Au Comité de jumelage, à Culture Croisées, à l’Arac, à ATD quart-Monde, au LAB… qui apportent leur fidèle et précieux soutien à notre soirée. Aux commerçants qui ont contribué généreusement à la préparation du repas. Aux agents municipaux du service manutention. A Souad et à toutes ces admirables copines, toujours dévouées à notre cause et sans qui cette soirée ne pourrait pas avoir lieu.

Pour lire l’intervention du président de l’association Bezons-West Bani Zaïd CLIQUEZ ICI :  DISCOURS BANQUET 1er AVRIL 2017

Pour lire la motion adoptée à l’unanimité, CLIQUEZ ICI :   MOTION 1er AVRIL 2017

Soirée de solidarité avec la Palestine, c’est le 1er avril !

sans-titre-1Comme nous vous l’avions déjà indiqué, le traditionnel banquet de notre association aura lieu cette année le SAMEDI 1er AVRIL à l’espace Aragon à Bezons. Vous trouverez ci-dessous le formulaire d’inscription à nous retourner le plus vite possible, accompagné du règlement fixé à 15 euros par personne.  N’oubliez surtout pas de réservez car aucune inscription ne pourra être acceptée le jour même de cette soirée de solidarité avec nos amis Palestiniens. Par avance un grand merci pour votre participation et à très bientôt. 

Pour télécharger le bulletin d’inscription, cliquez ICI :  bulletin-de-reservation-pour-la-soiree-du-samedi-1er-avril-2017-pdf

 

 

Réservez votre soirée du samedi 1er avril !

Soirée de solidarité avec le peuple palestinien et pour la paix au Proche-Orient

Notre association Bezons-West-Bani-Zaïd en partenariat avec un collectif d’associations bezonnaises et le soutien de la ville de Bezons organise son dîner spectacle annuel le :

SAMEDI 1er AVRIL 2017

Espace Aragon – Bezons

Dîner et soirée dansant : 15 € par personne

Couscous royal / Pâtisseries / Thé à la menthe / Boissons comprises

Réservation accompagnée du règlement avant le 28 mars 2017 *

 Avec la précieuse collaboration des danseuses de Cultures Croisées et l’animation de la soirée par DJ Kader

 Avec le soutien du : Comité de Jumelage, de Cultures Croisées, de Togo Education Culture, de l’ARAC, du Village de l’Amitié –Viêt-Nam, d’ATD Quart-Monde, de l’AICSF, du LAB, de Bezons la Gauche pour Tous….

Téléchargez votre bulletin d’inscription ici : bulletin-de-reservation-pour-la-soiree-du-samedi-1er-avril-2017

 

SOLIDARITE AVEC ALON ET ZEVI

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Tamar Alon et Tamar Ze’evi refusent de servir dans l’armée en tant qu’objectrices de conscience.

Un mouvement d’objection de conscience pour motifs politiques se développe actuellement en L’Israël.  Des jeunes refusent de servir l’armée d’occupation. Ils sont menacés de prison et de suppressions de certains droits, accès à certains emplois, droit d’adoption, gratuité ou bourses universitaires…C’est le cas de Tamar Alon et Tamar Ze’evi. Ces jeunes femmes israëliennes refusent de servir dans l’armée en tant qu’objectrices de conscience. La législation israélienne autorise l’objection de conscience mais pas pour des raisons politiques. Or elles ont expliqué  qu’elles refusaient de prendre part à l’oppression du peuple  palestinien. Alon a précisé  » Je ne peux accepter que l’on prétende que l’oppression d’un autre peuple, le déni des droits de l’Homme, le racisme et la haine sont nécessaires à l’existence de l’Etat d’ Israël « . L’une et l’autre ont été enfermées 10 jours dans une prison militaire, libérées 2 jours en espérant sans doute les faire craquer mais sans succès. Elles ont été à nouveau convoquées à la base d’enrôlement et condamnées à 27 jours de prison militaire et sont menacées d’une 3ème condamnation.

 

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Ce cycle peut se répéter indéfiniment selon le bon vouloir de la justice militaire. En 2016 une autre jeune femme, Kaminer, a passé 5 mois dans une prison militaire pour les mêmes raisons.  Notre association dénonce  ces condamnations scandaleuses et nous saluons le courage et la détermination de tous ces jeunes israéliens et israéliennes qui sauvent l’honneur de leur pays.

Un État palestinien : François Hollande rassure Israël

La conférence de Paris, chargée de raviver le processus de paix israélo-palestinien, s’est achevée  le 15 janvier. Personne n’attendait de surprise et il n’y en a pas eu !

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La conférence organisée samedi 14 et dimanche 15 janvier à Paris pour, officiellement, tenter de raviver le processus de paix israélo-palestinien, s’est terminée par une déclaration finale réaffirmant l’attachement des 70 pays et organisations internationales présents à la solution à deux États. « La solution des deux États, celle sur laquelle la communauté internationale s’était retrouvée depuis plusieurs années, apparaît menacée, est venu dire François Hollande. Elle l’est physiquement, sur le terrain, par l’accélération de la colonisation ; elle l’est politiquement, par l’affaiblissement progressif du camp de la paix ; elle l’est moralement, par la méfiance qui s’accumule entre les parties et, bien sûr, qu’exploitent les extrémistes. » Près de trois ans après la suspension, en avril 2014, des dernières négociations de paix directes menées sous l’égide des États-Unis, « comment penser que le Moyen-Orient pourra retrouver sa stabilité si on ne traite pas le plus ancien de ces conflits ? a souligné François Hollande. Car il continue de servir de prétexte aux criminels qui enrôlent des esprits égarés. Voilà pourquoi le monde ne peut pas, ne doit pas se résigner au statu quo ».

Les Palestiniens vivent derrière un mur dont la construction a été à deux reprises condamnée par l’ONU. mais rien n’y fait, l’Israël continue la construction de ce mur de l’apartheid !

Problème de taille, cependant. L’arrivée à la Maison-Blanche de Donald Trump, dans quatre jours, s’accompagne d’incertitudes sur la position américaine dans ce dossier. Si Washington transfère son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem, cela équivaudra à reconnaître la ville sainte comme capitale d’Israël. Autant arrêter de parler d’une solution à deux États. Le danger est si grand que Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères, a parlé d’une « provocation » qui serait « lourde de conséquences ».

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Le quotidien des Palestiniens : les violences et les crimes de l’armée d’occupation

Mais c’est bien l’attitude d’Israël qui est la plus problématique. Alors que Mahmoud Abbas a soutenu la conférence, Benyamin Netanyahou a, en revanche, affiché son mépris pour une réunion qu’il a qualifiée de « futile ». Outre le fait que le premier ministre attend avec une joie non dissimulée la mise en place de la nouvelle administration américaine et compte également s’appuyer sur la Russie, le texte approuvé ce week-end à Paris ne fait aucune allusion à des sanctions possibles, notamment si la colonisation se poursuit. Et François Hollande a voulu rassurer son ami Bibi en soulignant que les négociations devaient être bilatérales et que la conférence n’avait pas pour vocation d’imposer la paix. Bel exemple d’une diplomatie démissionnaire dans ce domaine comme dans tant d’autres !

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Françoise Hollande mais aussi l’ancien 1er ministre, candidat aux primaires socialistes, sont des soutiens à l’Israël

Pourtant cette reconnaissance d’un véritable État palestinien est une volonté partagée dans 137 pays qui se sont exprimés dans ce sens y compris…le Vatican ! En France, en décembre 2014, l’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté une résolution portant reconnaissance d’un état palestinien et invitant le gouvernement à faire de même, en vue d’obtenir un règlement définitif d’une guerre d’occupation qui dure depuis 69 ans ! Cette résolution est restée lettre morte. Hollande est sourd et muet lorsqu’il s’agit de hisser la France à la hauteur de son histoire et de soutenir au droit des peuples de disposer d’eux-mêmes. Il est pourtant grand temps que la volonté clairement exprimée par les représentants du peuple français soit respectée. Alors faites-le Monsieur le Président ! Vous n’en sortirez que grandi !

 

Un soldat israélien reconnu (enfin) coupable d’homicide sur un Palestinien

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Pour les mouvements nationalistes, religieux orthodoxes ou d’extrême droite , Elor Azaria est un héros. Heureusement des procureurs israéliens ne partagent pas cet avis.

Le tribunal militaire israélien de Jaffa a déclaré coupable d’homicide Elor Azaria, un soldat franco-israélien, mercredi 4 janvier. Le militaire était accusé d’avoir achevé froidement d’une balle dans la tête un palestinien blessé, après des mois d’un procès exceptionnel qui divise profondément ses compatriotes. La sentence sera prononcée à une date ultérieure. Accusé d’homicide, Eloz Azaria encourt une peine maximale de vingt ans de prison.

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Les Palestiniens, y compris les enfants, sont quotidiennement victimes des exactions des soldats israéliens.

Parfois, le sort d’un seul individu reflète la complexité d’une société entière. L’affaire du soldat Azaria en est le parfait exemple. Après des mois de procès, le tribunal militaire de Jaffa s’est prononcé sur la culpabilité d’Elor Azaria dans sa mise en examen pour homicide involontaire en mai 2016. La sentence sera prononcée quelques semaines plus tard. Elor Azaria a agi « sans raison » et « le terroriste ne présentait pas de menace », a déclaré la juge Maya Hellel, récusant un des principaux arguments de la défense. Dès l’ouverture du procès, le 9 mai 2016, l’avocat d’Elor Azaria avait en effet invoqué un « acte de légitime défense » .

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Leurs armes : des cailloux !

Leurs armes : des pistolets mitrailleur

Les faits : Le 24 mars 2016, deux Palestiniens attaquent des soldats israéliens au check-point de Tel Rumeida à Hébron, ville palestinienne du sud de la Cisjordanie, où vivent près de 500 colons. Un des assaillants est tué sur le coup tandis que le second, Abdel Fatah Al-Sharif, 21 ans, gît, grièvement blessé et apparemment inconscient. Peu après les coups de feu, le sous-officier Elor Azaria, 19 ans, arrive sur les lieux. A la vue de l’agresseur inerte au sol, il arme son fusil et lui tire froidement un coup fatal dans la tête. Des accusations d’exécutions extrajudiciaires sont régulièrement formulées contre l’armée israélienne, par des ONG telles qu’Amnesty International. D’autant que cette fois, la scène a été filmée par un membre de l’ONG israélienne B’Tselem, qui défend les droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés. La vidéo fait le tour des réseaux sociaux et l’état-major israélien mesure aussitôt la gravité des faits. Parce que cette fois la « bavure « militaire est rendue publique ! Elor Azaria est arrêté, une enquête est ouverte par la police militaire. Entendu le jour même, il est accusé de « meurtre » puis seulement d’« homicide », sur décision des procureurs.

Après avoir, dans un premier temps, condamné l’acte, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a téléphoné au père de l’accusé pour lui témoigner de son soutien. Provoquant la colère de hauts gradés de l’armée, qui considèrent le geste du jeune soldat « contre les ordres, contre la loi et contre nos valeurs ». Deux conceptions de la présence militaire s’opposent ainsi, entre un état-major fidèle aux règles d’engagement et à la loi israélienne, et des mouvements nationalistes religieux ou d’extrême droite qui invoquent la « loi juive » et considèrent que les soldats engagés en territoire occupé doivent pouvoir ouvrir le feu en cas de simple soupçon.

 

2017, nos vœux de Paix pour les peuples Palestiniens et israéliens.

Les membres du bureau de l’association West-Bani-Zaïd  adressent  leurs meilleurs vœux pour la nouvelle année à tous les adhérents de l’association, à tous ses  amis et à toutes les personnes éprises de liberté, de justice et de paix. Puisse la nouvelle année apporter liberté, paix et justice au peuple de Palestine et d’Israël.

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En approuvant la Résolution 181 qui recommande le partage de la Palestine en un État israélien, un État arabe et une tutelle internationale pour Jérusalem, le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale des Nations Unies ouvrait la porte à une injustice dont les conséquences terribles se font toujours sentir  aujourd’hui 70 ans après. Faisant de l’occupation de la Palestine par l’Israël, le plus long conflit de l’époque contemporaine. Mais le crépuscule de l’année 2016 voit le conflit israélo-palestinien revenir sur le devant de la scène, avec le vote de la résolution 2334 par le Conseil de Sécurité et le discours-bilan de John Kerry à charge contre l’État hébreu.

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Le 23 décembre dernier, le Conseil de Sécurité a adopté, pour la première fois depuis de longues années, une résolution relative au conflit israélo-palestinien qui appelle à la cessation immédiate de la construction de colonies de peuplement en Cisjordanie. Le texte a obtenu 14 votes favorables et a surtout bénéficié de l’abstention américaine, alors même que la délégation onusienne des États-Unis est connue pour le soutien indéfectible qu’elle apporte habituellement à Israël, usant systématiquement de son droit de véto dès lors que l’intérêt de son partenaire historique est en jeu. Pour la première fois depuis 1979, l’administration israélienne est ainsi rappelée au respect du droit international qui, à l’article 49 de la section IV de la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, précise que « la puissance occupante ne pourra procéder à la déportation ou au transfert d’une partie de sa propre population civile dans le territoire occupé par elle. ».

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Les sympathisants de la cause palestinienne et les partisans du respect du droit, de la justice et de la liberté ne peuvent que se réjouir de ce vote, qui a le mérite de mettre fin au mutisme total de la communauté internationale sur ce conflit depuis 2009, quand le Conseil de Sécurité avait adopté un texte condamnant l’opération « Plomb durci » meneé à Gaza par l’armée israélienne, opération qui fit plus de 2000 morts parmi les civils palestiniens  Mais il faut rappeler que l’Israël conduit toujours un  accroissement phénoménal du nombre de colons installés en Cisjordanie (près de 600 000 aujourd’hui, deux fois plus qu’en 2009!), la poursuite du blocus sur Gaza et l’intensification de la politique d’apartheid à l’encontre des populations arabes. En 2017 notre combat pour la cause palestinienne  continue plus que jamais !

 

Le 3 décembre, soirée solidarité Palestine à Argenteuil

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Nos amies de l’association Argenteuil Solidarité Palestine organise une rencontre-débat  le samedi 3 décembre à 19h, salle Paul Vaillant-Couturier à Argenteuil (voir tract ci-joint en PDF) . Dans le contexte général de mise en cause des libertés, elle appelle, avec le soutien de BDS-France, à défendre la liberté d’expression et le droit d’appeler au boycott. Elle revendique le droit de pouvoir mettre en cause la politique d’occupation et de colonisation d’israélienne, sans être pour autant poursuivie en justice. Lors de cette rencontre, témoigneront du quotidien du peuple palestinien des citoyens français de retour de Palestine. N’oubliez pas c’est samedi 3 décembre !

Pour lire le tract d’Argenteuil, cliquez ICI : tract-3-dec-argenteuil

Carton plein pour la soirée Solidarité Palestine !

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Une partie des membres de notre association avant l’arrivée des autres participants.

Carton plein pour le troisième rendez-vous  donné le 17 novembre dans le cadre de la semaine de la solidarité organisée par la ville de Bezons. Cette soirée, consacrée à la Paix au Proche-Orient, préparée conjointement avec notre association, se déroulait en deux temps. D’abord par la projection du remarquable et bouleversant  film « Les 18 fugitives », ensuite un débat autour d’un thé à la menthe et de pâtisseries, au bistrot du théâtre Paul-Eluard. (voir diaporama en fin d’article)

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Le bistrot du TPE a fait le plein pour une heure et demie de débat et d’échanges.

Plus de soixante personnes ont assisté à la projection et nous étions encore plus d’une quarantaine à nous retrouver pour échanger avec Raymond AYIVI, conseiller municipal délégué à la Solidarité Internationale et à la Paix et Christian LEDUEY, président de l’association West-Bani Zaïd.   Après un échange sur les différents avis concernant le film, plusieurs points ont été soulevés. D’abord les conséquences de l’élection de Trump sur l’avenir de la Palestine. Ce milliardaire,  admiratif en effet des hommes politiques à poigne, n’a jamais caché son amitié pour Netanyahou. Mercredi 9 novembre, ce dernier ne s’est d’ailleurs pas fait prier pour appeler Donald Trump. Il l’a félicité d’avoir été élu président et lui a assuré que les États-Unis n’avaient pas de meilleur allié qu’Israël dans la région.  Ce à quoi le milliardaire élu a répondu en invitant Netanyahou à venir le rencontrer à Washington dès que possible.

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Christian président de notre association et Raymond, conseiller municipal délégué ont animé cette soirée très riches en échanges mais qui a aussi démontré la volonté des personnes présentes de renforcer encore les actions en solidarité avec nos amis palestiniens.

Autre point : populariser l’initiative proposant de nommer Marwan Barghouti, député palestinien illégalement emprisonné, prix Nobel de la Paix. Et enfin, le président de West Bani Zaid a tenu à se féliciter de la décision de rapprochement et donc de conduites de certaines initiatives communes entre les  deux associations de solidarité pour la Palestine, celle de Bezons et celle d’Argenteuil, dont des responsables ont partagé avec nous cette passionnante soirée.  Le débat, à travers de nombreuses interventions,  s’est ensuite concentré sur l’origine historique de la situation de la Palestine et la situation vécue aujourd’hui par ce peuple opprimé depuis 70 ans par les différents gouvernements israéliens.

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Les participants se donnés rendez-vous pour une campagne en faveur de Marwan Barghouti, en faveur du boycott des produits israéliens, pour une soirée « pédagogique » sur les 70 ans d’occupation illégale de la Palestine par Israël. Au terme de près d’une heure et demie d’échanges, ils ont aussi pris note de la date de la traditionnelle grande soirée de soutien au peuple palestinien organisée par notre association. En 2017, ce sera le samedi 15 avril, à l’espace Aragon. Notez-le !

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Un grand merci à toute l’équipe de West-Bani Zaïd pour la qualité de leur prestation et nos plus sincères remerciements au personnel du TPE pour avoir contribué au succès de cette soirée.

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18 fugitives au Théâtre Paul Eluard..Ne les ratez pas !!

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Dans la cadre de la semaine de la Solidarité, la ville de Bezons et notre association vous proposons d’assister, le jeudi 17 novembre à 19h au TPE, à la projection gratuite du remarquable film  « Les 18 Fugitives », réalisé par Amer Shomali et Paul Cowan. Cette projection sera suivie d’un échange au bistrot du TPE avec dégustation de gâteaux et de thé à la menthe.

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Ce film, pour grands et petits, raconte l’un des chapitres les plus étranges de l’histoire du conflit israélo-palestinien. En 1987, le premier mouvement populaire palestinien se soulève, c’est la première Intifada. La désobéissance civile se manifeste, entre autres, par des alternatives locales aux produits israéliens, notamment le lait, qu’ils achetaient alors à une compagnie israélienne. C’est là que commence l’histoire de nos dix-huit bêtes. En pleine Intifada, un groupe d’activistes composé de militants et d’intellectuels décide de lancer une coopérative laitière. Ces apprentis fermiers se procurent dix-huit vaches en les passants en contrebande à Beit Sahour, en Cisjordanie.

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Traquées comme du gibier par les uns et défendues par les autres, elles deviennent les « vaches de l’Intifada », symbole de la fierté nationale. Le succès de la coopérative finit par attirer l’attention des autorités israéliennes, qui la déclarent alors « danger pour la sécurité nationale ». « Les 18 Fugitives » raconte, en mêlant avec beaucoup d’ingéniosité et de tendresse, souvenirs, archives, film et animation, cette histoire du « lait de l’Intifada ». Il a été présélectionné pour l’Oscar 2016 du meilleur film étranger. Les adhérents de l’association West Bani Zaïd seront heureux de vous y accueillir. Vous pouvez venir en famille.

JEUDI 17 NOVEMBRE à 19H 

au Théâtre Paul-Eluard de Bezons. Entrée gratuite

Leila Shahid : « Pour les Palestiniens, Shimon Peres restera l’homme qui n’a pas mis en œuvre les accords d’Oslo »

L’ancien premier ministre d’Israël et prix Nobel de la paix, Shimon Peres, est mort mercredi 28 septembre à l’âge de 93 ans, deux semaines après avoir été victime d’une attaque cérébrale. Leila Shahid, ancienne déléguée générale de l’Autorité palestinienne en France et ex-ambassadrice de la Palestine auprès de l’Union européenne, a estimé sur France-info que « pour les Palestiniens, il restera l’homme qui n’a pas mis en œuvre les accords d’Oslo. »

France-info : Avez-vous le sentiment qu’il y a eu deux Shimon Peres ?

Leila Shahid : Oui, je dirais qu’il y a eu plusieurs Shimon Peres. L’homme qui a eu l’image respectable, cosmopolite, internationaliste et plutôt laïc d’Israël. Il y a eu plusieurs personnages parce que, comme tous les grands hommes politiques, il était complexe. Mais, pour les Palestiniens, il restera l’homme qui n’a pas mis en œuvre les accords d’Oslo, celui qui n’a pas su succéder à Yitzhak Rabin après son assassinat, celui qui a d’ailleurs perdu les élections face à Netanyahu et, pour cette raison-là, il a été décevant pour les partisans de la paix palestiniens mais aussi israéliens. Et puis surtout, l’homme qui a, au lieu de continuer à défendre le parti travailliste, a choisi d’aller avec Ariel Sharon.

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France-info : Le dernier fondateur de l’Etat d’Israël a disparu. Pensez-vous que seuls les fondateurs avaient peut-être la capacité de faire la paix et que la « génération héritage » n’en a pas la capacité ?

Non ce n’est pas seulement cela. La société israélienne a changé, pas seulement les dirigeants. On est passés d’une société à majorité laïque, pionnière qui fondait un Etat qu’elle pensait être la protection ultime du peuple juif dans le monde, à un Etat qui est fait de religieux, fanatiques, nationalistes, dirigés par des racistes, fiers de l’être comme monsieur Lieberman qui est aujourd’hui ministre de la Défense. La société a changé, la Knesset a changé. C’est pour cela que c’est extrêmement tragique et que nous devons juger le legs de Shimon Pères à la lumière de sa trajectoire politique et historique. Je le juge assez sévèrement malheureusement.

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Jacques Chirac, alors président, reçoit officiellement Yasser Arafat, chef de l’autorité palestinienne et Leila Shahid

France-Info : C’est, avec la mort de Shimon Peres, le dernier « père fondateur » d’Israël qui disparaît, est-ce une page qui se tourne ?

 Il est évident que nous venons de perdre en quelque sorte le « dernier Mohican ». Il est l’un de ces fondateurs du parti travailliste qui ont été les grands personnages politiques d’Israël depuis Ben Gourion jusqu’à lui en passant par Dayan, Rabin, Begin, Shamir…Shimon Peres a joué un grand rôle dans l’histoire d’Israël, sur le plan politique et surtout diplomatique. Ce Polonais d’origine savait parler à l’Occident et s’intéressait bien davantage à la diplomatie qu’à la chose militaire. Ce qui ne l’a pas empêché de  faire bombarder le village de Cana au Sud-Liban après son élection, tuant 106 civils. Je suis surprise que seul l’aspect historique positif soit souligné au moment de sa mort. Autant on peut se recueillir devant chaque mort, y compris Shimon Peres, autant nous avons le devoir de tirer le bilan politique de la carrière de l’ancien président. Certes, Shimon Peres reste à l’origine d’Oslo.  Voyant qu’il y avait une opportunité car le monde changeait, il a été l’un de ceux qui ont propulsé l’idée d’une reconnaissance mutuelle et de négociations directes avec les Palestiniens. Ça, c’est un fait historique que tout le monde reconnaît.

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A quel moment estimes-vous que Shimon Pérès quitte le camp de la Paix ?

Tout  le monde oublie qu’après l’assassinat d’Yitzhak Rabin, au lieu de continuer dans cette direction qui avait coûté la vie à son partenaire, il a préféré rallier Ariel Sharon, qui lui-même avait déclaré à de nombreuses reprises qu’il ferait tout pour détruire Oslo. Ariel Sharon restera pour toujours un criminel de guerre. En devenant le ministre d’Ariel Sharon en 2005, en quittant le parti travailliste pour fonder le parti Kadima, il a contribué à tuer le camp de la paix qui était déjà très affaibli par la perte des élections. Le fait qu’il n’ait pas eu le courage de diriger le camp de la paix qui a fondé les accords d’Oslo a beaucoup contribué à nous amener là où nous sommes aujourd’hui, c’est-à-dire à un gouvernement à l’extrême droite qui inclut des partis racistes dans la coalition et, dans le futur proche, à une totale impossibilité de voir la paix et la création d’un État palestinien.  Je suis sévère dans cette évaluation. Mais je pense sincèrement que s’il avait choisi, après la mort de Rabin, de diriger le camp de la paix, nous n’en serions pas là, si éloignés de la paix pour les deux peuples.

Le député palestinien Marwan Barghouti doit sortir de prison

Très belle soirée de solidarité du peuple palestinien et pour la libération de Marwan Barghouti organisée conjointe ment par Dominique Lesparre, notre maire et notre association.  A la tribune, aux côtés du président de Bezons-West-Bani Zaïd, Jacques Bourgoin, maire honoraire de Gennevilliers, Jacques Jakubowicz, conseiller municipal de Bondy et Raymond Ayivi, conseiller municipal de Bezons, délégué à la Solidarité internationale. Tous les trois étaient parmi la délégation d’élus de France qui,  du 13 au 17 juin, s’est rendue en Palestine pour tenter de rencontrer Marwan Barghouti, député palestinien, emprisonné illégalement depuis près de 14 ans.  Ces membres de la délégation ont annoncé  qu’une nouvelle et plus imposante délégation, cette fois d’élus européens , se rendra en Palestine  à l’automne.

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Pas question de lâcher prise. Marwan doit  sortir de prison ! Le député palestinien est d’ailleurs proposé par de nombreuses personnalités internationales, dont des Prix Nobel, des parlementaires, des artistes et intellectuels,  pour se voir décerner le prix Nobel  de la paix 2017. Avec lui 7 000 prisonniers politiques, dont 12 députés mais aussi des centaines de mineurs et de femmes sont incarcérés, la plupart sans jugement. Il a été fortement rappeler que Marwan Barghouti n’était pas un terroriste, mais un homme d’État,  un député, un élu du peuple, capable de fédérer les factions palestiniennes et contribuer ainsi à une issue politique au conflit, pour soustraire le peuple palestinien à l’apartheid qui lui est imposé par Israël depuis bientôt 70 ans !.

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Au-delà du symbole de Marwan Barghouti, la Palestine incarne une grande injustice de notre monde. C’est une lutte pour la justice, la dignité et les droits de l’homme. Marwan Barghouti est le Mandela de notre temps. Nous avons le devoir de mener la même lutte acharnée, patiente, que celle que nous avons menée pour Mandela. La campagne en faveur de sa libération est une campagne internationale engagée depuis  14 ans. Marwan représente la volonté du peuple Palestinien. Bezons, sa municipalité et bien entendu notre association, sont et continueront d’être partie prenante d’actions citoyennes pour la paix entre ces deux états et pour la libération des prisonniers palestiniens. Cette année, l’appel planétaire à la libération de Marwan Barghouthi et des prisonniers palestiniens a atteint une ampleur sans pareille. Huit Prix Nobel de la paix, dont l’ancien Président des USA, Jimmy Carter, et Desmond Tutu, lui-même vétéran de la campagne d’Afrique du Sud, des figures internationales, d’anciens Chefs d’État et de gouvernements, des parlementaires à travers le monde, et des organisations des droits de l’Homme ont signé la Déclaration de Robben Island pour la liberté de Marwan et des prisonniers palestiniens et 115 gouvernements ont apporté leur soutien à cette campagne.

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Bientôt la Palestine commémorera la Nakba qui, 70 ans plus tôt, entraina la dépossession et le déplacement du peuple palestinien et la négation de ses droits. La Palestine demeure aujourd’hui le symbole de l’échec de la communauté internationale à assumer ses obligations, à savoir respecter et faire respecter le droit international et établir la paix et la sécurité du monde.

Il nous faut saisir  cette occasion de remettre sur le devant de la scène la question de Palestine et celle de la libération des prisonniers politiques et tous les appels pour une paix juste et durable. Il a été également précisé que Notre ami Marwan a déjà annoncé que si l’actuel président Abbas se retire et qu’une élection présidentielle se tient, il s’y présentera depuis sa prison où il purge cinq peines à perpétuité.

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Dans un sondage effectué en mars dernier, qui supposait le scénario d’une campagne électorale entre Barghouti et Haniyeh,  personnalité du Hamas, Marwan obtenait de 61 à 57.  Le sondage montre que dans une compétition entre Haniyeh et Abbas, le dirigeant installé à Gaza gagnerait haut la main, par 52 % contre 41 %. C’est aussi pour faire barrage au Hamas, que Marwan s’est déclaré candidat. Que fera le gouvernement israélien, si Marwan était élu ? Quelle sera la réaction des organismes internationaux et de l’opinion publique ? Nous devons  donc, et plus que jamais,  continuer de croire que notre engagement, notre soutien envers la cause palestinienne et pour la libération de Marwan nous rapproche du jour où la Palestine cessera d’être le témoin vivant de l’injustice et de l’impunité, de l’occupation et de l’apartheid, et deviendra enfin le phare de la liberté, de l’espoir et de la paix.

21 septembre à Bezons, soirée de solidarité envers les prisonniers palestiniens.

Conseiller municipal de Bezons, en charge de la solidarité et des questions de Paix, notre ami Raymond Ayivi a fait le déplacement en Palestine du  13 au 17 juin dernier, parmi une délégation de maires et de conseillers municipaux de diverses villes de France. L’objectif était de pouvoir rencontrer « Le Mandela palestinien », Marwan Barghouti, député palestinien, inculpé, condamné et emprisonné illégalement depuis 2002.

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Appel au Boycott = liberté de l’action citoyenne !

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Jean-Claude LEFORT, député-honoraire et ancien président de France-Palestine solidarité, qui était poursuivi pour provocation à la discrimination à l’initiative des associations France-Israël et Avocats sans frontières, a été relaxé par le Tribunal correctionnel de Créteil dans son jugement prononcé le 24 juin 2016. Il lui était reproché d’avoir appelé au boycott de produits supposés provenir d’Israël. Son avocat, Me Bérenger Tourné, qui a eu accès aux motifs de la décision, souligne le caractère exemplaire de la décision du Tribunal en ce qu’elle rappelle la primauté de la liberté d’expression en tant que liberté fondamentale et précise que le mobile politique revendiqué par M. LEFORT, en faveur de la cause palestinienne, s’inscrit dans le cadre d’un « débat d’intérêt général international ». Le Tribunal a jugé que les dires reprochés à M. LEFORT ne comportaient aucune incitation à adopter un « acte positif de discrimination », s’agissant simplement de propos invitant à « une prise de conscience ». Monsieur Valls, qui devant le CRIF, avait annoncé qu’il demanderait des sanctions pour les militants du boycott des produits israéliens, subit donc lui aussi, une cinglante déconfiture.

Stains : la cause palestinienne marque encore un point !

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La banderole en faveur du député palestinien que les mouvements d’extrême-droite israéliens refusaient de voir devant le fronton de la mairie de Stains.

La bonne nouvelle est tombée mardi soir, le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté le référé du préfet de Seine-Saint-Denis qui avait réclamé le retrait de la banderole de soutien à Marwan Barghouti, figure de la cause palestinienne emprisonné en Israël, accrochée sur la façade de la mairie depuis 2009.Nous partageons bien sur la joir du maire de Stains et de son équipe et saluons à nouveau son engagement aux côtés des Palestiniens dont le pays est illégalement occupé depuis plus de 60 ans par l’Israël.

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Sortir le député Marwan Barghouthi des geôles israéliennes

Le lundi 13 juin une délégation de dix élus (maires et conseillers municipaux), dont Raymond Ayivi, conseiller municipal de Bezons en charge des questions de Paix et de solidarité internationale, est partie pour l’Israël pour rendre visite au député palestinien Marwan BARGHOUTHI, jugé illégalement et emprisonné en Israël depuis 2002. Il est citoyen d’honneur de la plupart des villes représentées. Depuis, la délégation a rencontré Christian CARDON et l’équipe dirigeante du CICR (Croix-Rouge) pour l’ensemble des territoires Palestiniens. En contact régulier avec les prisonniers Palestiniens, ils ont souligné combien est important pour eux la visite de délégations comme celle-là face à un isolement de plus en plus ressenti.

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Suite au double transfert de Marwan Barghouthi il y a une dizaine de jours, la délégation s’est rendue à la prison de Jalboua pour le voir. Auparavant, elle a rencontré son épouse, Fadwa BARGOUTHI et la presse. Devant la prison, elle a renouvelé sa demande de visite. Face au refus de l’administration pénitentiaire, elle a décidé de manifester devant la prison. Sans nouvelle depuis des autorités pénitentiaires, ni des autorités gouvernementales, la délégation dénonce les conditions d’emprisonnement des prisonniers politiques palestiniens et demande la libération de Marwan BARGHOUTHI et de tous les prisonniers. Suite à cette initiative organisée par les villes du réseau BARGHOUTHI, villes qui ont fait de Marwan BARGHOUTHI leur citoyen d’honneur, elle annonce qu’une nouvelle démarche sera entreprise pour l’automne prochain. Puisque l’Israël refuse le droit d’entrée à dix maires pour rencontrer Marwan BARGHOUTHI, les maires appellent à l’organisation d’une délégation pour remplir un avion composé d’élus européens, maires, parlementaires nationaux et européens, en y associant les maires des villes européennes qui ont également honoré Barghouthi de leur citoyenneté.

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En tant que leader palestinien plébiscité par la rue palestinienne, figure de la résistance à l’occupation et défenseur de la démocratie, Marwan BARGHOUTHI reste l’homme politique palestinien capable de fédérer les partis palestiniens pour aboutir à une paix effective avec Israël. La délégation serait partie prenante d’actions citoyennes israéliennes et palestiniennes pour la paix et pour la libération des prisonniers. De nombreux contacts sont d’ores et déjà pris pour organiser cette vaste délégation. L’association West-Bani-Zaïd apportera bien sûr toute sa contribution militante à toutes les initiatives pour que notre ami Marwan, dont des personnalités internationales réclament qu’il soit prix Nobel de la paix , puisse retrouver la liberté.

 

La coupe  » Ibrahim » à l’équipe de Bezons

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C’est à l’équipe de Bezons, victorieuse 1 à 0 de l’équipe hongroise, qu’est revenue la coupe « Ibrahim », créée cette année en hommage à ce jeune palestinien, passionné de football et reçu avec son équipe dans notre ville en 2013. Deux ans plus tard, il tombé fauché par un tir d’un soldat israélien.  Cette coupe a été remise lors du tournoi international de foot organisé à Bezons les 14, 15 et 16 mai. Un grand merci à l’USOB et au Comité de Jumelage pour leur participation à cet hommage et à la remise de ce trophée.

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Hommage à Ibrahim au festival international de football de l’USOB

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Après la mort à l’âge de 20 ans dans les bombardements de Gaza du footballeur palestinien Ahmed El Qatari qui allait commencer sa carrière au FC Barcelone, Israël a tué Udai Jaber 19 ans, footballeur de talent promis également à une belle carrière. Ahed Zaqqut (49 ans) une autre légende du football palestinien, qui avait joué à son époque un match contre des internationaux français, a aussi été tué à son domicile à Gaza.

Avec le concours de nos amis du Comité de jumelage, qui y encadreront  les joueurs des équipes hongroises,  l’USOB vous donne rendez-vous du 14 au 16 mai pour son traditionnel festival international de football réunissant plus d’une vingtaine d’équipes entourées de 40 arbitres et 50 bénévoles.
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Ce sera pour notre  association, West-Bani-Zaïd Palestine, l’occasion de rendre hommage à Ibrahim Daood, jeune footballeur palestinien accueilli, avec d’autres palestiniens de son âge, et tous passionnés de football en juin 2012 dans notre ville. Ibrahim a été assassiné en décembre 2015 par un soldat israélien. Il avait 15 ans.  Cet hommage lui sera rendu à travers la remise d’une coupe en son honneur et en sa mémoire de victime de la politique d’apartheid et de la colonisation menée par l’Israël en Palestine.

La censure, l’artillerie de Mothron !

edward-mains-argent-84216717Une question, le maire Les républicains d’Argenteuil a-t-il vu le film « Edward aux mains d’argent » ?  Ce film narre l’histoire d’un jeune homme, créé par un inventeur mais resté inachevé et qui a des ciseaux à la place des mains. Monsieur Georges Mothron, aurait pu inspirer  Tim Burton.
Car côtés ciseaux il en connaît un rayon. Alors qu’il mobilise un grand nombre d’association contre lui pour avoir décidé, de la façon la plus dictatoriale, d’interdire la projection des films « la sociologue et l’ourson » et « 3000 nuits » au cinéma municipal Le Figuier Blanc, il joue encore du ciseau le jour du rassemblement organisé dans le parc de l’Hôtel de Ville contre cette censure abjecte, contre cette intolérable atteinte aux droits d’expression en faisant couper (pas assez courageux pour le faire lui-même)  l’électricité de la sono des animateurs de ce rassemblement réussie et à l’initiative de l’ADCI et de nos amis de Argenteuil-Solidarité-Palestine.
Notre association était bien entendu venue soutenir cette mobilisation ce samedi 14 mai et crier notre colère et notre indignation face  à cette attaque contre le droit de création mais aussi contre le droit des citoyens à décider seul le film qu’ils souhaitent voir.
Nous continuerons bien entendu de soutenir nos amis d’Argenteuil et entendons bien faire plier cet adversaire des libertés fondamentales… Mais on n’est pas chez les Républicains par hasard ! Censeur, on va forcément là où notre idéologie et notre conception des libertés nous portent ! Et comme tous puritains et tous fanatiques, les censeurs retrouvent leurs propres obsessions dans tout ce qu’ils jugent.

 

Conférence internationale sur la question israélo-palestinienne : initiative sérieuse ou poudre aux yeux ?

Communiqué du bureau national de l’association

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« En annonçant son initiative pour une conférence internationale sur la question israélo-palestinienne, la France a pris acte de l’échec du processus initié à Oslo en 1993 et des diverses tentatives pour le ranimer. Chacun constate en effet que la seule chose qui s’est ancrée sur le terrain c’est l’occupation et la colonisation poussée toujours plus avant. Cela en violation du droit international et des Conventions de Genève, avec pour conséquence l’absence de tout horizon politique pour les Palestiniens, le désespoir qu’il engendre et le chaos pour perspective.

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C’est à cette situation que la France dit vouloir répondre et l’annonce de son initiative a été saluée par diverses personnalités, anciens ministres ou diplomates dignes de respect constatant que « les principes qui ont guidé les tentatives de négociations entre Israël et les Palestiniens au cours de toutes ces années – le face à face des deux parties sous le regard de Washington – ont fait la preuve de leur faillite ».
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Rappeler les principes comme veut le faire la France est nécessaire. Encore faut-il ne pas se payer de mots avec des discours ambigus ou contradictoires. C’est bien malheureusement la configuration dans laquelle nous sommes ces derniers mois. En témoignent les propos du Premier ministre appelant à la répression de l’appel au boycott et confondant délibérément antisionisme et antisémitisme, l’abstention peu glorieuse de la France au Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur l’établissement d’une liste noire des entreprises participant à la colonisation ou encore les propos de Jean-Marc Ayrault en retrait par rapport à son prédécesseur quant à la reconnaissance de l’État de Palestine. La crédibilité de l’initiative française sera jugée à ses résultats. Elle ne peut souffrir de la moindre complaisance face à ceux qui ont fait de la violation du droit le principe de leur action politique. Au contraire, seule une politique de sanctions et de pression continue sur Israël peut amener cet État à respecter le droit international.
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Le Conseil de sécurité vient de rappeler « sa vive préoccupation devant les tentatives répétées d’Israël de défier la volonté de la communauté internationale et de faire perdurer l’occupation et l’annexion du Golan syrien » et que, comme l’a établi la résolution 497, « la décision israélienne d’imposer ses lois, sa juridiction et son administration au Golan syrien occupé est nulle et non avenue et sans effet en droit international ». La France, comme membre permanent, doit soutenir pleinement la résolution condamnant la colonisation qui est entre les mains du Conseil et marquer ainsi que le respect du droit est la condition même de la paix » Reste que sans surprise, le gouvernement d’extrême-droite israélien a affirmé le 28 avril dernier, ses « fortes objections » au projet français de conférence internationale.  Et que fait-on toujours, y compris du côté du gouvernement français,  quand l’Israël  rejette les initiatives de paix ? Rien et surtout pas de sanctions !

Eric Hazan dans Libération :  » Le boycott d’Israël n’est pas de l’antisémitisme »

Tribune d’Eric Hazan, écrivain et éditeur, signe une tribune dans l’édition du 5 mai du journal Libération. Il y dénonce l’amalgame, et rappelle que la campagne de boycott contre Israel, revendique non pas que l’on « jette tous les juifs israéliens à la mer », mais une égalité des droits entre Palestiniens et Israéliens. « Les quelque 11 millions d’êtres humains habitant entre le Jourdain et la mer ont tous le droit de vivre en égaux dans un État commun « , souligne-t-il dans cette tribune. Seul point que nous ne partageons pas avec Eric Hazan, et qui consiste à abandonner la solution des deux États libres et indépendants.
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Non, Monsieur Valls, condamner la politique coloniale d’Israël n’a rien à voir avec l’antisémitisme.

D’après Manuel Valls, « l’antisionisme est tout simplement le synonyme d’antisémitisme ». Ce propos n’est pas surprenant de la part d’un homme politique pour lequel « l’état d’urgence, c’est l’Etat de droit », et qui entend lutter contre le chômage en facilitant les licenciements. Mais sérieusement, qu’est-ce au juste que « l’antisionisme ? » Il y a deux réponses possibles. La première, celle des dîners du Crif, repose sur deux assertions successives : l’État d’Israël parle au nom des Juifs du monde entier ; par conséquent, être « antisioniste », critiquer la politique israélienne, c’est dénigrer non seulement le gouvernement israélien, mais la population du pays et l’ensemble de tous les Juifs – c’est de l’antisémitisme. Cette façon de voir occulte deux points essentiels : la grande majorité des Juifs vivent ailleurs qu’en Israël et parmi eux, nombreux sont ceux qui n’approuvent pas sa politique ; d’autre part, critiquer un gouvernement ne signifie nullement que l’on accuse la population du pays. Non, condamner la politique coloniale d’Israël n’a rien à voir avec l’antisémitisme.
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la campagne de boycott contre l’Israël, revendique non pas que l’on « jette tous les juifs israéliens à la mer », mais une égalité des droits entre Palestiniens et Israéliens.

La deuxième réponse à la question qu’est-ce que « l’antisionisme ? » est d’ordre historique. Au début du XXe siècle, quand Theodor Herzl invitait les Juifs d’Europe à partir pour la Palestine, beaucoup d’entre eux s’y opposaient, notamment les ouvriers révolutionnaires polonais du Bund. Ils étaient antisionistes, les seuls peut-être à avoir mérité ce terme qui n’a plus guère de sens aujourd’hui. Par la suite, dans l’entre-deux-guerres, la présence juive en Palestine étant un fait accompli, plusieurs intellectuels juifs de grand renom comme Hannah Arendt, Martin Buber ou Gershom Scholem dirent et écrivirent que cette présence ne pouvait plus être remise en cause, mais qu’il fallait surtout éviter que s’établisse une souveraineté juive sur la Palestine. En octobre 1947, alors que le statut de la Palestine était encore en discussion à l’ONU, Arendt prit la parole devant la commission internationale chargée d’éclairer l’Assemblée générale, et plaida en faveur d’une fédération, d’un État binational sur le territoire de la Palestine mandataire.
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la grande majorité des Juifs vivent ailleurs qu’en Israël et parmi eux, nombreux sont ceux qui n’approuvent pas, voire même militent contre la politique d’apartheid du gouvernement israélien.

Aujourd’hui, les termes du débat sont les mêmes. Il y a d’un côté ceux qui défendent un État juif souverain, le plus puissant et le plus homogène possible, qui travaille à judaïser tout le territoire de la Palestine historique en maintenant en sujétion ses habitants non juifs, les Palestiniens d’Israël et ceux des Territoires occupés. Et de l’autre côté, il y a ceux pour lesquels les quelque 11 millions d’êtres humains habitant entre le Jourdain et la mer ont tous le droit de vivre en égaux dans un État commun. Pour ceux, Juifs ou Arabes, qui soutiennent la création d’un tel État, la présence juive en Palestine ne se discute plus depuis longtemps, c’est la souveraineté juive qui est le cœur du litige.
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Le boycott d’Israël est pour eux un moyen d’en finir avec cette souveraineté. Les accuser de vouloir la « destruction d’Israël », d’être des antisémites, c’est utiliser une fois de plus Auschwitz pour légitimer la politique coloniale du gouvernement israélien. Le boycott n’est pas une arme contre les Juifs israéliens. Bien au contraire, il les aide à faire un jour partie intégrante de la région du monde où leurs aînés ont été autrefois conduits, à quitter leurs habits de colons pour devenir des égaux vivant enfin en paix dans un pays réconcilié. »

Le 7 mai : Tous contre la censure !!!

Le Maire de droite d’Argenteuil, Georges Mothron, a fait déprogrammer du cinéma municipal deux films présentés par deux associations indépendantes : – La sociologue et l’ourson d’Etienne Chaillou et Mathias Théry, présenté par l’Association pour la Défense du Cinéma Indépendant des Films d’Auteurs et des salles d’Art et d’Essai (ADCI), film qui retrace un an de débat national sur le mariage pour tous. – 3000 nuits, de Mai Masri, raconte l’histoire d’une jeune Palestinienne, incarcérée dans une prison israélienne hautement sécurisée, où elle donne naissance à un garçon. Ce film, présenté par l’association « Argenteuil Solidarité Palestine » (ASP) fait partie des films retenus pour la deuxième édition du Festival Ciné-Palestine, organisé à Paris et dans plusieurs villes d’Ile-de-France, dont Argenteuil. Il s’agit purement et simplement d’un acte de censure. Cet acte de censure est uniquement motivé par un positionnement politique du Maire sur chacun des thèmes abordés dans ces films.
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Cet acte de censure est une grave atteinte aux libertés d’expression, de création et de pensée. Cet acte de censure à Argenteuil est une atteinte fondamentale à la démocratie. Pour la défense de nos libertés, de la culture et de la démocratie, l’association Argenteuil Solidarité Palestine (ASP) et l’Association pour la Défense du Cinéma Indépendant des Films d’Auteurs et des salles d’Art et d’Essai (ADCI), avec le soutien de l’Observatoire de la liberté de création et de la LDH 95, appellent à un : Rassemblement devant la Mairie d’Argenteuil Samedi 7 Mai à 15 h pour exiger la reprogrammation dans les plus brefs délais des deux films au cinéma d’Argenteuil « Le Figuier Blanc ». Les associations Bezonnaises s’étonnent du silence du ministère de la Culture qui n’a pas réagi en dépit de nombreuses et diverses sollicitations. Ces associations, Bezons la Gauche pour Tous, Palestine-West Bani Zaid et le LAB vous appellent à participer à ce rassemblement et à signer la pétition dont vous trouverez le lien ci-dessous.

CLIQUEZ ICI POUR SIGNER LA PÉTITION : https://www.change.org/p/monsieur-mothron-maire-d-argenteuil-exigeons-la-reprogrammation-de-3000-nuits-et-du-sociologue-et-l-ourson-sur-argenteuil-e98b46cf-c332-4394-8b1b-aa4d2208d794?recruiter=133549595&utm_source=share_petition&utm_medium=email&utm_campaign=share_email_responsive

Nous saluons la coopération entre Bezons-Azrou

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Parmi les combats d’entraide et de solidarité que mène la Ville de Bezons et son maire Dominique Lesparre, il y a celui que qu’elle porte, avec  notre association West Bani Zaïd, pour ce qui la cause du peuple palestinien, a victime de la politique d’apartheid du gouvernement d’extrême-droite israélien. Mardi Bezons signera un protocole de coopération avec la ville marocaine d’Azrou, dont des adhérents de notre association ont déjà rencontré les élus municipaux lors d’une soirée amicale.

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Rappelons que le Maroc est signataire depuis 2004 des accords d’Agadir avec la Palestine, la Tunisie, l’Égypte et la Jordanie. Ces accords  visent à faciliter les accords économiques et les échanges commerciaux entre les pays arabes méditerranéens avec comme objectif la création d’une zone euroméditerranéenne de libre-échange. Mardi, à 19h, en mairie, à l’invitation du maire de Bezons et de Raymond Ayivi, conseiller municipal en charge de la Solidarité internationale,  nous sommes invités à assister à la réception officielle donnée à l’occasion de la charte qui liera les deux villes, Bezons et Azrou, dans le cadre d’un accord de coopération. Nous nous en félicitons et nous vous encourageons à y participer.

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Hollande et la Palestine : paroles, paroles, paroles…

Reçu officiellement à l’Elysée le 14 avril, en présence de Manuel VALLS et de Jean-Marc AYRAULT, le président palestinien, Mahmoud Abbas, alerte l’opinion après sa visite en France. Si Paris se veut à l’initiative, Hollande n’a parlé pour autant ni de colonisation, ni d’occupation, ni d’État palestinien.

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Mahmoud Abbas  : « Une question est posée dans ces pays, dont des pays amis, comme la France : Quand franchiront-ils le pas de la reconnaissance ? (…) Si l’on défend la solution de deux États, alors pourquoi n’en reconnaître qu’un ? »

Dans un Moyen-Orient divisé et déchiré, les Palestiniens peuvent se sentir isolés. Le président de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), également à la tête de l’Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Abbas, le sait bien. Sa visite à Paris, à la fin de la semaine dernière, s’inscrit justement dans cette volonté de saisir toutes les opportunités pour desserrer l’étau qui écrase le peuple palestinien, face à un gouvernement israélien qui poursuit sans cesse sa politique d’occupation et de colonisation. Pas étonnant, dans ces conditions, que Mahmoud Abbas ait tenu à rencontrer François Hollande. Paris se veut à l’initiative pour la reprise du dialogue entre Palestiniens et Israéliens.

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Cela fait maintenant 12 ans que la Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye a condamné la construction par Israël du mur dans les territoires occupés de Cisjordanie car elle « entravait la liberté de circulation des habitants du territoire ». La CIJ a même exigé son démantèlement. Ce jeudi 7 avril 2016, Israël, une nouvelle fois au mépris du droit international, a lancé la construction d’un nouveau mur de 8 mètres de haut qui coupera la vallée de Cremisan, près de la ville de Bethléem. Cette provocation illustre la volonté du gouvernement d’Israël de poursuivre la colonisation et de détruire tout espoir de paix.

« L’initiative de paix française lancée par Laurent Fabius est extrêmement importante pour nous, a souligné le président palestinien, samedi, lors d’une rencontre informelle à laquelle était conviée l’Humanité. Nous avons commencé à aménager des choses, avec des pays arabes et non arabes, en vue d’aboutir à une rencontre du même type que celle d’Annapolis. Elle sera convoquée sur le même mode (…) Il s’agit d’établir un mécanisme pour sortir de la situation actuelle, d’établir des règles du jeu pour la période qui vient. Les thèmes principaux de cette réunion porteront notamment sur le respect de la légalité internationale et des résolutions de l’ONU, les dispositions du plan arabe de paix, la solution des deux États comme réponse au conflit. Nous attendons du groupe d’appui qui sortira de cette réunion qu’il suive l’exécution et la mise en pratique des décisions prises, selon un calendrier précis. Il s’agit de sortir de la logique des résolutions jamais mises en œuvre. L’obstacle fondamental à cette démarche, ce sont les colonies, qui connaissent un essor jamais vu depuis 1967. C’est le principal obstacle à la paix. »

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L’association West-Bani-Zaïd demande que la France agisse pour que cesse l’impunité dont jouit l’état d’Israël. La France doit reconnaître l’État de Palestine avec tous ses droits, conformément aux votes du Sénat et de l’Assemblée nationale.

L’initiative française ne doit pas susciter trop d’espoir

Si cette initiative française ne peut qu’être soutenue, elle ne doit cependant pas susciter trop d’espoir. La référence à Annapolis (en 2007) – qui prévoyait la création d’un État palestinien pour la fin 2008 – ne prête guère à l’optimisme. D’autre part, la volonté de certains pays arabes de présenter une résolution à l’ONU dénonçant la colonisation israélienne se heurte à de nombreux obstacles, y compris de la part de pays européens – dont la France – qui, en paroles, condamnent la colonisation mais en réalité n’agissent en rien contre. Et puis, il y a les déclarations de François Hollande vendredi, à l’issue de sa rencontre avec Mahmoud Abbas. Le président français a utilisé un langage qui laisse pantois. Il a d’abord souligné que les entretiens avaient porté sur la « sécurité », c’est-à-dire celle d’Israël. « Il y a des violences, des tragédies et l’on voit ce que le blocage de la situation peut avoir comme effets (sic). » S’il a bien parlé d’un « processus qui doit conduire à la paix », il n’a, en revanche, pas eu un mot pour dénoncer la poursuite et l’accélération de la colonisation, l’aggravation de l’occupation. Et surtout, il n’a même pas évoqué la création de l’État palestinien. Comme s’il en avait traduit aussitôt que l’attitude française exprimait un nouveau degré d’acceptation de l’arbitraire israélien au sein de la communauté internationale, Benyamin Netanyahou a proclamé hier que la partie annexée du plateau syrien du Golan « restera pour toujours dans les mains d’Israël ».

Débat pour la libération des prisonniers politiques palestiniens

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Par milliers, les Palestiniens, résistants ou simples civils, croupissent, sans jugement,  dans les prisons israéliennes, en toute illégalité au regard du droit international. Outre qu’il assassine, le gouvernement israélien, et ses services de sécurité et militaires, arrête arbitrairement et emprisonne des milliers d’hommes, de femme et d’enfants sous le seul prétexte qu’ils sont Palestiniens. Parmi ces prisonniers ont compte aussi des députés dont Marwan Barghouti,  des journalistes, des avocats, des artistes palestiniens. La ville de Gennevilliers organise une initiative publique sur le thème des prisonniers politiques palestiniens, en présence de : Son Excellence Salman Al Herfi, ambassadeur de Palestine en France, Majed Bamya, diplomate palestinien en charge de la question des prisonniers et Qassam Barghouthi, fils de Marwan Barghouthi.

Lundi 18 avril à 18h30, salle du Conseil municipal

Hôtel de Ville, 177 avenue Gabriel PERI – 92230 Gennevilliers

PDF de l’invitation : 2016_04_18_barghouthi_prisonniers

PDF Pland ‘accès : Acces Mairie de Gennevilliers

 

Appel de juifs pour le BDS*

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La guerre menée par l’État d’Israël contre le peuple palestinien n’est ni raciale, ni religieuse, ni communautaire : c’est une guerre coloniale. Depuis des décennies, le peuple palestinien subit l’occupation, la colonisation, le blocus, la fragmentation, la négation de tout droit, l’emprisonnement massif, les destructions de maisons, les exécutions extrajudiciaires, le vol de la terre et de l’eau, les pires discriminations… Le fait d’être juif-ve n’implique aucune obligation d’allégeance à Israël ni à sa politique criminelle. Je suis juif-ve et avant tout attaché-e aux droits, aux libertés et à la justice pour tous. À ce titre, j’appelle :

à boycotter Israël parce le crime prétend se faire en mon nom. Je refuse que le peuple palestinien paie pour des crimes (l’antisémitisme, le génocide nazi) commis par les sociétés européennes.

à boycotter Israël parce que les dirigeants occidentaux sont complices de la politique israélienne et que, sans sanctions, le rouleau compresseur colonial se poursuivra.

à boycotter Israël parce que je suis fidèle à une longue tradition de juif-ve-s considérant que la lutte pour leur émancipation et contre l’oppression qu’ils-elles ont subie est indissociable de la lutte pour l’émancipation de l’humanité.

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à boycotter Israël parce que la politique de ce pays n’est pas seulement criminelle contre les Palestiniens, elle met sciemment les juif-ve-s en danger.

à boycotter Israël pour les mêmes raisons qu’on a boycotté I’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid.

boycotter Israël parce que la situation faite au peuple palestinien viole les droits humains les plus fondamentaux et qu’elle doit cesser. C’est le peuple palestinien qui a lancé cet appel au BDS et les anticolonialistes israéliens nous adjurent de boycotter leur pays.

Je refuse la justice d’exception qui veut criminaliser le BDS*(Boycott Desinvestissement Sanctions) et museler la solidarité envers les droits des Palestinien-ne-s.

Premiers signataires : Eitan Altman, Éliane Bennarosh, Rony Brauman, Sonia Dayan-Herzbrun, Sonia Fayman, Georges Federmann, Gisèle Felhender, Jean-Guy Greilsamer, Georges Gumpel, Éric Hazan, Samy Johsua, Marcel-Francis Kahn, Hubert Krivine, Laurent Lévy, Daniel Lévyne, Gus Massiah, Jean-Claude Meyer, Maurice Rajsfus, André Rosevègue, Catherine Samary, Michèle Sibony, Pierre Stambul…

Pour signer la pétition : http://www.change.org/p/ministre-de-la-justice-appel-juif-pour-le-bds

Contact: http://www.ujfp.org

Amis de la Palestine, si vous ne saviez pas quoi faire le 9 avril…

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L’association Les Amis d’Andines et l’équipe de la Coopérative. 5, Rue de la poterie. 93 200 SAINT DENIS – Tel : 01 48 20 48 60. Métro Basilique St Denis ou RER D Station St Denis + tram vers Epinay. Accès sur notre site : http://www.andines.com

La Coopérative Andines a le plaisir de vous inviter à sa journée porte ouverte sur la Palestine le samedi 9 avril de 14h à 22h.  Expositions, librairie, stands (artisanat, huîtres, légumes, produits palestiniens), dégustations, buvette…

En voici le programme :

14h : Accueil, Café offert (ou autre boisson de bienvenue), et visite de la coopérative.

14h 15 : Projection du film « Un paysan vendéen en Palestine »

15h : Projection du film « L’EAU DE CHEZ NOUS, L’EAU DE CHEZ EUX », réalisé par Félix VIGNÉ.

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Alors que dans les colonies (établies illégalement), Israël irrigue les champs à l’aide d’installations d’arrosage et entretient de luxurieux jardins et piscines, près de 200’000 Palestiniens n’ont pas d’accès à l’eau courante. Ces personnes paient des prix exorbitants pour de l’eau de qualité douteuse. L’armée israélienne a régulièrement détruit les citernes et les systèmes d’irrigation dans les villages palestiniens, et elle n’autorise même pas la population à récupérer l’eau de pluie. Dans un rapport publié aujourd’hui, l’organisation de défense des droits humains exige qu’Israël mette un terme à sa politique de discrimination par l’eau et lève toutes les restrictions d’accès à l’eau pour la population palestinienne. Permettre l’accès de nos amis palestiniens à l’eau potable et disposer d’un véritable réseau d’assainissement, est une des raisons d’être de notre association West-Bani-Zaïd.

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16h : Débat sur la question de l’eau au Moyen Orient et sur la situation actuelle en Palestine

18h30 : Concert (gratuit) et danses avec la troupe ALQUDS

19h30 : Dîner «palestinien» (12€ avec une boisson comprise) : Réservez par email (andines@nnx.com) ou par téléphone (01 48 20 48 60) avant le 3 Avril, merci !

PDF du programme complet, cliquez ICI :  PROGRAMME Porte ouverte

 

Liberté d’expression ! Stains ne retirera pas la banderole Marwan Barghouti !

Marwan-BarghoutiLe Maire et la ville de Stains ont été convoqués au Tribunal Administratif, lundi 21 mars, parce que le Préfet demande à retirer la banderole du fronton de l’Hôtel de Ville (voir communiqué ci-joint) . Pour le Préfet, afficher les valeurs de Paix et des droits du peuple palestiniens et de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes, constituerait un trouble à l’ordre public et ne serait pas d’intérêt local. Oui, plus que jamais, Stains affiche  fièrement sur la façade de son Hôtel de ville les valeurs de paix et de solidarité avec le peuple palestinien et de tous les peuples. Ils  ne céderont pas à cette atteinte grave à la liberté d’expression ! L’association de solidarité avec le peuple Palestinien West Bani Zaid apporte son total soutien au maire et à la ville se Stains.

Communique  de Stains : CP-Affaire_banderole

Face à la barbarie réaffirmons nos valeurs de fraternité

La capitale belge a été lâchement frappée ce 22 mars par deux attentats, à l’aéroport de Zaventem et à la station de métro de Maelbeek. L’association de solidarité avec le peuple palestinien  West Bani Zaid adresse ses sincères condoléances aux familles des victimes et affirme son soutien et sa solidarité au peuple belge. Nous  condamnons, avec la plus grande fermeté ces attentats comme tous ceux perpétrés en France, au Proche-Orient, au Maghreb et en Afrique au long de ces dernières année.

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Ce drame nous appelle, plus que jamais à renforcer une plus grande solidarité et une détermination politique pour non seulement retrouver et arrêter les meurtriers comme les commanditaires, mais aussi à apporter des réponses politiques durables à ce qui nourrit les filières criminelles qui veulent « importer un climat de guerre » en Europe et qui l’entretiennent partout ailleurs. La responsabilité de nos gouvernements est de revoir la logique de leurs politiques internationales qui restent cantonnées à des réponses militaires au détriment des solutions politiques. Nous réaffirmons que jamais le terrorisme  ne  nous empêchera d’être des femmes et des hommes libres. Plus que jamais soyons solidaires face à la barbarie et réaffirmons nos valeurs de fraternité, de Paix et de justice de par le monde.

Quand un préfet n’aime pas que la solidarité s’affiche

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Pour certains, dont le 1er ministre de notre gouvernement, toute critique de la politique israélienne s’apparente à de l’antisémitisme. C’est absurde. Quand on critique le gouvernement de Pékin, personne ne traite les gens de « raciste anti-chinois »

Depuis 2009, une banderole en soutien à Marwan Barghouti, surnommé « le Mandela palestinien », est installée sur le fronton de la mairie de Stains (93), sans qu’aucun habitant de cette banlieue située au nord de Paris, voisine de Saint-Denis n’y trouve à redire. Depuis, les choses se sont légèrement compliquées pour la ville de Stains et son maire communiste. Suite à la requête du Préfet de Seine-Saint-Denis qui demande à la ville de retirer la banderole, Azzedine Taïbi, maire de Stains est convoqué à 11h ce lundi 21 mars devant le tribunal administratif de Montreuil.

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Cisjordanie : interdiction pour les entreprises palestiniennes de Cisjordanie de vendre à Jérusalem-Est

Depuis la semaine dernière, des entreprises palestiniennes ont interdiction de vendre leurs produits à Jérusalem-Est. En effet, les autorités israéliennes empêchent leurs camions de passer les check-points. Cinq sociétés palestiniennes autorisées à vendre à Jérusalem sont touchées. Cela représente un manque à gagner de deux millions de dollars par jour, selon les responsables palestiniens qui réclament l’intervention de la communauté internationale. Une manifestation a eu lieu dimanche 13 mars au nord de Ramallah.

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Vous devriez avoir honte Monsieur Valls !

Parmi les habitués du dîner annuel du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives) figuraient Bernard Cazeneuve, Jean-Yves Le Drian, Jean-Jacques Urvoas, Najat Vallaud-Belkacem et Jean-Marie Le Guen. À droite, tous les candidats à la primaire, déclarés ou non, étaient là : Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire, Jean-François Copé, Hervé Mariton, Nathalie Kosciusko-Morizet et Nadine Morano et…le 1er ministre Valls qui était censé y représenter F.Hollande retenu ailleurs. Manuel Vall devait donc y lire, à sa place, le discours prévu. Mais celui-ci s’est permis une entorse au protocole et n’a pas pu résister à y apporter sa touche personnelle et là…boum ! Ça dérape  ! Lire la suite